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Envie de découvrir les sites archéologiques mayas du Yucatán sans louer de voiture ? Bonne nouvelle : c’est tout à fait possible !

D’ailleurs, cassons tout de suite une idée reçue : voyager au Yucatán sans véhicule personnel ne signifie pas renoncer à ses incroyables trésors historiques. Bien au contraire !

La région regorge de solutions de transport pratiques et abordables pour explorer son riche patrimoine culturel : bus, colectivos, taxis et même le tout nouveau train Maya. Ces options vous permettent de visiter certains des plus beaux sites archéologiques de la péninsule… à votre rythme et en toute autonomie.

Oubliez les tours opérateurs et les locations de voitures : Aujourd’hui, je vous emmène à la découverte de 5 sites mayas emblématiques de la région accessibles en toute autonomie !

Alors, si vous rêvez de concilier exploration historique et liberté de mouvement, retrouvez dans cet article mes conseils et infos pratiques.

Suivez le guide !

Table des matières

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Chichen Itza

Temps de visite indicatif : 2h

Classé au patrimoine de l’UNESCO et listé comme l’une des 7 nouvelles merveilles du monde, on ne présente plus le site de Chichen Itza tant les images de sa grande pyramide ont fait le tour du monde.

Pour beaucoup il est la raison même du voyage et c’est d’ailleurs le site le plus visité du Yucatan (2 millions de visiteurs par an).

Grande pyramide Maya sur le site de Chichen Itza

Un peu d'histoire

Fondé aux alentours du VIᵉ siècle, Chichen Itza tirerait son nom de sa proximité avec trois cenotes : Chi « la bouche » et chén « puits ».

La cité a connu son apogée entre le IXᵉ et le XIIIᵉ siècle, devenant un centre économique, politique et religieux de premier plan d’abord Maya puis Toltèque.

Chichen Itza est surtout célèbre pour sa pyramide emblématique, El Castillo (ou Kukulkan), qui témoigne de l’abilité des Mayas dans les domaines de l’astronomie ou des mathématiques. Car plus qu’un simple monument, la pyramide est un véritable cadran solaire monumental, s’animant par un jeu d’ombre à chaque equinoxe d’automne et de printemps. On compte d’ailleurs 91 marches sur chacune de ses 4 faces, soit 365 au total : exactement le nombre de jours nécessaire de notre révolution terrestre (tiens tiens).

Vraisemblement au centre de nombreuses guerres contre d’autres cités mayas la cité finira par être abandonnée autour des XIIème et XIIIème siècles.

Les points forts du site

Etendu sur près de 300 hectares, le site de Chichen Itza ne se limite heureusement pas à sa pyramide et ses magnifiques escaliers en forme de serpent.

On y trouve également plusieurs points d’intérêts à visiter en totale liberté.

Parmi ceux-ci on trouve le Grand Terrain de Jeu de Paume qui est plus grand de Mésoamérique et m’a énormément impressionné pour ses proportions dantesques !

On peut également y découvrir le Temple des Guerriers et les Mille Colonnes qui illustre notamment l’influence toltèque sur l’architecture maya. Composé en réalité de 499 colonnes, le Temple à conservé des sculptures parfaitement reconnaissables d’animaux (jaguar, hippo, aigle) qui valent le coup d’oeil !

Enfin, j’ai adoré découvrir le mur des crânes, unique en son genre tout comme les deux plateformes à proximité (celle de Venus et celle du Jaguar) dont les sculptures sont remarquablement conservées.

Plateforme des jaguar à Chichen Itza
La plateforme du jaguar, le mur des crânes et plus loin l'immense jeu de paume

Comment s'y rendre par ses propres moyens ?

Situé à mi-chemin entre Valladolid et Merida, Chichen Itza est l’un des sites maya les plus accessibles du Yucatan. On peut y aller en bus, colectivo et même depuis plus récemment, avec le train maya.

Pour ma part, je vous recommande en priorité le colectivo depuis Valladolid qui est rapide et peu cher. Comptez 45min de trajet aller et 80 pesos pour l’A/R.

Les trajets pour s’y rendre sont fréquents (dès 7h du matin) et la gare de colectivo se trouve juste à coté du terminal de bus (voir mon article sur Valladolid)

Au retour vous aurez également la possibilité de vous faire déposer au cenote Ik Kill (à 10min de Chichen Itza) moyennant 20 pesos supplémentaires. Une fois sorti du cenote, il suffit d’attendre un autre colectivo sur la route pour rentrer (ils sont très fréquents).

Bon à savoir/infos pratiques

– L’entrée du site coute 643 pesos pour les visiteurs étrangers (95 de frais fédéraux + 548 de frais imposé par l’Etat du Yucatan)

– Chichen Itza dispose d’une bagagerie permettant de laisser sac et valise si vous souhaitez faire la visite en transit (sur le trajet Valladolid – Merida par exemple)

– Chichen Itza dispose de plusieurs panneaux explicatifs assez complets. On trouve également de très nombreux guides directement sur place si besoin.

– Le site archéologique est couvert de boutiques de souvenirs mais hormis un ou deux restos aucune ne vend de l’eau : pensez à en prendre avec vous ainsi qu’un chapeau.

– Le site accueille un spectacle son et lumière tlj sauf lundi à partir de 19h (payant). Malheureusement passé la nuit (après 17h) les transports publics ne fonctionnent plus en général. Pensez donc à vous organiser avec un taxi privé si vous souhaitez y assister et revenir !

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Ek Balam

Temps indicatif : 1h30

Bien moins connu que Chichen Itza, le site de Ek Balam est l’un des sites archéologiques que j’ai découvert lors de mon étape à Valladolid et que j’ai préféré au Mexique !

La raison principale ? Son atmosphère de visite unique au coeur de la jungle qui offre aux rares touristes une expérience à la fois intimiste et grandiose du haut de son immense pyramide de 32mètres !

Homme de dos contemplant la jungle depuis la pyramide de Ek Balam au Mexique

Un peu d'histoire

Fondée autour du IIIᵉ siècle avant J.-C, la cité maya de Ek Balam (« jaguar noir » en maya) aurait connu son apogée entre le VIIIᵉ et le IXᵉ siècle, assurant notamment un rôle prépondérant dans le commerce avant de tomber aux mains d’une autre civilisation (sans doute toltèque).

Recelant tout un réseau de sacboeb, les voies sacrées maya, la cité était également ceinte de murailles et disposait de 4 entrées symbolisant les points cardinaux.

Abandonnée progressivement au Xᵉ siècle, Ek Balam a ensuite été engloutie par la jungle, restant alors méconnue même après la colonisation des Espagnols (XVIè) et ce jusqu’en…1994 date des premières fouilles.

De quoi encore plus la distinguer par son atmosphère mystique.

Les points d'intérêt du site

Méconnu des touristes mais aussi récemment redécouvert, Ek Balam est l’un des rares sites mayas (avec Calakmul) ou il est encore possible de grimper au sommet de sa pyramide, la fameuse Acropole.

Cette structure impressionnante, haute de 32 mètres offre une vue panoramique sur la jungle et vaut à elle seule le détour ! De plus les touristes sont rares : j’ai pu avoir le site pour moi tout seul, quel privilège !

En plus de proposer une grimpette à couper le souffle, l’Acropole comporte des niches latérales dont les fresques et les sculptures de stuc (dont une en forme de gueule béante !) sont remarquablement conservées.

On découvre également sur le site plusieurs édifices intéressants où se prélassent les varans : un jeu de paume, une arche Maya percée et quelques temples en haut desquels on peut apprécier le silence de la jungle.

Pyramides du site de Ek Balam au Mexique
Vue sur les temples de Ek Balam dans la quiétude touristique

Enfin cerise sur le gateau, le site de Ek Balam est situé à proximité du magnifique cenote X’canché que j’aborde plus en détail dans mon article sur Valladolid et que j’ai adoré. Bref, le pied jusqu’au bout !

Comment s'y rendre par ses propres moyens ?

Situé à seulement 27km au nord de Valladolid, Ek Balam est desservi uniquement par taxi ou colectivo au départ de Valladolid.

La gare de colectivo (dédiée à ce trajet) se trouve juste à coté du terminal de bus (voir carte dans mon article sur Valladolid)

Comptez 30min de route (aller) et 70 pesos pour l’A/R.

Les premiers départs se font en général à partir de 8h du matin. Notez cependant que le site étant relativement peu touristique, il est parfois plus simple de « payer » la totalité du colectivo pour éviter d’attendre trop longtemps à l’aller comme au retour. Une fois la visite finie, vous trouverez taxis/colectivos qui attendent sur le parking.

Bon à savoir/infos pratiques

– Le site de Ek Balam est ouvert tous les jours de 8h à 16h

– L’entrée coûte 556 pesos pour les visiteurs étrangers (95 de frais fédéraux + 461 de frais imposés par l’Etat du Yucatan)

– Ek Balam possède quelques panneaux explicatifs mais rien de fou. On peut réserver un guide sur place si besoin.

– Contrairement à Chichen Itza il n’y a quasiment pas de vendeurs ambulants (ouf !) mais quand même quelques solutions pour manger un morceau sur place.

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Uxmal

Temps indicatif : 2h

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la mythique cité maya d’Uxmal rivalise avec Chichen Itza comme l’un des plus grands ensembles archéologiques du Yucatán.

Impressionnant par la monumentalité de ses bâtiments et la finesse de son architecture, ce site niché au cœur de la forêt est l’un des exemples les plus emblématiques du style Puuc, célèbre pour ses nombreuses représentations du dieu de la pluie Chac.

Pyramide maya de Uxmal

Un peu d'histoire

Uxmal, dont le nom pourrait signifier « trois fois » (en référence au nombre de fois où la ville aurait été reconstruite) était l’un des centres cérémoniels les plus importants de la région Puuc à son apogée entre le IXᵉ et le Xᵉ siècle. La cité comptait alors 25 000 habitants et dominait politiquement, militairement et religieusement cette région aride.

Caractérisée par son style architectural Puuc, Uxmal se distingue par ses édifices richement ornés de motifs géométriques et par les nombreuses effigies du dieu de la pluie Chac, indispensable dans cette zone où l’eau est rare.

D’ailleurs, contrairement à d’autres cités mayas, Uxmal ne possédait pas de cénote naturel et la gestion de l’eau reposait essentiellement sur des réservoirs ingénieux et des techniques de collecte sophistiquées.

Progressivement ouverte à d’autres civilisation après le Xème siècle (encore ces fameux toltèques) la cité finira par être progressivement abandonnée après le XIIᵉ siècle, probablement en raison de guerres intestines et d’instabilités politiques.

Les points d'intérêt du site

Curieusement assez épargné des touristes, le site de Uxmal se distingue particulièrement pour ses proportions monumentales et son cadre pittoresque au coeur de la forêt entre Merida et Campeche.

C’est également ce qui se fait de mieux en terme d’architecture dédiée au Dieu Chac que l’on retrouve absolument partout et qui donne à la visite un parfum saisissant !

Dès l’entrée le ton est donné : On débouche sur l’impressionnante Pyramide du Devin, une structure elliptique unique à la fois imposante et élégante qui reflète l’excellence technique des Mayas.

Caché derrière, se trouve le Quadrilatère des Nonnes, une cour immense et majestueuse entourée de bâtiments richement sculptés que surveillent les varans du coin de l’oeil. Il faut dire que c’est un véritable bijou !

Vue sur la pyramide à gauche et l'une des faces sculptées du quadrilatère des Nonnes à droite

Enfin, une rapide grimpette vous permettra d’accéder au célèbre Palais du Gouverneur , un chef-d’œuvre du style Puuc, orné de masques du dieu de la pluie Chac. Depuis ce plateau, la vue sur le site est grandiose et permet d’accèder à deux autres édifices d’importance : la Grande Pyramide (haute de 32mètres) ainsi qu’une sorte de pigeonnier particulièrement original.

Comment s'y rendre par ses propres moyens ?

Marquant le début de la Ruta Puuc qui mène ensuite vers les sites de Kabah, Sayil et Labna plus modestes, Uxmal est le seul site archéologique de la région accessible en transports en commun.

Rejoindre Uxmal en bus :

La solution la plus évidente pour rejoindre Uxmal est de prendre le bus depuis la gare routière de Merida avec la compagnie SUR, la seule qui assure le trajet. Comptez 115 pesos l’aller depuis Merida (1h15 de route).

Attention cependant les trajets sont rares : seulement 2 départs par jour lors de mon voyage (à 6h ou 9h) ce qui est très très peu pour un site de cette envergure (L’essentiel des touristes s’y rendant en général en tours organisés…)

Notez que comme le trajet est assuré par une compagnie de 2ème classe les billets s’achètent uniquement en gare routière (j’en parle dans cet article)

Une fois la visite faite, vous pourrez repartir vers Merida ou alors continuer depuis Campeche en attendant un nouveau bus sur le bord de la route. Mieux vaut toutefois ne pas être pressé : les horaires de passages sont très incertains et le trajet vers Campeche très très long (comptez 3h-3h30 et 210 pesos)

Uxmal en colectivo

Alternative au bus mais encore plus aventureuse : prendre le colectivo depuis Muna, située à quelques kilomètres de Uxmal. Pour cela, il faudra d’abord prendre un premier colectivo à Mérida puis un second de Muna vers Uxmal.

Bon à savoir/infos pratiques

– Le site de Uxmal dispose d’une consigne à bagage gratuite. On peut donc visiter le site en transit comme cela à été mon cas (afin de poursuivre vers Campeche ensuite). Demandez à la sécurité une fois le billet acquis, on vous indiquera une pièce fermée ou laissez vos bagages. Attention il n’y a pas de locker individuel à proprement parler (juste une étiquette) mais il n’y a pas de lézard.

– Le site de Uxmal est ouvert tous les jours de 8h à 16h (pratique si vous arrivez très tôt comme moi : vous serez le premier sur place !)

– L’entrée coûte 556 pesos pour les visiteurs étrangers (95 de frais fédéraux + 461 de frais imposés par l’Etat du Yucatan)

– Uxmal possède quelques panneaux explicatifs mais rien de fou. On peut réserver un guide sur place si besoin.

– Le site de Uxmal est en rénovation constante, il est donc possible que certaines parties soit à accès restreint lors de votre passage mais heureusement ce n’était pas mon cas !

– Uxmal possède quelques boutiques, resto, buvettes et même quelques hôtels mais aucun ne trouve sur le site archéo à proprement parler comme c’est le cas d’autres sites. Pensez donc à faire le plein avant de passer le portillon de contrôle des billets.

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Tulum

Temps indicatif : 1h30

Surplombant les eaux turquoises de la mer des Caraïbes, le site archéologique de Tulum est l’un des plus emblématiques du Mexique. 

Cette ancienne cité portuaire maya fortifiée fût l’une des premières que les espagnols découvrirent en 1518.

Forteresse Maya, front de mer et plage sur le site archéologique de tulum

Un peu d'histoire

Sans doute fondée vers la fin de la période classique (VIᵉ siècle), Tulum a connu son apogée entre les XIIᵉ et XIIIᵉ siècles, devenant un centre commercial stratégique pour les Mayas.

Cette cité portuaire, protégée par une imposante enceinte, jouait alors un rôle clé dans le commerce maritime, reliant différentes régions du Yucatán et au-delà.

Nommée Tulum (« mur ») en référence aux épaisses fortifications qui la ceinturent, la cité fut l’une des dernières habitées du monde maya, survivant jusqu’à l’arrivée des Espagnols au XVIᵉ siècle avant de décliner progressivement pour laisser place à un site paisible où les ruines se mêlent au paysage spectaculaire de la mer des Caraïbes.

La majesté de Tulum impressionna même tant Juan de Grijalva, l’explorateur espagnol qui la découvrit en 1518, qu’il la compara à la ville de Séville !

Les points d'intérêt du site

Ce qui rend le site de Tulum unique, c’est sa position spectaculaire, perchée au-dessus des eaux turquoise de la mer des Caraïbes, faisant d’elle une balade idéale entre Histoire et Nature.

Peu étendu, le site abrite plusieurs constructions aux fonctions variées que l’on découvre ça et là. Parmi les plus notables ne manquez pas le Temple des Fresques, orné de peintures murales représentant des scènes mythologiques ou encore le Temple du Dieu Descendant dont la sculpture énigmatique d’une divinité liée à la fertilité intrigue encore aujourd’hui.

Le point culminant de la visite reste El Castillo, le plus grand bâtiment du site. Perché au sommet d’une falaise, il offre une vue spectaculaire sur la mer turquoise et la plage en contrebas. Par beau temps, on peut d’ailleurs s’approcher de cette plage idyllique, contrairement au Castillo que l’on contemple à distance, au milieu de la végétation luxuriante et des varans qui pullulent un peu partout.

Les varans aussi profitent des différents temples perchés de Tulum

Bref, Tulum est un site qui séduit avant tout par son cadre naturel exceptionnel : Niché dans une réserve protégée, il s’étend sur des kilomètres de plages paradisiaques qui demeurent parmi les plus belles de la Péninsule et sont idéales pour se détendre après la balade historique.

Comment s'y rendre par ses propres moyens ?

Un des grands atouts du site archéologique de Tulum est sa facilité d’accès, rare pour un lieu de cette envergure.

Située à seulement 3 km de Tulum Pueblo (le centre-ville) et 5 km de Tulum Playa (la zone hôtelière), l’ancienne cité maya se rejoint aisément sans voiture. 

Je vous recommande en particulier le vélo qui est moi l’option la plus pratique et agréable. Une piste cyclable relie le centre au site en 15 à 20 minutes, et vous pourrez ensuite prolonger votre balade jusqu’aux plages en contrebas qui s’étendent vers la zone hôtelière sur plusieurs kilomètres (Playa Paraiso etc.). 

En ville on trouve des loueurs de vélo pratiquement partout et de nombreux hôtels proposent aussi les leur ! Comptez 150 à 200 pesos pour les utiliser à la journée

Si le vélo vous fait horreur, des colectivos partent régulièrement de l’Avenida Tulum, dans le centre, et vous déposeront près de l’entrée pour quelques pesos (<50 pesos). Enfin, les taxis restent une option rapide, mais relativement chère à Tulum (comptez au moins 150 pesos la course).

Bon à savoir/infos pratiques

– Le site archéologique de Tulum est intégré dans un parc national payant qui comprend les ruines + tout le littoral public jusqu’à la zone hôtelière. 

– L’accès au parc national fait l’objet de deux tarifications séparées : L’accès au parc seul coûte 60 pesos et il faut ensuite rajouter 95 pesos pour pouvoir accéder aux ruines. On paye donc 2 billets d’un total de 155 pesos.

Important : L’accès au parc national est extrêmement réglementé et l’introduction de certains objets y est strictement interdite : nourriture, cigarettes, briquet et surtout contenants plastiques non réutilisables (sachet plastique, bouteille en plastique etc.). Si vous en possédez sur vous il faudra obligatoirement les jeter sous peine de lourde amende (oui c’est draconien). Bref prévoyez gourde réutilisable et laissez la bouée gonflable à l’hôtel…

– Au cas ou vous souhaiteriez resquiller sachez que l’accès et la régulation du parc est assurée par l’armée Mexicaine elle-même qui pratique la fouille des sacs à chaque entrée/sortie. Quand je vous dit que ça rigole zéro…

– Si vous n’avez pas pris vos dispositions avant de pénétrer dans le parc, on trouve heureusement des casiers à la location journalière à l’entrée principale du parc (côté Nord). Attention c’est cher (près de 100 pesos pour un petit casier)

– Le site archéo de Tulum possède quelques panneaux explicatifs mais rien de fou. On peut réserver un guide sur place si besoin.

– Vous ne trouverez aucune boutique ou buvette sur toute l’étendue du parc. Seuls resto et hôtels sont présents. Toutefois les plages disposent de réservoirs d’eau recyclées ou vous pourrez boire et recharger votre gourde gratuitement ce qui est plutôt cool.

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Coba

Temps indicatif : 2h30

Bâtie au coeur de la jungle et entourée de 5 lacs, la cité de Coba fût à l’époque classique l’une des cités mayas les plus puissantes de la Péninsule.

Autrefois particulièrement impressionnante, étendue mais aussi peuplée, Coba est notamment célèbre à travers sa légendaire rivalité avec Chichen Itza contre laquelle elle livra bataille pour la domination de la Péninsule. 

Bref, Cobà est une cité maya particulièrement épique à plus d’un titre !

Pyramide de Nohoc Mul sur le site de Coba au Mexique

Un peu d'histoire

Fondée probablement au 1er siècle avant J.-C., la cité de Coba se développa rapidement grâce à un réseau de routes sacrées (sacbeob) particulièrement étendu au coeur de la Péninsule.

Ce système de communication permit ainsi à Coba d’établir des alliances stratégiques avec d’autres cités majeures, telles que Calakmul (au Sud de la péninsule) ou encore Tikal (au Guatemala) sur les plans commerciaux, militaires et politiques.

À son apogée, entre les VIe et IXe siècles, Coba était alors l’une des plus vastes cités du Yucatán, couvrant plus de 70 km² dans la jungle et comptant jusqu’à 50 000 habitants. Symbole de cette puissance, la cité fît construire des pyramides parmi les plus impressionnantes de la région comme celle de Nohoch Mul, qui culmine à 42 mètres de hauteur et se place ainsi comme la deuxième plus haute de la péninsule après celle de Calakmul.

Le déclin de Coba reste aujourd’hui un mystère, bien que sa rivalité avec Chichen Itza (à partir du IXème siècle) et l’existence de tensions politiques internes soient sans doute en partie responsable de sa chute progressive.

Les points d'intérêts du site

Particulièrement étendu, le site de Coba parsème la fôret de plus de 6 500 structures plus ou moins intéressantes qui sont aujourd’hui classées par groupes.

Parmi les éléments les plus intéressants on peut ainsi voir deux jeux de paumes assez bien conservés (au Groupe Coba et au Conjuntos Pinturas), de nombreuses stèles mayas (notamment au Groupe Macanxoc qui en compte plus de 8) ainsi qu’un beau Xaibé (pyramide semi-circulaire) faisant donc du site un endroit particulièrement riche.

De plus, et c’est l’intérêt principal du site, Coba compte non pas une mais deux pyramides mayas

Coba est l'un des rares sites mayas où l'on trouve des stèles. A droite, "l'église" la moins grande des deux pyramides du site

La première, surnommée « l’église« , si situe à quelques mètres de l’entrée (groupe Coba) et acceuille parfois quelques vautours qui apprécient s’y percher.

La seconde, Nohoc Mul (littéralement « grand monticule ») située tout au fond du site est quant à elle particulièrement impressionnante et figure parmi les plus grandes de la Péninsule avec ses 42 mètres de hauteur et ses 120 marches ! Juste wahou même si il n’est aujourd’hui (2024) plus possible de l’escalader !

Bref, découvrir Coba promet une belle balade forestière et des découvertes particulièrement impressionnantes !

Comment s'y rendre par ses propres moyens ?

Assez épargnée par le tourisme de masse, la cité de Coba se trouve à environ 50km au Nord de Tulum sur la route qui mène à Valladolid. Elle n’est donc pas forcément loin de tout mais n’est pour autant pas la cité la mieux desservie de la Péninsule.

Pour s’y rendre la première solution consiste à prendre le bus seconde classe (Mayab) jusqu’au village de Coba. Le départ se fait depuis Tulum (2 à 3 départs par jours au terminal ADO de Tulum, comptez 70 pesos l’aller ). On peut également envisager un départ depuis Valladolid.

Le site archéologique se trouve ensuite à 5min de marche du village.

Autre solution ; prendre le colectivo qui assure plusieurs fois par jour le trajet dans un sens ou dans l’autre et complémente les bus (toujours hasardeux les secondes classes, on sait jamais quand ils passent). Le départ/l’arrivée se fait de l’Avenidad Tulum. Comptez cette fois 100 pesos environ mais c’est un peu plus rapide.

On peut aussi mixer les deux comme moi avec un bus à l’aller (depuis Tulum) et un colectivo au retour (vers Tulum). Expérience locale garantie !

Bon à savoir/infos pratiques

– Le site de Coba est ouvert tous les jours de 8h à 17h

– L’entrée coûte 195 pesos pour les visiteurs étrangers (95 de frais fédéraux + 100 de frais imposés par l’Etat du Quintana Roo)

– Coba possède quelques panneaux explicatifs mais rien de fou. On peut réserver un guide sur place si besoin.

– Certaines parties de Coba étaient en renovation lors de mon passage en 2024 comme la grande pyramide, cependant on peut accéder à tout le site

– A ma connaissance, Coba n’a pas de consigne à bagage (pour continuer vers Valladolid par exemple). Cependant vous pourrez certainement vous arranger avec un local quitte à garder vos objets de valeurs avec vous.

– Le site de Coba est étendu sur plusieurs kilomètres (environ 2km de l’entrée à la pyramide). Pour se déplacer plus rapidement, on peut cependant y louer des vélos pour 65 pesos. C’est super pratique et très agréable. Sinon des tuktuk proposent également leurs services mais c’est plus cher. Vous trouverez les loueurs quelques mètres après le portillon.

Velo dans la jungle
Mon fidèle destrier, loué pour parcourir l'immensité de Coba
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Le train maya : le projet fou pour relier les sites mayas

Visiter les sites mayas majeurs par ses propres moyens est donc tout à fait possible et souvent bon marché.

Toutefois vous l’avez vu, tous les sites ne sont pas aussi faciles d’accès. Pour certains la démarche peut même s’avérer un peu aventureuse ! (Uxmal est un bon exemple malgré la renommée du site)

Heureusement tout ça est amené à changer radicalement grâce à l’arrivée d’une vraie révolution au Mexique : Le train Maya !

carte train maya

Commencé en 2023, ce projet monumental vise à relier par les rails l’intégralité des sites mayas du pays (du Yucatan au Chiapas) afin de proposer un vrai circuit touristique fiable comme alternative à la route.

Inaugurée en en Février 2023, la ligne est déjà partiellement active sur une grande partie de la Péninsule et j’ai d’ailleurs eu l’honneur de la prendre lors de mon itinéraire au Mexique en octobre 2024

Train Maya
Tchou tchou, le train maya arrive en gare, ici à Izamal

Si vous lisez ces lignes il y a donc de forte chance que le train soit déjà complètement opérationnel et représente ainsi une véritable option crédible, rapide et abordable pour découvrir les différents sites archéologiques de la Péninsule !

De plus, le train permettra l’accès à des sites aujourd’hui presque impossibles à découvrir via les transports en commun comme Calakmul ou une partie de la Ruta Puuc.

Bref, un super projet à considérer absolument que j’avais déjà évoqué dans mon itinéraire complet

Mon avis sur ces 5 sites mayas

5 sites mayas cela peut sembler à la fois beaucoup pour certains et très peu pour d’autres voyageurs. Pour être honnêtement je me classais d’ailleurs plutôt dans cette deuxième catégorie au moment de préparer mon itinéraire.

Toutefois une fois sur place (et après mon voyage) j’ai été très satisfait de « me limiter » à seulement ces cinq sites que j’ai apprécié pour leur grande diversité : Aucun ne se ressemble à la fois en terme d’esthétique, d’atmosphère, de fréquentation voire même historiquement.

Selon moi, ils méritent donc tous une visite si vous avez le temps et les ressources.

Si ce n’est malheureusement pas le cas, voici quelques éléments que j’ai aimé ou moins aimé sur chacun d’eux afin de pouvoir les prioriser (oui j’ose !)

Mes impressions sur ces sites

Chichen Itza

J’ai aimé : Sa facilité d’accès, sa pyramide très impressionnante, sa diversité (ce n’est pas qu’une pyramide)

J’ai moins aimé : Son côté usine à touriste/tours operators, la surabondance d’échoppes de souvenirs sur le site façon disney land, son prix très élevé

Ek Balam

J’ai aimé : Son isolement dans la jungle, pratiquement aucun touriste, la totale autonomie sur le site et pour escalader les monuments, la proximité immédiate d’un cenote

J’ai moins aimé  : Son prix relativement elevé

Uxmal

J’ai aimé : Son isolement dans la jungle, son architecture à la fois fine et impressionnante, le faible nombre de touristes

J’ai moins aimé : Son accès un peu hasardeux

Tulum

J’ai aimé : Son cadre qui surplombe la falaise et la plage, sa disposition un peu clairsemée, son accès facile, son prix abordable

J’ai moins aimé : son accès très (trop?) réglementé (parc national), sa fréquentation plutôt importante (et très familiale)

Coba

J’ai aimé : Ses édifices impressionnants, son côté clairsemé dans la jungle, sa variété d’atouts (stèles, jeux de paume etc.), son prix très abordable

J’ai moins aimé : son accès un peu hasardeux, la pauvreté des panneaux explicatifs

2 réponses

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