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Joyau du Maroc impérial au gigantisme absolu, Fès est une ville fascinante que j’ai adoré voir vibrer pendant quelques jours lors de mon road trip dans le nord du pays.

C’est ici que se trouve Fès El Bali, la plus grande médina du monde ! Elle serait dotée de près de 3 000 km de rues ! Même Google Maps ou Maps.me ne répertorient pas tous les boyaux de cette cité millénaire. S’y attarder (et s’y perdre) est donc un absolu must !

L’ancienne capitale de l’empire chérifien est un puits d’histoire qui présente, en plus de sa médina bourdonnante et tortueuse, quelques monuments religieux et ses fameuses tanneries prisées des touristes et photographes.

J’ai séjourné deux nuits à Fès et c’est une ville que j’ai trouvée incroyable et où j’aurais aimé rester un peu plus longtemps. Malgré son côté touristique assez assumé, c’est une ville que j’ai trouvée vraiment marquante !

Si vous souhaitez planifier votre séjour sur place, voici quelques idées et conseils pour en profiter au maximum !

Suivez le guide !

Table des matières

La carte des points d'intérêts

Pour organiser votre séjour dans l’immense ville de Fès, retrouvez quelques points d’intérêt par lesquels flâner pour profiter au maximum de l’atmosphère de cette ville impériale.

Pour optimiser votre temps, un circuit à pied vous emmènera vers les différentes visites marquantes comme les médersas et les tanneries !

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Que faire à Fès ?

Se perdre dans le vieux Fès

Arpenter de fond en comble la médina de Fès-el-Bali est l’intérêt premier de cette destination incroyable.

Si elle est entièrement fermée aux voitures (mais pas aux scooters), la médina de Fès compterait plus de 10 000 rues !

Malgré les rues parfois hasardeuses, Fès n’en demeure pas moins ultratouristique et des échoppes tapissent littéralement les murs dans quelques passages bien stratégiques. L’objectif est souvent le même : vous inciter à consommer.

On peut tout de même s’amuser pendant une bonne matinée (hors visite) à errer devant les étals garnis, observer les artisans au travail et chercher sans relâche quelques passages biscornus où se faufiler.

Si vous avez peur de vous y perdre ou que vous souhaitez tout savoir sur ses mystères historiques, vous trouverez facilement un guide le jour même. À faire dans tous les cas !

Pour se repérer, notez les rues Talaa Kebira et Talaa Sghira, qui traversent la médina d’ouest en est. C’est ici que se trouve le gros des magasins et pas mal de restaurants appréciés des touristes. Si vous cherchez du cuir, des tapis ou encore des babouches, le choix est immense et les occasions d’achat nombreuses ! Les Marocains se montrent parfois de féroces vendeurs, ne craquez pas trop vite.

Visiter les tanneries de Fès

C’est à Fès que vous pourrez observer le travail des artisans aux tanneries de cuir. Celles-ci sont à ciel ouvert, bien cachées par des magasins (de cuir évidemment) qui proposent aux touristes de monter sur leurs terrasses pour les voir. Depuis ces dernières, on a une très belle vue sur le site où sont alignés tout un tas de bacs qui servent à décolorer ou colorer les peaux. L’ammoniaque, abondamment utilisée dans le procédé, laisse souvent une petite odeur dans l’air (les Marocains vous donneront de la menthe pour la masquer).

Plan large des tanneries de Fès avec les bacs de couleurs

L’accès aux terrasses est gratuit mais il n’est en revanche pas si facile que ça d’en trouver l’entrée, peu importe le site que vous privilégiez (les tanneries Chouara ou Dar Dbagha, qui sont les deux plus connues).

Heureusement, on trouve plusieurs rabatteurs dans les rues qui vous y emmèneront volontiers (moyennant bakchich bien sûr !).

Globalement, cette visite m’a beaucoup plu et je vous la recommande chaudement ! Seul bémol, les vendeurs sont assez « pushy » pour qu’on achète en sortant des terrasses (c’est le jeu mais bon). J’ai fini quand même par prendre des babouches bien trop chères, ça servira peut-être.

Bacs de couleur dans une tannerie de Fès

Hormis ce petit passage à la douane, cette visite est vraiment sympa à faire et permet de repartir avec des jolis souvenirs et de belles photos.

Entrer dans la Madrasa Attarine

En ressortant des tanneries se trouve l’une des plus belles médersas de Fès : la médersa Attarine, fondée par le sultan mérinide Abou Saïd Othman. Elle est un théâtre de raffinement caché derrière une porte monumentale.

Cette école coranique aux proportions modestes se compose d’une petite cour carrée délicatement décorée de mosaïques et de stuc. Le tout est fantastique pour les yeux et l’objectif photo, mais souvent noir de monde. Si vous voulez le site pour vous, il faudra s’armer de patience !

Autour de la cour, le bâtiment accueillait les dortoirs des étudiants. L’entrée coûte 20 DH seulement, mais attention aux touristes ! Ce n’est vraiment pas grand, donc 30 min sont bien plus que nécessaires.

Découvrir la Madrasa Bou Inania

Proche d’une des rues principales se trouve enfin la médersa la plus connue : la médersa Bou Inania.

Cette école coranique construite au 14ᵉ siècle est beaucoup plus imposante que la précédente et s’ouvre sur une magnifique cour dallée de marbre. En haut, le minaret donne à l’ensemble un côté vraiment impérial et massif qui tranche totalement par rapport à la précédente.

Au premier étage, tout autour de la cour, se trouvent les chambres des étudiants et, au fond, la salle de prière (que l’on voit depuis la porte).

En ressortant de l’école, sur le mur en face, sur votre gauche, se trouve une ancienne horloge hydraulique datant du 14ᵉ siècle. Son mécanisme serait l’œuvre d’un magicien selon la légende…

C’est pour moi la visite la plus spectaculaire de Fès, à la fois délicate et très imposante. Il ne faut donc pas la manquer lors de votre passage. L’entrée coûte 20 DH et le tour est assez rapide (30 min), mais très stylé.

Faire une pause au jardin Jnan sbil

Pour échapper à la chaleur, c’est l’occasion de sortir un peu du labyrinthe de rues de la médina. En sortant par la belle Bab Boujloud et moyennant quelques minutes de marche, se trouve le jardin Jnan Sbil, parfait pour une pause.

Réalisé au XIXᵉ siècle, ce joli parc abriterait plus de 3 000 espèces de plantes. On y trouve un petit lac, une forêt de bambou et un joli jardin à l’iranienne que j’ai trouvé plutôt photogénique.

Le jardin permet de faire un halte en passant vers Fès-El Jdid. J’ai bien apprécié son calme et son côté familial même si je ne me suis pas attardé.

Se rendre à la Mellah, l'ancien quartier Juif à Fes el Jdid

Si l’on continue après le jardin, on arrive au commencement de Fès el-Jdid. Dans cette partie intermédiaire, on trouve une médina plus authentique et colorée. Les nuances, symbolisant les origines des différentes familles qui l’habitent, permettent de donner des ambiances originales et colorées que j’ai adorées.

Au fond de ce dédale, vous parviendrez enfin à l’ancien quartier juif (le Mellah), qui possède encore plusieurs auvents et balcons en cèdre accrochés aux maisons, parfois en piteux état. C’est autour de ce quartier que se trouvent les murs du Palais royal, fermé à la visite et pas facile à trouver. Ici, plus qu’ailleurs, le GPS est en souffrance, mais la balade, plus confidentielle et authentique, m’a beaucoup plu.

Où acheter des produits de beauté ?

Dans la grande rue de Fès el-Jdid, au milieu des étals bruyants, se trouve le très beau Riad Reda qui appartiendrait à la famille du roi du Maroc. Plutôt que d’y résider (ça ne doit pas être donné), la boutique de l’hôtel vend par contre plein de crèmes et de produits de beauté naturels à des prix vraiment très avantageux (40 à 50 DH le pot de 100 ml). C’est bien moins cher que ce qu’on vous proposera dans la médina pour l’argan, les figues de barbarie et autres végétaux dont le Maroc s’est fait une spécialité. En plus, le lieu est d’exception !

Grimper au tombeau des Merinides

Au-dessus de Fès, sur la colline El Qolla, se trouvent enfin deux mausolées de sultans mérinides. Bien qu’il ne reste plus grand-chose, les édifices, assez massifs de part et d’autre de la route, en font un excellent point de vue pour admirer la vieille ville en contrebas.

Vue sur Fes el bali au coucher du soleil avec le tombeau des Merinides au premier plan

L’accès au site est libre jour et nuit et peut se faire directement depuis une ruelle qui monte depuis la médina. On peut sinon sortir par la bab et finir par le chemin qui passe dans le cimetière. Cela évite de faire un grand tour par la route.

Sur place, 30 min permettent d’embrasser le panorama sans se presser.

Contempler les murailles et les bab de Fès

Tout autour de Fès-El-Bali, on peut voir des kilomètres de remparts qui se dressent et donnent à cette ville un côté démesuré.

Si les fortifications sont bien visibles depuis le tombeau des Mérinides, n’hésitez pas à partir à la rencontre des murs d’enceinte immenses en sortant de la médina par l’une des 14 portes qui encerclent la ville.

Parmi mes préférées, la Bab Boujloud vaut au moins de s’y arrêter 5 min pour contempler ses jolies arabesques et permet de continuer vers les tombeaux.

Passants devant les fortifications de fes
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Où manger à Fès ?

Tourisme oblige, vous trouverez des quantités de restaurants à Fès El Bali, qui reprennent les classiques marocains à des prix compétitifs. On y trouve également la fameuse pastilla, une sorte de tacos sucré-salé au pigeon ou au poulet, qui vient de Fès. À goûter !

À Fès, j’ai surtout mangé dans les restaurants à l’ouest de la vieille ville, proches de la rue Talaa Kebira.

Ma bonne adresse

Restaurant Al Oud : Ce minuscule restaurant, pas très loin de Bab Chorfa, dispose de quelques tables à l’extérieur qui permettent de ne jamais quitter la médina. Au menu, les standards et évidemment la pastilla ! La cuisine est bonne et assez peu chère.

Addition : 130 DH (harira + pastilla + thé)

Pastilla
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Où dormir ?

Fès étant super touristique, l’offre d’hébergement est abondante et épouse tous les budgets. Ce qui est cool c’est qu’on y trouve une légion de riads tous plus beaux les uns que les autres, souvent transformés en hôtel ou auberges de jeunesse.

Où loger ?

Pour ma part j’ai passé deux nuits au magnifique Riad Lalla Zoubida,

vieux de 600 ans, où j’ai pris une chambre double. Le riad est absolument magnifique.

Coup de bol, j’ai été surclassé cette fois et j’avoue avoir adoré le lieu. La chambre commence par une longue galerie qui donne une belle vue sur la fontaine. Gros point fort supplémentaire : les hôtes, qui sont à la fois attentionnés et discrets, ce qui donne une vraie impression de vivre comme un pacha. Le petit-déj est particulièrement excellent.

Coût de la nuit : 350 DH (petit déjeuner compris)

Mon avis sur Fès

Pour ma part, Fès est une ville que j’ai vraiment adorée même si c’est une étape qui peut paraître un peu clivante pour son côté hyper touristique. Malgré tout, son côté historique et traditionnel, au cœur d’une médina bouillonnante protégée par des murailles immenses, est à voir au moins une fois dans sa vie, en dépit du côté plus pénible du tourisme de masse.

Fès est donc pour moi un passage obligé si vous allez au nord du Maroc et 2 jours complets ne seront pas de trop pour profiter de l’atmosphère de la ville.

Pour moi, Fès restera

Une caverne d’Ali Baba

Le vieux Fès m’a étonné avec son millier de ruelles pleines de magasins à chaque coin de rue. Tout brille, les marchands hurlent et la foule se bouscule. On touche, goûte, marchande et achète toute la journée et toute la nuit. Dans ce désordre ambiant, Fès, capitale du shopping du Nord, possède pourtant un charme historique particulier. On la découvre délicate et spirituelle.

Mon souvenir de la région c’est

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La vue des Mérinides

Les murailles immenses de Fès m’ont vraiment impressionné, c’est pourquoi j’ai particulièrement aimé grimper au point de vue des Mérinides. La vue sur l’immensité de la ville est spectaculaire.

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L'atmosphère de la médina

Au milieu de ces ruelles bourrées de magasins, la visite de Fès est une étape à la fois grandiose et embaumée de mystère. Les visites courtes mais intenses donnent à ce labyrinthe une atmosphère à la fois grave et bouillonnante. 

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Touriste = consommateur

Temple du shopping et du tourisme, Fès peut être un peu aride lorsqu’on débarque. Les sollicitations quasi permanentes peuvent vite devenir épuisantes et la rendre très clivante. Dommage car la ville a un intérêt certain et se passerait d’un nid de vautours.

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