A cheval entre les Etats-Unis et l’Amérique du Sud, le Mexique à de quoi donner des envies de voyages. Réputé pour ses magnifiques plages de sable blanc bordées d’eau turquoise, le Mexique n’est pas qu’une destination vacances. On y trouve aussi parmi les plus beaux sites précolombiens dans une nature luxuriante ainsi que des villages attachants et colorés où les coutumes varient sensiblement dans ce pays aux saveurs hispaniques.
J’ai eu la chance de découvrir ce pays en voyageant pour la première fois dans la péninsule du Yucatan où j’ai uniquement utilisé les transports en commun lors d’un itinéraire de 3 semaines.
Pays développé mais pas trop, pas cher mais quand même un peu : le Mexique m’a plu pour son côté assez équilibré qui est selon moi le cocktail idéal pour s’initier en douceur l’Amérique latine. Car même si l’espagnol est roi, les infrastructures américanisées et l’environnement plutôt sécurisé (surtout au Yucatan) en font une destination à portée des voyageurs autonomes.
Alors si vous aussi vous souhaitez vous laisser attirer par les merveilles du Mexique, découvrez mon itinéraire 100% transports en commun et mes conseils pour partir dans ce pays fabuleux.
Table des matières
Pourquoi visiter le Yucatan ?
5 raisons de choisir le Yucatan
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La péninsule réunit parmi les plus beaux vestiges de la civilisation maya comme les sites de Chichen Itza, Uxmal, Coba ou encore Tulum.
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La région comporte de très nombreux cenotes, des piscines d’eau naturelle dans lesquelles vous pourrez vous baigner dans un cadre chaque fois différent : cenote souterrain, ouvert, propice à la plongée…
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Vous pourrez y découvrir des villes colorées à l’architecture espagnole (Izamal, Valladolid, Bacalar) dont l’atmosphère folklorique et attachante est rythmée par les ferias, ces fêtes populaires qui animent les centres-villes.
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Le Yucatán comporte parmi les plus belles plages du monde, nimbées de sable blanc et de vagues turquoise que j’ai adorées (pourtant je ne suis pas très plage).
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Le territoire est tapissé par une nature luxuriante où l’on peut observer de nombreuses espèces d’animaux : des flamants roses, rapaces et pélicans, en passant par ses poissons multicolores, tortues et requins-baleines.
Découvrir l'Amerique latine sans longues distances
Enfin, cette région bénéficie aussi de deux avantages logistiques : sa facilité d’accès (via Cancun) et la proximité de ses différents points d’intérêt.
Les trajets de très longues distances (+5 heures) sont rares, ce qui permet d’envisager un circuit / road trip 100 % terrestre.
Mon itinéraire
Mon itinéraire dans le Yucatán a duré 3 semaines (20 jours) à travers 3 États de la péninsule : le Quintana Roo, le Yucatán et Campeche.
J’ai ainsi voyagé dans plus de 11 villes différentes et découvert 4 sites archéologiques majeurs (Chichen Itza, Ek Balam, Uxmal, Coba) en utilisant uniquement les transports en commun : bus, taxis collectifs et même le train !
Mon itinéraire jour par jour :
Jour 1 : Arrivée à Cancun // Voyage vers Isla Holbox
Jour 2 : Isla Holbox
Jour 3 : Isla Holbox // Voyage vers Valladolid // Nuit à Valladolid
Jour 4 : Chichen Itza + Cenotes // Valladolid
Jour 5 : Ek Balam + Cenotes // Valladolid
Jour 6 : Visite de Valladolid // Voyage vers Merida // Nuit à Merida
Jour 7 : Merida
Jour 8 : Voyage vers Uxmal et visite // Voyage vers Campeche et visite // Nuit à Campeche
Jour 9 : Voyage vers Izamal // Visite de Izamal // Nuit à Izamal
Jour 10 : Voyage vers Playa del Carmen // Playa del Carmen
Jour 11 : Playa del Carmen
Jour 12 : Playa del Carmen // Voyage vers Tulum
Jour 13 : Tulum
Jour 14 : Visite de Coba // Tulum
Jour 15 : Voyage vers Bacalar // Bacalar
Jour 16 : Bacalar
Jour 17 : Voyage vers Cancun // Cancun
Jour 18 : Isla Mujeres // Cancun
Jour 19 : Cancun Beach // Cancun
Jour 20 : Retour en avion
La carte de mon voyage
Retrouvez mon itinéraire de 20 jours en transports en commun dans le Yucatan.
En moyenne, chaque étape n’est jamais à plus de 3h de route ce qui permet de pouvoir faire des arrêts fréquents et diversifiés entre spot nature, littoral, site mayas et villages folkloriques.
Pour découvrir tous les points d’intérêts et les adresses utiles à chacune de ces étapes, rendez-vous dans les articles correspondants dont que je présente juste en dessous.
Bonne lecture !
Les grandes étapes
Retrouvez les grandes étapes de mon itinéraire
Isla Holbox
1 à 2 jours pour profiter des immenses bancs de sables blanc d’Holbox, avec son eau transparente qui rase les chevilles sur des centaines de mètres. C’est l’endroit idéal pour profiter de la plage magnifique et observer sa faune locale : flamands roses, plancton luminescent et rencontres avec les requins baleines font d’Holbox l’une des cartes postales du Yucatan tranquilo. L’île mérite donc bien un crochet d’autant qu’avec la montée des eaux je ne donne pas cher de sa peau…. Son atmosphère vraiment tranquille mais sujette à vous mouiller les pieds est idéale pour se détendre.
Valladolid
3 jours minimum pour profiter du charme authentique et animé de cette petite ville. Son centre regorge d’adresses gourmandes et peu chères et ses rues colorées donnent des envies de s’attarder. On y trouve un joli zocalo et même un cenote intramuros ! Bref, Valladolid est une ville colorée et pétillante qui m’a vraiment enchanté !
De plus, c’est un pied à terre idéal pour visiter les sites maya de Chichen Itza et Ek Balam et partir à la découverte de très beaux cenotes à la journée.
Merida
1 à 2 jours pour tâter l’atmosphère de la grande ville de l’Ouest du Yucatan. Son zocalo spacieux et quelques maisons anciennes en font une escale agréable le temps d’une journée et d’une nuit (animée). Mais ne vous y trompez pas, Merida est surtout LA grande ville et son dédalle immense y fourmille sans cesse. Si quelques points d’intérêts disséminés ça et là donne l’occasion d’une balade, la ville est surtout une escale. On y trouve de très nombreux bus vers n’importe où au Mexique ainsi que des tours très souvent hors de prix.
Merida est donc un lieu étape presque obligatoire pour visiter les célèbres sites maya de Uxmal et de la Ruta Puuc (Kabah, Sayil, Labna)
Izamal
1 journée pour pénétrer les 50 nuances de jaune d’Izamal, ce beau village à quelques kilomètres de Merida qui est plutôt plébiscité des touristes et fût l’un des coups de coeur de mon voyage. Il faut dire que le village est absolument charmant et extrêmement photogénique, en plus de présenter quelques visites intéressantes comme un magnifique monastère et trois pyramides maya dans le centre-ville. L’ambiance m’a fait fondre et vaut bien ce petit détour facile depuis Merida ou à bord du fameux train Maya !
Campeche
1 journée pour découvrir cette capitale d’Etat et dernière ville fortifiée du Mexique. Un peu excentrée au Sud de la péninsule, Campeche possède un centre ville dégoulinant de couleur, un zocalo enchanteresse et des rues toutes plus photogéniques les unes que les autres. Son atmosphère vraiment authentique (peu de touristes y vont) tranche vraiment et on adore, d’autant que le front de mer est très agréable le soir.
Désormais mieux desservie grâce au train maya, Campeche mérite bien son détour et peut aussi servir d’étape après la visite de Uxmal.
Playa del Carmen
1 à 2 jours pour s’attarder sur l’un des fleuron de la Riviera Maya qui déroule de superbes plages, entièrement vouées à la fête et la détente. Aujourd’hui plutôt envahie de béton là où jadis les maya foulaient le sol, Playa n’est pas spécialement pittoresque avec ses allures de Disneyland mais reste une étape agréable pour se baigner et profiter du sable blanc, pourvu que vous n’ayez pas peur de quelques touristes. Si vous aimez sortir, la ville est particulièrement animée la nuit et compte pléthore de bars-restaurants et resorts en tout genre.
Tulum
2 à 3 jours pour découvrir la fabuleuse ville de Tulum, de plus en plus prisée du tourisme haut de gamme. Pas franchement attrayante visuellement mais couverte d’excellentes adresses, Tulum est une ville où l’on profite ! On y visite son magnifique site archéologique dressé devant la Mer des Caraïbes et qui firent s’exclamer les Espagnols. A ses pieds, on trouve parmi les plus belles plages de la péninsule, entièrement protégées par un parc national aux règles draconiennes (quand elles ne sont pas privatisées). L’occasion d’une belle balade à Tulum beach en vélo !
Enfin Tulum est l’étape idéale pour rejoindre le site archéologique de Coba et se baigner dans de nombreux cenotes (surtout si vous plongez !)
Bacalar
2 jours pour apprécier la langueur du lagon dans cette petite ville aux allures de paradis. Bacalar est l’un de mes endroits préféré pour son atmosphère ultra détendue qui invite à lever le pied. C’est un endroit idéal pour débrancher et profiter des eaux transparentes du lagon depuis les « muelle » (pontons de baignade). On peut sinon y pratiquer tout types d’activités nautiques : kayak, voilier ou même un tour de ses rapidos. La nuit, les bars et restaurants affichent une ambiance survoltée, de quoi patienter pour voir le lever de soleil sur la lagune.
Cancun et Isla Mujeres
2 à 3 jours pour faire une escale dans ce temple du tourisme américain qui dévoile pourtant plus de 25km de plages absolument sublimes. Passé outre l’omniprésence de l’Oncle Sam, le lieu est finalement assez agréable pour s’y vautrer sur le sable blanc. Le centre, très urbain et petit, n’a vraiment pas d’intérêt en soi hormis les commodités et ses quelques adresses de pescadito (beignet de poisson). Avec ses kilomètres de plages, c’est surtout la zone hôtelière, pétrie de ciment blanc, qui attire les regards. Entre les immeubles, quelques plages publiques restent accessibles et valent la baignade.
En face, l’Isla Mujeres donne l’occasion d’une belle journée plage supplémentaire pour prolonger le plaisir !
Arriver au Mexique
Avion et démarches
Depuis la France, les principaux vols vers le Mexique se font depuis Paris vers Mexico City ou Cancun.
Niveau prix, comptez au moins 700 euros pour l’A/R en moyenne. C’est pas donné mais au moins c’est assez stable dans le temps (voir les prix observés sur Algofly )
J’ai ainsi payé 780 euros mon billet pour Cancun en l’achetant 10 jours avant.
Aucun Visa n’est nécessaire pour aller au Mexique mais attention certaines escales peuvent nécessiter un visa de transit. Ex : Les Etats Unis où il faut faire la demande d’un visa de transit. J’ai donc fait en sorte de prendre des escales en Allemagne.
Communiquer au Mexique
Pour communiquer sur place, le plus pratique et d’installer une e-sim sur votre téléphone avant le vol si votre téléphone est compatible.. Sinon vous pourrez en acheter une dans un Telcel ou un supermarché Oxxo mais seulement dans le centre de Cancun. Il n’y en a pas au terminal !
Plusieurs forfaits avec internet à recharger en boutique (ou Oxxo) si besoin.
Monnaie et langue
La monnaie locale est le peso mexicain $. Le symbole (même que le dollar) est un peu confusant au début car à certains endroits on paye aussi en dollar américains
1 euro = 22 peso lors de mon voyage.
En terme de pouvoir d’achat tout est moins cher qu’en France mais pas tant que ça. Ne vous attendez pas à des économies folles. On paye facilement en carte dans la plupart des endroits mais du liquide est toujours bon à avoir sur soi.
Coté langue, parler l’espagnol est un sacerdoce pour vous ouvrir des portes et goûter au sourire mexicain, le vrai ! Sinon l’anglais fera le boulot dans la plupart des cas : la péninsule est habitué aux américains (peut-être un peu trop)
Se déplacer au Mexique sans voiture
Oui le Mexique et surtout la région du Yucatan est idéale pour se balader en autonomie grâce aux transports en commun. Cela permet de voyager de manière économique et tout en s’imprégnant à 100% dans la vie locale mexicaine.
Tous les modes de transports
Les bus : C’est la meilleure option pour voyager de ville en ville dans le Yucatan. Il en existe 2 types :
- Les bus rouges ADO (1ere classe) qui sont confortables, climatisés et équipés de prises à des prix très corrects. Les billets d’achètent en avance sur le site internet et le trajet est direct.
- Les bus sont des 2ndes classes (Mayab, Compania del Sur) meilleurs marchés souvent vétustes et non climatisés. Les arrêts sont fréquents et les horaires de passage plus que flous. De plus on ne peut acheter des billets qu’en gare routière. Bref, à éviter sauf pour dépanner quand ADO n’y va pas, mais vaut mieux avoir le temps.
Les taxis collectifs (colectivos) : Très fréquents dans les grandes villes comme les villages, les taxis à partager apportent une surcouche aux trajets courants et des jonctions régulières pour des excursions (Chichen Itza, Ek Balam, Coba) où les bus passent plus rarement. En revanche, le taxi ne part qu’une fois suffisamment rempli. Le prix est attractif mais la ponctualité pas toujours au rendez-vous, à moins de payer la place vacante. Ca fait partie de l’expérience, 100% mexicaine.
Le train : Récemment inauguré (2023), le Train Maya est désormais une autre alternative rapide et abordable pour se déplacer dans la péninsule. Les prix sont assez équivalents au bus mais le gain de temps est net ! Seul bémol, les gares sont en général éloignées du centre et obligent à prendre une navette. La tarification depend de la destination et de votre qualité (mexicain, touriste international). J’en parle d’avantage juste en dessous.
Voiture vs transports en commun
Pour ce voyage j’ai fait le choix de voyager uniquement avec les transports en commun plutôt que de louer une voiture.
L’avantage principal c’est évidemment le prix : une location au Mexique peut s’avérer assez couteuse surtout sur le long terme. L’autre avantage selon moi est de pouvoir vraiment s’intégrer comme un local et profiter du pays comme il se doit, surtout si en plus vous parlez espagnol. Oui même l’attente au collectivo fait partie du voyage !
L’inconvénient principal c’est la faible accessibilité de certains sites mal reliés. Y aller sans véhicule personnel est quasi impossible malheureusement comme pour la Ruta Puuc par exemple (sauf Uxmal) ou le site de Calakmul.
Toutefois ce « sacrifice » n’a pas entaché mon voyage car j’ai pu faire tout le reste en transport y compris des sites majeurs en quantité suffisante. De plus, on trouve des centaines de cenotes sur toute la péninsule et presque autant de ruines maya, on est pas démuni.
Bref, visiter le Mexique sans voiture c’est donc une bonne option, d’autant que la finalisation du train Maya va rendre l’accès des sites beaucoup plus simple et rapide.
Le Train Maya : le meilleur moyen de se déplacer en 2024
Véritable révolution à venir en terme de transports terrestres, le Mexique possède désormais depuis 2023 une ligne de train appelée Train Maya qui circule sur plusieurs sites d’intérêts du Yucatan : Cancun, Izamal, Valladolid etc.
C’est donc une solution particulièrement pratique pour réaliser votre itinéraire d’autant que le projet colossal du Tren Maya vise à relier tous les sites d’importance Maya de la péninsule du Yucatan jusqu’au Chiapas.
Aujourd’hui il est déjà partiellement fonctionnel (je l’ai pris deux fois lors de mon voyage) c’est une solution confortable et rapide pour se déplacer tout en admirant le paysage de jungle à perte de vue.
Le prix est globalement identique à la voiture mais permet un gain de temps appréciable (ex : j’ai gagné près de 2h de trajet pour aller à Playa del Carmen depuis Izamal pour le même prix).
Bref, un projet prometteur pour le tourisme autonome, bientôt émancipé de la voiture pour découvrir Calakmul et autre site éloigné. Il faudra en revanche faire preuve d’un peu de patience : la ligne n’est pas totalement opérationnelle.
Voici à quoi elle ressemble actuellement (Nov 2024) :
Pour réserver, rendez vous sur le site du Train Maya ou les prix (mexicains/internationaux) sont fixes sous la forme d’une grille tarifaire.
Notez toutefois que les stations sont souvent situées à l’écart des villes/point d’intérêts et obligent à prendre une navette.
La sécurité au Mexique
Pour ma part mon voyage au Yucatan s’est passé en toute sécurité.
Tout est extrêmement surveillé en raison des nombreux touristes qui résident dans la région. Il n’est donc pas rare de voir des policiers patrouiller un peu partout. J’ai néanmoins été particulièrement prudent notamment la nuit en évitant de me balader avec l’appareil photo à pied ou ne laissant pas d’affaires de valeur à la plage
Notez qu’il y a quelques chiens errants mais ils sont en général très calmes.
La cuisine mexicaine
La Gastronomie Mexicaine
Cuisine gourmande, fruitée et parfois un peu « picante », la gastronomie traditionnelle mexicaine est classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2010 pour ses symboles et ses techniques culinaires. On y recense un nombre impressionnant de plats souvent basés sur des ingrédients emblématiques comme le maïs, les haricots, l’avocat et bien sur de la viande ou du poisson. Bien connue chez nous sous forme de tacos, burritos et quesadillas j’ai quand même pu y découvrir quelques spécialités moins connues.
Les spécialités à goûter
Coté salé, voici quelques plats que j’ai aimé et recommande :
L’aguachile – mon plat préféré : un carpaccio de poisson/fruits de mer servi avec du piment – attention ça pique !
Les huevos motulenos : un petit déjeuner avec des oeufs sur une tortilla, sauce tomate, petit pois et dés de jambon
La cochinita pibil : sorte de rillettes de porc emblématiques du Yucatan que l’on déguste en assiette ou dans une tortilla ou pain torta
Le poc chuuc : côte de porc marinée dans du jus d’orange
la sopa de limon : soupe de dinde et de légumes au citron
Culturellement il n’y a pas vraiment d’heure pour le repas et la plupart des restaurants sont ouverts toute la journée.
Côté sucré, on trouve également quelques spécialités à gouter comme la fameuse marquesita, une crepe toastée et fourrée. Essayez celle à la pâte a tartiner et au fromage queso de bola (edam) vous serez surpris ! Au dela on retrouve souvent des spécialités très sucrées à l’américaine.
Boissons
Le café : Très mauvais, cher et servi à l’américaine (allongé au minimum), mieux vaut s’en passer ou en prendre du très bon marché vu le résultat dans tous les cas.
L’eau : Elle n’est à priori pas vraiment potable. Les mexicains en achètent donc des quantités sous forme d’eau filtrée, souvent proposée gratuitement en hotel/auberge. En revanche elle ne possède aucun nutriment et donc n’hydrate pas bien. Perso j’ai donc un peu compensé avec des boissons à électrolytes que l’on trouve facilement en supermarché.
L’agua natural/de savor : C’est ma boisson préférée au Mexique. L’eau de savor est un mix d’eau et de jus de fruit ou plante (jamaica pour hibiscus, guaraya, mangue…) que l’on trouve dans tous les restos, supermarchés etc. C’est super bon et il y en a plein de différentes.
La bière : Grand producteur de bière, le Mexique en décline près d’une dizaine très courantes, généralement peu fortes. Parmi les possibles : Corona, Modelo, India, Sol, Victoria, Pacifico ou Dos Equis (ma préférée) que vous trouverez facilement.
La tequila : Originaire du Nord Est du pays, ce alcool légendaire possède tellement de marques différentes qu’il n’est pas facile de savoir quoi prendre au bar. Comme chez nous elle est servie avec citron et sel, seul le goût change ! Vraiment pas cher dans les bar.
Le mezcal : Cousin de la tequila à plus d’un titre, le mezcal est tout aussi fort mais ne provient pas des mêmes agaves. Encore un inconnu en France même si il a ma préférence.
Addition et pourboire
Niveau budget on peut manger entre 2 et 5 euros dans la rue et de 10 à 15 euros environ au restaurant.
Attention néanmoins : le pourboire est à l’américaine et peut vite faire grimper l’addition. D’office vous devez laisser 10% sauf si le service à été catastrophique. Dans certains endroits cependant le pourboire est fixé d’avance à 15 voire 20%.
Se loger au Mexique
Le Yucatan est une région touristique et possède de nombreuses solutions d’hébergement ou de resorts.
Pour ma part je fonctionne essentiellement en réservant sur Booking du jour au lendemain et c’est suffisant pour avoir beaucoup de choix.
En terme de budget, comptez en moyenne 10 à 15 euros pour un lit simple ou 20 à 30 en chambre privée basique. Les prix grimpent ensuite selon le standing, surtout sur les zones côtières de forte affluence comme Cancun, Tulum, Playa del Carmen. Ailleurs, les prix sont plus raisonnables.
Si vous êtes à pied pensez à rester proche du terminal ADO.
Globalement j’ai trouvé tous les logements que j’ai eu de bonne facture pour le prix.
Itinéraire alternatif
Au final je trouve cet itinéraire de 20 jours assez bien réparti entre excursions sur des sites archéos, baignades dans les cenotes, journées plages et visites de villes et villages en terme de volume.
Si c'était à refaire
Si c’était à refaire, je prendrai cependant plus de temps à Holbox (+1 jour) où les inondations fréquentes m’ont un peu poussé rapidement vers la sortie et moins à Cancun (-1).
J’aurais souhaité également faire un itinéraire un peu plus logique mais la traversée d’Ouest en Est (Campeche-Bacalar) est malheureusement impossible en transports en commun.
En revanche je ne regrette pas de ne pas avoir fait la Ruta Puuc car les sites de Chichen Itza, Uxmal, Coba et Ek Balam se suffisent à eux même sans faire trop. Idem pour les cenotes : 5 c’est bien !
Avec +/- de temps
Avec plus de temps, j’aurai adoré rester un jour de plus à Campeche et pourquoi pas aller dans le Chiapas pour découvrir Palenque et visiter San Cristobal de la Casas.
Avec moins de temps, j’aurai fait l’impasse sur Cancun et passé moins de temps à Playa del Carmen et Tulum qui sont certes des bonnes étapes pour se baigner mais manquent de pittoresque.
Le baroudomètre du Mexique
Pour barouder et me faire plaisir en voyage j’aime particulièrement aller dans une destination :
Intense, avec beaucoup d’activités et de visites possibles
Flexible, pour pouvoir en profiter en toute autonomie et sans prévoir
Accessible pour en profiter facilement et sans débourser des sommes folles
Voici ce que j’ai pensé du Mexique
Intensité
Le Mexique possède des ressources naturelles impressionnantes et variées. Mer, jungle, cenotes et lagons en font un lieu idéal pour l’observation de la faune (oiseaux et animaux marins) la pratique d’activités sportives ou simplement la détente sur ses plages.
Les multiples sites mayas font d’excellentes excursions en dehors des villes même si ces dernières pourraient davantage faire pour favoriser le tourisme culturel au détriment de l’industrialisation des plages. Zocalo, musées et lieux historiques mériteraient une meilleure mise en valeur pour ne pas tourner en rond trop vite.
Flexibilité
Tourné vers le tourisme depuis longtemps, il est très facile de débarquer et séjourner au Mexique, d’autant que le cout de la vie est à notre avantage.
Seul bémol, en fin d’après midi l’offre de transport chute drastiquement, mieux vaut prévoir un chouilla pour ne pas se faire surprendre.
Accessibilité
Le billet d’avion fait un peu mal mais sur place le cout de la vie est raisonnable. Il est toutefois variable selon les villes.
En autonomie, il est possible d’aller presque partout en transport en commun même si ce n’est pas parfait. Des progrès sont visibles. En revanche, la tendance à privatiser ou « péagiser » cenotes, plages ou routes ne prône pas en faveur d’une grande accessibilité.
Le Mexique pour moi restera
Un pays luxuriant où la nature sait se montrer généreuse et nous prête quelques uns de ses somptueux trésors. J’ai évidemment adoré ses plages – parmi les plus belles à ce jour, son littoral blanc et ses lagunes transparentes.
Je garderai en souvenir les grandioses sites maya, précieux héritage d’un passé culturel que le Mexique peine encore à mettre en valeur à sa juste mesure. Des initiatives nouvelles semblent aller dans le bon sens comme le train Maya, qui pourra faciliter davantage la découverte de ces merveilles.
J’ai trouvé les yucatèques attachants et souvent prêts à rendre service pour peu que la question soit adressée en espagnol. Je garderai enfin en mémoire l’atmosphère de ses villages attachants et colorés que les ferias populaires viennent peindre d’un souvenir indélébile.
Sécurisé et logistiquement efficace, le Mexique est un pays qui est donc parfaitement adapté pour un voyage en autonomie, seul ou accompagné.
Mon souvenir du Mexique c’est
Les sites maya et les plages
Whaou ! Ex-equeo bon j’avoue les sites maya c’est quelque chose : on ne part pas tout à fait indifférents de ces sites. Toutefois les plages du Mexique m’ont quand même tapé dans l’oeil. Certes il y a du monde, on sent que c’est touristique et conventionnel mais il faut voir comment elles sont belles ces plages. Sable blanc, eau transparente, parfois nimbée de plusieurs nuances de bleu. C’est tout simplement splendide et difficile de voir comment avec un transat et un peu de musique latino dans le fond on ne passerait pas un bon moment.
L'ambiance de pueblo
J’ai adoré l’atmosphère des villages et petites villes avec leur allure espagnole, me balader dans les rues colorées, entendre la musique qui gronde dans les restaurants et l’odeur du mais qui flotte dans l’air. C’est pour moi l’image du Mexique qui reste en tête, la vie de pueblo, la vie lente ou les ferias, ces fêtes populaire, viennent mettre un coup de fouet. J’ai vraiment adoré de participer à deux d’entre eux et cela à été le coup de coeur, symbole de l’authenticité et de la gentillesse des mexicains. C’est aussi une partie de la culture qu’on cherche à voir !
Privatiser c'est gagné
Le littoral du Mexique est malheureusement largement privatisé par resorts, restaurants et hôtels ce qui est loin d’être amusant pour trouver une plage. On pourrait circuler avec une belle vue sur la plage mais le plus souvent c’est beaucoup béton, pourvu que la vue soit bien cachée pour les clients. Un peu dommage de voir tant de belle nature défigurée et retirée au monde pour quelques billets verts. Même les parcs nationaux (coucou Tulum) ne trouve que la « privatisation » comme solution à la préservation des plages, bravo tiens.