Méconnu des voyageurs et souvent en proie aux clichés, l’Iran est un territoire millénaire où se trouvent aujourd’hui de véritables chefs-d’œuvre de l’art islamique à voir au moins une fois dans sa vie.
Ce carrefour de civilisations situé au coeur de la route de la Soie est une étape totalement fascinante qui m’a marqué par son patrimoine culturel dément tout comme ses paysages grandioses !
Il me tenait donc à cœur de partager dans cet article, mon découverte inoubliable de ce pays que j’ai arpenté durant 2 semaines de voyage.
Car au-delà des beautés de Persépolis et de la majesté d’Ispahan, visiter l’Iran à été pour moi une vraie aventure humaine à la rencontre de ses habitants, des plateaux du Centre aux plaines désertiques.
J’ai eu la chance de rencontrer des personnes bienveillantes et accueillantes, fières de leur culture mais aussi résolument curieuses d’échanger.
Alors si vous aussi vous avez toujours rêvé de parcourir ce territoire mythique, retrouvez mon itinéraire et mes conseils pour préparer votre voyage de 15 jours en Iran.
Table des matières
Mon itinéraire pour 15 jours en Iran
Mon voyage en Iran à duré 15 jours au total. Je suis arrivé à Téhéran puis j’ai rapidement pris un vol interne (pour Chiraz) avant de remonter tranquillement la route touristique vers la capitale.
L'essentiel de mon itinéraire
Jour 1 : Téhéran
Jour 2 : Téhéran et vol vers Chiraz
Jour 3 : Excursion à Persépolis et Pasargades // Nuit à Chiraz
Jour 4 : Chiraz
Jour 5 : Yazd
Jour 6 : Excursion à Meybod, ChakChak et Kharanaq // Nuit à Yazd
Jour 7 : Varzaneh (excursion dans le désert)
Jour 8 : Varzaneh (excursion dans les alentours + visite ville)
Jour 8 : Ispahan
Jour 9 : Ispahan
Jour 10 : Ispahan
Jour 11 : Ispahan
Jour 12 : Excursion à Abyaneh // Nuit à Kashan
Jour 13 : Kashan
Jour 14 : Téhéran
Jour 15 : Téhéran et retour en France
Mon avis sur cet itinéraire
L’Iran est un pays extrêmement vaste : en seulement 15 jours, il faudra donc forcément faire des choix.
Pour ma part, j’ai choisi de concentrer sur la façade Ouest qui est « l’itinéraire touristique classique ».
Si vous envisagez cet itinéraire, je vous conseille plutôt de le remonter du Sud vers le Nord pour garder la visite d’Ispahan pour la fin. Cela vous évitera de trop comparer les mosquées que vous y verrez avec les autres, forcément moins impressionnantes !
Ayant un temps réduit, j’ai malheureusement dû faire l’impasse sur l’Est du pays et le désert du Luth qui imposait un gros détour.
Si vous souhaitez quand même faire du désert, je vous conseille d’inclure une étape à Varzaneh en substitution. Cette ville dans le désert est située sur la route touristique entre Ispahan et Yazd et m’a beaucoup plus. Elle est également conseillée par le blogueur Brice.
La carte des points d'intérêts
Prêt à découvrir l’Iran durant 15 jours ? Voici les points d’intérêts à inclure dans vos plans, inspirés de mon voyage.
Ils sont pour ma part concentrés sur la partie Ouest du pays en remontant en bus depuis Chiraz vers Téhéran.
Les grandes étapes de mon voyage
et pourquoi il faut y aller
Téhéran
2 à 3 jours pour prendre le pouls de la vie à l’iranienne et goûter à l’hospitalité locale dans cette capitale beaucoup plus moderne et développée qu’on ne l’imagine. Lieu d’arrivée plus que véritable étape touristique, c’est néanmoins une étape que je recommande d’explorer pour ses quelques incontournables.
Pourquoi y aller ? Célèbre en photo pour son monument de l’Indépendance, Téhéran est surtout à voir pour son magnifique Palais du Golestan, la dernière demeure du Shah. A deux pas, se trouve également le Grand Bazar et ses ruelles infinies où il fait bon se perdre à la recherche de senteurs nouvelles de rose, de safran et de pistache et chiner des tapis persans.
Chiraz
2 à 3 jours pour découvrir la belle ville de Chiraz, considérée comme la capitale culturelle et artistique du pays classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville est également le camp de base idéal pour s’attaquer au joyau antique de la Perse : la mythique cité de Persépolis.
Pourquoi y aller ? Chiraz est incontournable pour découvrir l’héritage Perse avec les tombeaux des poètes Hafez et Saadi, visiter les jardins magnifiques d’Eram et du Naranjestan avant de terminer par le clou du spectacle : la belle Mosquée Rose et ses jeux de lumière fantastiques. Enfin, que serait un séjour à Chiraz sans la découverte du site archéologique de Persépolis, LA cité mythique du Grand Empire Perse !
Yazd
2 à 3 jours pour arpenter cette ville atypique plantée au beau milieu du désert et bastion d’une tradition religieuse méconnue et propre au paysage iranien : le zoroastrime. Yazd vaut le détour pour ses couleurs ocres faites de torchi et ses ingénieuses tours du vent qui se disputent l’horizon.
Pourquoi y aller ? Au delà de son magnifique complexe Amir Chakhmaq et la mosquée Jameh, Yazd est l’étape idéale pour faire la connaissance avec les moeurs iraniennes. C’est ici que se trouve les bakhlavas les plus réputés du pays mais aussi un curieux sport presque oublié à découvrir absolument : le Zurkaneh ! Sans oublier une excursion dans les trois villages de Meybod, ChakChak et Kharanaq pour y visiter caravanserails et temples zoroastriens dans un décor à couper le souffle !
Varzaneh
2 jours pour faire une pause bien méritée au coeur de l’itinéraire touristique afin de s’immerger dans un monument du paysage iranien : le désert de dunes.
Pourquoi y aller ? Si Varzaneh n’est pas un incontournable à proprement parler, c’est l’escale idéale pour faire l’expérience du désert sans dévier de l’itinéraire touristique et varier un peu. On y trouve de nombreuses activités pour profiter de ses alentours désertiques, entre nuits dans les dunes, sandboarding et randonnées dans des citadelles du désert, des landes de sel et des oasis cachées. Bref, l’expérience du désert à portée de main.
Ispahan
3 jours pour visiter la plus belle des villes iraniennes, autrefois capitale de l’Empire Perse et carrefour des routes de la Soie. Ispahan est à ne manquer sous aucun prétexte pour son architecture islamique absolument incroyable qui en fait l’endroit le plus touristique du pays.
Pourquoi y aller ? Aller en Iran sans voir Ispahan, serait indéniablement passer à côté de son voyage tant sa beauté reste gravée en mémoire. Epicentre de sa grandeur, rendez-vous en priorité sur la place Nagh-e-Jahan, la 2ème plus grande place du monde où se trouvent le palais Ali Qapu, la délicate mosquée du Cheikh et la mosquée de l’Imam qui vous fera voir la vie en bleu. Au coeur du bazar se trouve également la Grande Mosquée qui complète ce magnifique trio et invite ensuite à la balade sur le pont Si-Oh-Se-Pol et jusqu’au quartier arménien.
Kashan
2 jours pour découvrir Kashan, célèbre pour son artisanat et son rôle majeur dans le négoce de tapis de soie qui fît d’elle une ville prospère où pullulent des villas de luxe. Au Sud, sa visite est également l’occasion d’un détour par le très beau village d’Abyaneh, idéal pour s’abandonner à la vie traditionnelle iranienne.
Pourquoi y aller ? Pour contempler les admirables demeures des négociants ayant fait fortune grâce aux routes de la soie comme celle de la famille Tabatabei, Borujerdi ou Abassian, découvrir le magnifique hammam Soltan Amir Ahmad et ses splendides décorations de stucs ou le paisible Fin Garden. Lors d’une autre journée, une excursion à Abyaneh et ses nuances ocres est également indispensable !
Arriver en Iran
Il n’existe pas de vols directs pour se rendre en Iran depuis la France. En revanche, on trouve facilement des vols pour Téhéran avec une correspondance (souvent en Turquie).
Du côté du prix, il faudra compter autour des 350 euros A/R depuis Paris ou d’autres grandes villes.
Les précautions obligatoires : VISA et assurance
Avant de voyager en Iran, voici deux choses essentielles à savoir :
– Le VISA est obligatoire pour entrer dans le pays. Pour l’obtenir, vous aurez le choix entre une procédure simple en ambassade, un E-VISA ou un VISA à l’arrivée.
Pour ma part, je vous recommande plutôt de faire un E-VISA sur le site officiel des affaires étrangères iraniennes afin d’éviter les surprises. C’est d’ailleurs la reco des guides touristiques et c’est globalement assez rapide à faire. Si vous partez à l’improviste, le VISA sur place reste toutefois possible mais vous aurez surement de l’attente sur place comme en témoigne le blogueur Brice dans son article de 2016.
– Une assurance voyage avec la mention « valable pour l’Iran » est obligatoire pour obtenir le VISA. En 2018 lors de mon voyage j’ai payé 80 € pour 15 jours avec Chapka Assurances. C’est juste une formalité donc essayez de faire au moins cher.
Mieux vaut y penser : la SIM et le VPN !
Avant de partir, il est également indispensable d’installer un VPN sur votre téléphone car de nombreux sites et applis courantes (fb, instagram, whatsapp…) sont bloquées en Iran.
Il est donc primordial d’en posséder un pour continuer à les utiliser, ne serait-ce que pour communiquer avec vos proches. Pour vous préparez efficacement, n’hésitez pas à consulter mon article sur les meilleurs apps pour voyager.
Pour finir, n’oubliez pas d’acheter une sim card pour profiter de votre téléphone sur place (pas de roaming). On en trouve à des prix très raisonnables sur place (environ 5€) mais si votre téléphone est compatible, n’hésitez pas à vous simplifier la vie en optant par la e-Sim card (dispo chez Holafly par exemple)
Voyager après l'Iran : peut-on entrer partout ?
Souvent lorsque j’évoque l’Iran, les gens s’inquiètent de se fermer des possibilités de voyager dans d’autres pays par la suite comme aux Etats-Unis ou en Israël aussi par exemple.
Pour ma part, je pense qu’il s’agit principalement de rumeurs mais en tout cas, l’Iran ne vous refusera certainement pas car vous êtes allés faire du tourisme dans l’un de ces pays avant (c’était mon cas).
Donc rassurez-vous : aller en Iran ne veut pas dire renoncer à ces destinations, d’autant que le tampon iranien est fait sur une feuille volante. Votre passeport n’indiquera pas votre séjour.
En revanche, il est probable que des procédures de VISA simplifiés ne soient plus possibles (pas d’ESTA aux US par exemple) mais rien de dramatique.
Mon moment préféré pour aller en Iran
Pour rendre votre séjour en Iran le plus folklorique possible, le meilleur moment pour s’y rendre est incontestablement les fêtes de Norouz (nouvel an du calendrier perse), qui se déroulent à l’équinoxe de printemps (20, 21 ou 22 mars selon les années)
Pourquoi y aller à Norouz ?
Norouz signifie « nouveau jour » en persan et tire ses racines dans le zoroastrime, la religion ancestrale Perse qui existe depuis plus de 3000 ans et qui est toujours pratiquée de nos jours (de manière très minoritaire cependant).
Cette fête est donc très importante pour les Iraniens qui la vivent à travers différentes symboliques qui vous permettront de vous immerger à fond dans la culture perse et partager des moments d’hospitalité uniques.
Vous pourrez ainsi participer à la fête des flammes (danse au dessus du feu quelques jours avant Norouz) ou assister au rituel des Haft Sins où chaque famille décore sa maison avec 7 objets commençant par la lettre S pour marquer la période de fertilité qui s’ouvre (ex : une pomme « sib », du vinaigre « serkeh » etc.).
Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à en apprendre plus sur Norouz en consultant ce très bon article explicatif de National Geo qui détaille toute sa symbolique.
La sécurité et l'hospitalité en Iran
Brisons les clichés : L’Iran n’a rien d’une nation de terroriste comme la presse (américaine) en fait parfois l’écho.
Personnellement, je ne me suis jamais senti autant en sécurité qu’en Iran où je n’ai crains ni abus, ni vol, ni méfiance (j’y suis pourtant allé juste après les sanctions américaines).
Au contraire, tout le long de mon voyage, j’ai senti les iraniens à la fois profondément honorés que je vienne visiter leur pays (conscient justement de la piètre réputation qu’on leur fait en Occident), curieux d’engager un échange et de comprendre pourquoi j’ai choisi de venir ici, comment je vivais en France etc. et enfin très attentifs à ce qu’il ne m’arrive rien et que je reparte avec une bonne estime de leur pays et de leur culture.
Bref, non seulement j’ai eu la chance de connaître une profonde bienveillance de la part des iraniens mais j’ai en plus eu l’opportunité d’engager avec eux de très nombreux échanges que se soient avec des hommes ou avec des femmes.
Je ne compte même plus les fois où l’on m’a invité à boire un thé où l’on m’a offert un repas (une fois je passais juste dans la rue !). J’ai même été invité à diner dans une famille.
Le tout évidemment sans fausse générosité ni acte marchand déguisé : on ne m’a jamais laissé même payer ne serait-ce que ma simple conso ! Rendez-vous compte !
Monnaie et paiements en Iran
Rial ou Toman ?
La monnaie officielle iranienne est le Rial Iranien (IRR) mais les iraniens parlent le plus souvent en Toman (en référence à la monnaie précédente).
Attention en revanche, leur valeur n’est pas identique : 1 Toman vaut 10 fois un Rial. Pour éviter les erreurs, mieux vaut rester sur le Toman qui est l’unité de valeur la plus utilisée au quotidien.
Au moment de mon voyage 1 € valait 25 000 Touman (250 000 Rials) mais il faut savoir que ce taux n’est pas très stable et qu’il est parfois un peu différent de ce qu’on trouve dans les instances officielles. Le meilleur moyen de le connaître est donc de demander à un iranien sur place !
Payer en Iran : Cash only
Pour les paiements, une seule solution possible : le cash.
En effet les entreprises telles que Visa ou mastercard ne sont pas reconnues en Iran. Votre carte bleue est donc inutilisable aux distributeurs sauf si vous posséder un compte bancaire iranien.
Il est donc nécéssaire d’emporter l’intégralité de son budget en cash.
Pas très pratique je l’avoue mais heureusement il est très facile de changer de l’argent de manière officielle ou officieuse au fur et à mesure de son voyage.
Mon conseil : ne changez jamais plus de 50 € à chaque fois. Le coût de la vie est vraiment très très peu cher et on peut vivre très longtemps avec seulement cette somme. De plus en cas de pépin, vos euros seront toujours acceptés.
Langue et communication
En Perse on parle le perse
La langue officielle en Iran est le Perse, communément appelée le farsi.
Si son écriture ressemble à l’arabe et qu’elle s’écrit également de droite à gauche les deux langues ne sont pourtant pas les mêmes.
Le farsi possède ses propres lettres et des sons distincts. De plus, la grammaire est beaucoup plus régulière que l’arabe ce qui rend son apprentissage même basique beaucoup plus simple.
La langue perse partage enfin quelques mots transparents avec le français comme « mersi » ou plus étonnant : « vitrine ». Bref si vous aimez les langues, le farsi est une langue passionnante et tenter d’en dire quelques mots vous permettront d’ouvrir les portes et les coeurs iraniens de manière spectaculaire.
Communiquer : l'anglais domine
L‘anglais est très répandu et parlé par toute la population, des bambin à plus âgés, notamment dans les étapes touristiques (notez à ce titre que Téhéran n’est pas considéré comme une ville touristique). Il n’est pas rare non plus de croiser des francophones. Dernière solution, l’arabe puisqu’il est maitrisé globalement par tous les iraniens (apprentissage de l’islam oblige).
Se déplacer en Iran
Autant casser les clichés direct : les transports iraniens sont modernes et efficaces.
J’ai été très agréablement surpris de voir à quel point il était facile de voyager d’un point à un autre en Iran avec en bonus des infrastructures en excellent état !
Transports : tour d'horizon des différentes options
Le bus : C’est LE moyen le plus efficace pour relier les villes entre elles. Ils sont modernes, confortables, fiables et bien sur vraiment pas chers. En plus de ça, ils sont souvent bien indiqués d’autant que les iraniens seront toujours aux petits soins pour vous renseigner/accompagner.
Le métro : Celui de Téhéran est l’un des mieux entretenus que j’ai vu de ma vie au point que j’ai eu un peu honte en revoyant celui de Paris. Le ticket n’est pas cher et on le prend surtout pour l’expérience. Néanmoins ça peut dépanner plutôt que prendre un taxi.
Les taxis : En ville, les taxis sont souvent partagés et fonctionnent un peu comme un bus. On monte, on descend, on paye (un prix ridicule), on comprend rien mais c’est cool et pratique surtout si le trajet est en ligne droite. Pour les trajets plus longs, les taxis sont facilement négociables à la course, à l’heure ou à la journée ce qui est pratique pour organiser soi-même ses excursions (Persepolis etc). Pour rejoindre les aéroports, c’est souvent le seul moyen de transport mais comme toujours ce n’est pas cher.
La voiture : Enfin il est possible de louer une voiture si vous le souhaitez. L’avantage c’est que les routes sont impecc’, en revanche mieux vaut s’arranger via une agence reconnue en Iran et en France pour s’accorder sur les possibilités de paiement etc. afin d’éviter des surprises.
Les vols intérieurs : Pour traverser le pays rapidement, vous pourrez enfin compter sur les vols intérieurs qui sont très développés (le pays est vaste !) et très peu chers. En revanche, il est difficile de les réserver avec nos applis habituelles. Le mieux est donc d’aller direct sur place où de demander de l’aide de vos hébergeurs.
Trouver un logement en Iran
On trouve de très nombreux logements en Iran – particulièrement sur le circuit touristique mais vous devrez en revanche vous passer des applis habituelles pour les trouver.
En effet, la plupart des plateformes de réservations telles que Booking n’opèrent pas en Iran et sont donc inutilisables (idem pour Visa et Mastercard qui ne sont pas reconnues)
Vous devrez donc réserver directement avec les hôtels eux-mêmes. A l’ancienne quoi !
Autre méthode pour les baroudeurs : réserver directement sur place à l’improviste ou grâce aux recos des blogs et guide touristiques.
Quelle que soit la méthode, soyez assurés que le prix payé ne sera pas bien élevé ; comptez 5 à 10 euros dans un dortoir, 15 euros pour une chambre seule basique et 25 à 30 pour un hôtel plus haut de gamme.
Notez que pour demander votre visa on vous demandera souvent de justifier d’une première nuit.
La cuisine Iranienne
Personnellement, j’ai apprécié la cuisine iranienne pour sa variété immense, à l’image de son territoire. Bien qu’elle m’a rappelé des codes de ses voisins (turcs, arméniens etc), j’ai pu expérimenter de nombreux goûts et des saveurs inédites : douces, sucrées-salées voire très aigres parfois. Vous aurez donc la possibilités d’explorer en permanence des nouvelles saveurs pour des sommes toujours très modiques.
Les spécialités salées
Parmi les spécialités les plus présentes, on retrouve beaucoup de viandes grillées (kabab) à base de poulet, agneau ou foie comme c’est aussi le cas chez les voisins (turcs notamment). Elles sont quasiment toujours accompagnées de quelques légumes grillés (poivrons, tomates) ou de riz safrané (particulièrement consommé).
On mange aussi de nombreux plats en ragoûts comme le très célèbre gormeh sabzi. Enfin on trouve de nombreuses variations de salades (chirazi salad par exemple) ou de soupes comme le Ash qui est très apprécié.
Enfin pour les warriors pourquoi pas vous laisser tenter par le fameux kalepatché, sorte de pot au feu de tête de mouton très copieux que l’on mange…..le matin !
Les spécialités sucrées
Côté sucré, l’Iran à de quoi surprendre avec des palettes de goûts et de formes particulièrement variées ! Si on y trouve des grands classiques orientaux comme les bakhlavas, j’ai aussi pu goûter à de nombreux ovnis comme le pashamak (cheveux d’anges sucrés) ou le paloodeh (sorte de glace fruitée et très sucrée).
Les boissons en Iran
On trouve en Iran de nombreuses options chaudes et froides pour se désaltérer.
Parmi les boissons emblématiques iranienne on retrouve au sommet le thé (chai) servit traditionnellement avec des bâtonnets de sucre naturel au safran voire de l’eau de rose.
Vous trouverez également de nombreux jus de fruits et sodas plus classiques.
Notez que l’eau est potable dans la très grande majorité du territoire, ne vous en privez pas !
L'alcool en Iran : entre tradition et interdiction
L’Iran étant un Etat musulman, la vente et la consommation d’alcool est absolument interdite sur tout le territoire depuis la révolution islamique. Ce n’est donc pas ici que vous pourrez espérer vous faire une petite bière des fam’s en rentrant de visite.
Paradoxalement, l’alcool en Iran n’est pas pour autant tout à fait absent du paysage puisque le pays reste aujourd’hui un grand producteur et exportateur de vin dans le monde.
La Perse dispose en effet d’une longue tradition viticole, notamment dans la fabrication du vin rouge de cépage « Sirah » qui proviendrait de la région de Chiraz.
La vie en Iran : démêler le vrai du faux
Quand je dis que je suis parti en Iran, j’entends parfois tout et n’importe quoi sur la vie en Iran et ce qu’on peut faire ou ne pas faire.
Plutôt que de se lancer après des chimères, voici quelques éclaircissements sous la forme d’un VRAI / FAUX pour que vous puissiez passer outre les clichés que l’on en a et adopter les meilleurs comportements :
L'alcool est-il interdit pour tous ?
VRAI. Comme je l’explique plus haut, la consommation d’alcool est interdite que l’on soit local ou touriste. L’Iran est cependant producteur de vin pour l’export et de l’alcool local distillé illégalement circule dans la population (en toute illégalité).
Hommes et femmes vivent-ils chacun de leur côté ?
FAUX. Contrairement aux idées reçues, les hommes et les femmes ne sont pas séparés physiquement en permanence.
Ils le sont uniquement dans certains lieux comme la mosquée par exemple (il y a toujours une entrée homme et une entrée femme). Cette séparation peut également intervenir dans certains transports en commun mais n’est pas systématique.
C’était par exemple le cas dans les bus à Téhéran (même si des femmes âgées passent de l’autre côté si c’est pour s’asseoir). Dans le métro en revanche, il existe certains wagons réservés aux femmes (comme en Inde) mais tous les autres sont mixtes.
Le contact physique est-il interdit entre les sexes ?
FAUX. J’étais surpris de voir (justement dans les transports) hommes et femmes parler totalement librement et j’ai moi-même partagé plusieurs fois ma table avec des femmes iraniennes ou passé du temps avec elles en toute légalité. Concernant le contact physique il est toléré et avant tout lié au consentement : hommes et femmes se serrent la main sans aucun problème si cela est consenti mutuellement. En général c’est à la femme d’y consentir.
Les signes d'affection sont-ils interdits en public ?
VRAI et FAUX. Le régime iranien interdit les effusions publiques que l’on soit marié ou non. Concrètement, cela signifie qu’il est interdit de s’embrasser dans l’espace public. En revanche, se tenir la main dans la rue est toléré pour un couple marié et j’ai pu en voir un bon nombre qui se baladaient de cette manière dans des jardins etc. L’essentiel est de ne pas choquer les moeurs.
Le port du voile est-il obligatoire partout ?
VRAI et FAUX. Conformément à la loi islamique, les femmes doivent avoir les cheveux couverts dans les lieux publics qu’elles soient locales ou touristes.
Toutefois il n’est pas nécéssaire de porter absolument le voile : un chapeau, dès lors qu’il couvre les cheveux est toléré (surtout pour les touristes). En revanche dans l’espace privé, de nombreuses femmes ont tendance à se découvrir même hors la présence de leur mari (ex : un hôtel) ce qui est assez inédit par rapport à d’autres pays musulmans. De plus, certaines femmes iraniennes prennent de plus en plus leurs distances par rapport à cette règle en couvrant leur cheveux à moitié et en arborant des voiles colorés (interdits techniquement mais tolérés). C’est notamment le cas à Téhéran ou dans d’autres grandes villes mais c’est loin d’être la majorité (contrairement à ce qu’on voit à la télé).
Le risque d'emprisonnement est-il constant ?
VRAI et FAUX. Oui l’Iran est un régime répressif envers sa population mais pour autant c’est loin d’être le seul dans le monde (pour rappel, la majorité des pays sont sous des dictatures). Ce qui est important à savoir c’est que l’Iran ne reconnait pas la binationalité.
Même si vous êtes français et iranien en même temps, pour eux vous êtes simplement iranien et c’est tout : vous êtes donc techniquement soumis à leur autorité. De ce fait, les risques d’être retenus contre son gré ou emprisonnés sont beaucoup plus importants si vous êtes binational. En revanche, comme n’importe quel autre Etat, l’Iran n’a aucun intérêt à s’en prendre à des simples touristes « juste français » qui n’ont enfreint aucune règle contre le régime ou qui s’y opposeraient.
Et les divertissements c'est interdit aussi ?
C’est FAUX bien sûr : Système répressif ou pas, les iraniens ont quand même le droit de s’amuser même si la sortie au bar ne fait pas partie des passe-temps locaux.
Les iraniens fréquentent ainsi les bars à chichas pour fumer le kif et se retrouver entre eux. J’ai d’ailleurs pu tester l’ambiance dans l’un d’eux à Téhéran et j’ai beaucoup aimé ! Autre passe-temps plutôt nocturne : le shopping dans le bazar et surtout les balades dans les parcs et les jardins à l’iranienne qui sont toujours illuminés et ouverts jusqu’à tard dans la nuit. Les iraniens vous conseillerons d’ailleurs la visite de certains plutôt de nuit que de jour. C’est totalement safe et pratique pour ne pas surcharger sa journée de visite. Pour pousser un peu plus le plaisir, n’hésitez pas enfin à ramener dans l’herbe votre picnic ! Les iraniens adorent manger dehors et les restaurants fournissent volontiers des boites déjeuner à emporter pour ce faire. Pour finir, sports, musique et cinéma existent bien comme chez nous : souvent c’est quand même encadré par l’Etat mais pas interdit totalement.
Le baroudomètre de l'Iran
Pour barouder et me faire plaisir en voyage j’aime particulièrement aller dans une destination :
Intense, avec beaucoup d’activités et de visites possibles
Flexible, pour pouvoir en profiter en toute autonomie et sans prévoir
Accessible pour en profiter facilement et sans débourser des sommes folles
Voici ce que j’ai pensé de l’Arménie
Intensité
Malgré mes craintes de dépat, j’ai été surpris par la variété d’activités à faire en Iran. Même si ma visite s’est concentrée sur les chefs d’oeuvre de l’art islamique dont les mosquées sont le joyaux, je n’ai jamais eu l’impression de tourner en rond entre les visites de sites archéologiques, la découverte de palais, de jardins magnifiques et de villages colorés au coeur des montagnes et des plaines désertiques.
Flexibilité
Contrairement aux idées toutes faites l’Iran est suréquipée pour répondre à la demande touristique, faisant d’elle une destination idéale pour barouder au jour le jour une fois sur place.
On jouit ainsi d’une offre d’hôtel immense, de transports nombreux et fiables et de pléthore de possibilités de visites de jour comme de nuit.
De plus, l’anglais très bien maîtrisé et l’hospitalité iranienne sans faille est une garantie inestimable en cas de coup dur et de changement de plan.
Seule ombre au tableau : ne rentre pas en Iran qui veut et une certaine orga est nécéssaire en amont pour ce qui est visa, assurance, cash à prévoir.
Accessibilité
Si le coûts des billets, visa, assurance etc peuvent effrayer de prime abord, sur place le coût de la vie est si ridiculement bas que l’Iran est à ce jour le voyage le moins cher que j’ai fait sans avoir sacrifié à mon confort avec moins 500€ dépensés en 15 jours all included. Alors oui, passé la partie administrative on est vraiment les rois du pétrole.
L'Iran pour moi restera
Un monument d’hospitalité et de beauté bien trop méconnue !
Mon voyage en Iran ne date pas d’hier, pourtant c’est toujours avec autant de trémolo que je me rappelle cette destination que j’ai absolument adorée et qui figure indéniablement parmi mes lieux préférés.
Loin de l’image négative qu’on lui colle à tord, l’Iran m’a subjugué par l’hospitalité et la reconnaissance que l’on m’a témoigné la-bas. J’ai été scotché par la modernité du pays et sa facilité d’accès une fois débarqué de l’aéroport. J’y ai découvert les plus belles mosquées jamais vu ainsi qu’un univers culturel et naturel fabuleux qui ne m’a inspiré qu’une chose : revenir pour en voir davantage.
Ce pays est donc indéniablement un cap que je recommande à tout amoureux du voyage de franchir un jour, seul ou accompagné. L’Iran est un vrai paradis pour baroudeurs amoureux de l’Histoire de l’Asie centrale et curieux de gratter le vernis qui se cache derrière la piètre description que l’on en fait dans la presse.
Mon souvenir de l’Iran c’est
L'architecture islamique à tomber par terre
Si vous aimez les mosquées et l’art islamique, l’Iran est sans conteste l’une des référence du genre. D’une part car elles sont toutes accessibles aux touristes et d’autres part car les mosaïques et les décorations sont d’un faste et d’une beauté qui laisse sans voix sans pour autant se ressembler d’un endroit à l’autre.
L'hospitalité vraie des iraniens
Si les paysages et l’architecture m’ont donné envie de visiter le pays, l’Iran m’a marqué à tout jamais grâce aux rencontres que j’ai pu y faire à peine descendu de l’avion. Accueilli comme un roi, toujours aidé si besoin les iraniens m’ont témoigné une considération et une bienveillance à toute épreuve tout au long de mon séjour et c’est en partie grâce à eux que j’ai pu découvrir des coins incroyables et vivre cette expérience inoubliable. Un seul mot donc : « mersi »
L'avant-voyage
Une fois sur place, l’Iran n’a rien de difficile, bien au contraire. La bienveillance locale, la fiabilité et la modernité du pays ainsi que le coût de la vie ridicule est un atout immense qu’on néglige et ignore beaucoup trop. Malgré tout, l’avant voyage à de quoi effrayer et rebuter : Visa, assurance et clichés en tout genre peuvent décourager. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de cet article : gommer ce seul et unique point noir !