Le Maroc est une destination magnifique, pleine d’histoire et de paysages variés à moins de 3 h de vol depuis l’Hexagone. Véritable joyau du Maghreb, le Maroc dévoile des sites impériaux splendides et des médinas pleines de charme, une hospitalité généreuse et des traditions ancestrales chevillées à l’islam.
J’ai eu la chance de faire ma première expérience dans le nord du pays, à travers les villes de Rabat, Tanger, Tétouan, Chefchaouen, Fès et Meknès lors d’un road trip de 850 km.
J’ai découvert, à travers ces 10 jours de voyage, un Maroc pluriel tant on passe d’une atmosphère à une autre en quelques kilomètres. Tantôt côtier, tantôt espagnol, tantôt montagneux : j’ai aimé ce Maroc impérial avec ses fortifications immenses, ses médinas tortueuses pleines de boutiques et de médersas fantastiques.
De la capitale et ville impériale Rabat jusqu’aux confins montagneux de la perle bleue Chefchaouen, découvrez mon itinéraire et mes conseils pour partir dans ce pays fabuleux.
Table des matières
Mon itinéraire
Mon road trip au nord du Maroc a duré 10 jours à travers les villes de Rabat > Tanger > Tétouan & Chefchaouen > Fès > Meknès & Volubilis > Rabat.
En tout, j’ai parcouru 850 km en solo avec des étapes relativement faciles d’accès puisque l’essentiel de mon séjour se déroule dans des villes.
La voiture m’a toutefois permis d’apprécier le paysage, gagner en flexibilité et accéder facilement à quelques étapes hors villes comme Volubilis ou le littoral tangérois.
Itinéraire détaillé jour par jour :
Jour 1 : Arrivée tardive à Rabat
Jour 2 : Récupération de la voiture à 12h // Route vers Tanger (2h30) => Visite du Phare de Spartel (1h) + Grotte d’Hercule (30min) // Nuit à Tanger
Jour 3 : Visite de Tanger // Nuit à Tanger
Jour 4 : Route vers Tétouan (1h30) > Visite de Tétouan (2h) // Route vers Chefchaouen (1h) > Visite de Chefchaouen (2h) // Nuit à Chefchaouen
Jour 5 : Visite de Chefchaouen (3h) // > Route vers Fes (5h) // Nuit à Fes
Jour 6 : Visite de Fès // Nuit à Fès
Jour 7 : Visite de Fès // > Route vers Meknes (1h) => Volubilis (2h) + Moulay Idriss (30min) // Nuit à Meknes
Jour 8 : Visite de Meknes // Nuit à Meknes
Jour 9 : Route vers Rabat pour rendre la voiture (2h) // Visite de Rabat // Nuit à Rabat
Jour 10 : Visite de Rabat (2h) // Retour en avion
La carte de mon voyage
Retrouvez l’itinéraire que j’ai suivi lors de mon voyage au Nord du Maroc au départ de Rabat, long d’un peu plus de 850km.
Pour découvrir tous les points d’intérêts et les adresses utiles à chacune de ces étapes, rendez-vous dans les articles correspondants dont que je présente juste en dessous.
Bonne lecture !
Les grandes étapes
Retrouvez les grandes étapes de mon itinéraire
Tanger
1 à 2 jours seront parfaits pour découvrir la belle ville côtière de Tanger qui regarde l’Atlantique du haut de sa médina. Avec ses façades blanches surmontées de finitions jaune or, Tanger est une ville élégante qui sent bon la plage et nous rappelle l’Andalousie voisine. Sa place mythique du Grand Socco ornée de palmiers, sa médina suspendue et sa jolie kasbah font de la ville une étape parfaite pour s’y détendre en se régalant de poissons fraîchement pêchés.
Tétouan
La ville blanche de Tétouan mérite bien une demi-journée pour grimper jusqu’à son sommet qui se hérisse sur le flanc de la montagne. Malgré la pluie battante lors de ma visite, Tétouan m’a donné l’impression d’une ville charmante, idéale pour vadrouiller quelques heures dans sa médina exiguë et colorée et profiter d’une vue dantesque sur la montagne depuis sa kasbah.
Chefchaouen
1 à 2 journées sont idéales pour savourer les 50 nuances de bleu de cette petite ville perchée dans les montagnes. Hautement instagrammable, Chefchaouen m’a agréablement surpris par sa beauté dont on ne se lasse pas. Sa kasbah et sa médina offrent une balade charmante et un spectacle photographique constant. En grimpant à la mosquée espagnole, la ville bleue propose un magnifique panorama dont on profite en long, en large et en travers. À ne pas manquer si vous êtes dans le nord.
Fès
Prévoyez 2 à 3 jours pour pénétrer les mystères de la plus grande médina du monde dont les ruelles tortueuses s’étendent en boyaux tout autour de ses 14 portes. C’est vrai, Fès est une ville très touristique mais c’est aussi une cité impériale à couper le souffle. On reste bouche bée devant ses murailles immenses et son dédale de rues étroites rempli de magasins en tout genre. Fès est immanquable pour les merveilleuses médersas Seffarine et Attarine, ses fabuleuses tanneries de cuir et le magnifique panorama sur ses rues depuis le tombeau des Mérinides.
Volubilis
Une demi-journée suffit pour apprécier ce site antique exceptionnel qui présente des mosaïques romaines d’origine en parfait état ! Dans cet écrin montagneux se trouvent plusieurs vestiges intéressants qui formaient autrefois l’ancienne cité romaine. Parmi eux, un arc de triomphe, le forum et des villas romaines au sol marbré de mosaïques. Sur la route, le village de Moulay Idriss, célèbre pour son mausolée, propose enfin un point de vue photo admirable.
Meknès
Cette ville impériale m’a enchanté pour son côté authentique qu’on découvre idéalement en 1 à 2 jours. Sa charmante médina a su conserver une multitude de détails de sa splendeur passée, donnant un contraste étonnant avec son gigantisme impérial. De grandes artères parées de remparts immenses dévoilent ainsi des monuments splendides comme le tombeau de Moulay Ismaïl ou le musée de la Musique.
Rabat
La capitale moderne du Maroc située au pied de l’Océan mérite bien bien 1 à 2 jours sur place. La dernière des villes impériales aux maisons blanches est aérée et élégante. Très accessible, sa petite médina accueille quelques fondouks intéressants où admirer les artisans à l’oeuvre. A quelques mètres, l’Océan fait chanter les mouettes au dessus d’une belle Kasbah qui toise les plages. Rabat est une ville idéale pour se faire une première impression du Maroc.
Arriver au Nord du Maroc
Depuis la France, il existe des vols pour Rabat ou Fès en vol direct. Si vous souhaitez arriver à Tanger, vous devrez certainement prévoir une escale.
Niveau prix, les vols ont beaucoup augmenté depuis le COVID et fluctuent pas mal selon la saison, l’aéroport de départ/d’arrivée, etc. Aujourd’hui, on trouve généralement des billets entre 120 et 200 euros. Pour plus de précision, n’hésitez pas à faire un tour sur Algofly qui répertorie les moyennes observées. Pour plus de précision, n’hésitez pas à faire un tour sur qui répertorie les moyennes observées.
Pour ma part, j’ai payé environ 80 euros pour un vol AR Lyon – Rabat pendant le ramadan où les vols sont un peu moins chers.
Aucun visa n’est nécessaire pour aller au Maroc mais vous devez avoir un passeport en règle.
Pour communiquer, je vous conseille d’acheter une carte SIM à votre arrivée car c’est simple et peu coûteux. Comptez 7 euros pour 2 Go d’internet. Attention, à l’aéroport de Rabat, il n’y a qu’une seule boutique (épicerie) car l’aéroport est petit.
Sachez aussi que si vous arrivez à Rabat, le taxi est quasi obligatoire pour rejoindre le centre. Les prix sont affichés (150 DH le jour / 200 la nuit). En bus, il n’y a qu’une navette toutes les 45 min. En dehors de ces trajets (réglementés) l’appli Careem (appli VTC locale) permet d’éviter les négociations hasardeuse
Monnaie et langue
La monnaie locale est le dirham marocain.
1 euro = 10,7 dirhams lors de mon voyage.
En termes de pouvoir d’achat, tout est moins cher qu’en France et se paie généralement en liquide. On trouve des distributeurs assez facilement un peu partout.
Côté langue, l’arabe reste de mise. Heureusement les Marocains parlent une palette de langues impressionnante au gré des différentes influences (protectorat français, espagnol…) et du tourisme !
L’anglais, l’espagnol ou le français seront toujours des socles sur lesquels s’appuyer.
Maroc : Bienvenue à bakshishland
Si vous voyagez au Maroc pour la première fois, vous serez sans doute étonné (pas dans le bon sens) par le nombre de bakchichs que l’on vous demandera tout au long de votre voyage.
Pour ma part, je m’attendais à devoir en donner quelques-uns mais j’ai été assez choqué de voir à quel point certains Marocains en demandaient pour un oui ou pour un non. Pas très agréable à la longue !
Normalement la bakshish est utilisé pour remercier un service rendu. Pourtant son recours est si répandu à tort et à travers ici qu’il finit presque à ressembler à de la mendicité…Quel dommage ! Au final, on finit tellement par les redouter que l’on a du mal à baisser la garde.
Bref, un gros point noir que j’ai vécu et qui peut facilement gâcher votre voyage si vous ne vous y préparez pas.
Mes astuces anti-bakshish
Pour aborder cette désagréable coutume, voici trois astuces que j’ai utilisées durant mon voyage :
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Gardez une poche à bakchich séparée de votre portefeuille avec uniquement des pièces (1, 2, 5 ou 10 DH) ou des très petites coupures (20 DH max).
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Pensez à définir un budget bakchich par jour. Cela peut paraître idiot mais cela vous aidera aussi à rester encore plus ferme si vous approchez de votre limite journalière.
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Faites l’appoint dès que possible afin d’éviter que l’on vous prenne un bakchich non désiré. C’est surtout valable pour les places de parking, renseignements divers, etc., où on peut avoir tendance à considérer la monnaie en trop comme un petit pourboire.
J’ai utilisé ces trois astuces lors de mon voyage et cela a plutôt bien fonctionné. Malgré tout, en dix jours de voyage, j’ai payé environ 30 euros de bakchichs divers et pas toujours fondés, ce qui est quand même un budget !
Se déplacer en Maroc
Pour se déplacer au nord du Maroc, voici plusieurs options à privilégier selon votre budget et vos préférences de voyage.
La voiture : le choix pratique si l’on veut bénéficier du maximum de liberté et de flexibilité au niveau des visites. La route est bien entretenue et il est facile de se garer dans des endroits surveillés pour peu cher (en général autour de 30 DH la journée).
Les transports en commun : beaucoup de bus pour aller un peu partout pour pas cher et relier les villes les unes aux autres. Attention néanmoins à bien anticiper les horaires et surtout le temps à prévoir sur place (la visite sur place est souvent courte).
Les taxis : pratiques pour quelques excursions en complément des bus, leur couleur varie en fonction de la ville dans laquelle on se trouve et ils sont assez nombreux. En revanche, ils ne sont pas spécialement bon marché (pour relier les aéroports en tout cas).
Le train : efficace et peu cher surtout entre les jonctions faciles (Meknès > Fès par exemple). On n’y pense pas assez !
Conduire au Maroc
J’ai fait le choix de louer une voiture pendant 8 jours lors de mon voyage.
L’avantage de conduire au Maroc, c’est la qualité des infrastructures. Les routes sont en très bon état et il y a de nombreux parkings pour se garer (surveillés).
Conduire au Maroc est donc vraiment facile, même si je recommande de faire preuve de calme dans les villes (en cas de bouchons).
En revanche, la signalétique sur les routes ne m’a pas paru très claire. Cela rend la conduite un peu incompréhensible et donne surtout l’occasion de se prendre plusieurs prunes (merci les gendarmes marocains).
Globalement, la voiture permet une bonne flexibilité à très bas coût, mais elle est loin d’être indispensable selon moi car on passe près de 80 % de son temps dans les villes.
Les +
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L’état des routes est très bon malgré quelques rares trous/ondulations sur les plus petites routes. Avec un peu de prudence, cela ne pose aucun problème même si l’on n’a pas de 4×4.
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De nombreux parkings sécurisés sont disponibles en ville à des prix relativement faibles.
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La location est très peu chère. On trouve beaucoup de loueurs de voitures, que ce soit à Rabat ou Fès, pour des prix rikiki. En plus, j’ai trouvé ça plutôt carré lors de la remise des clés et de la restitution, donc bonus confiance.
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La flexibilité pour aller d’un site à un autre sans être lié à des horaires. Particulièrement utile pour faire des escapades à Volubilis ou au Cap Spartel.
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Les distances sont assez courtes entre les points d’intérêt. En moyenne, il y a 2 h de route entre chaque étape de mon tour, ce qui évite de passer une journée entière sur la route.
Les -
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La signalétique sur les routes est incompréhensible. Malgré les panneaux, on ne sait jamais vraiment quelle vitesse adopter. Est-ce 60 ? Est-ce 80 ? Personne ne sait, car tout le monde (même les Marocains) est perdu. Il n’y a que la gendarmerie royale qui sait, et la réponse coûte en général un petit pécule…
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J’ai trouvé les routes du Nord assez monotones et un peu ennuyeuses à la longue. Il faut dire que même hors de l’autoroute, la route est droite. À cela s’ajoute le supplice de devoir rester à 60 km/h toute la balade… cette lenteur est un peu déprimante par moments.
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La circulation dans les villes peut être assez dense. Soyez bien détendu pour aborder les ronds-points si vraiment il y a du monde, mais avec du calme, tout se passe très bien.
Coté budget
Louer une voiture au Maroc est très économique ! Pour une semaine, j’ai payé 56 euros de location et n’ai fait le plein qu’une seule fois (au départ) pour 63 euros (720 dirhams).
Prévoyez quelques euros pour l’autoroute (10 euros max).
Le permis français est accepté sans problème.
J’avais réservé quelques semaines avant sur AddCar et tout s’est déroulé nickel ! La voiture était impeccable et j’ai même été surclassé en boîte auto gratos.
La sécurité au Maroc
Je n’ai jamais eu à craindre pour ma sécurité au Maroc. La sécurité des touristes m’a parue globalement bien prise au sérieux de jour comme de nuit.
Notez qu’il y a quelques chiens errants, mais ils sont globalement adorables (et identifiés). On trouve en revanche de nombreux chats.
Pour les voitures, les parkings sont généralement gardés jour et nuit.
Se loger au Maroc
Le Maroc vit énormément du tourisme et possède de nombreuses solutions d’hébergement. Selon le budget, on va de la chambre chez l’habitant au luxueux hôtel ou riad.
Pour ma part, je fonctionne essentiellement en réservant sur Booking du jour au lendemain, et c’est suffisant pour avoir beaucoup de choix.
En termes de budget, comptez en moyenne 25 euros pour une chambre simple avec petit déjeuner et salle de bain privée. Selon les villes (plus ou moins touristiques), les prix varient.
Regardez bien les différentes options avant de faire votre choix par rapport à ce que vous cherchez (sdb privée, cuisine accessible, petit déjeuner) : on y trouve de tout.
Manger au Maroc
Nourriture
J’ai eu l’occasion de goûter à plusieurs plats marocains et berbères, traditionnels du pays. Les quantités sont en général généreuses et les goûts réconfortants, épicés et fleuris.
Voici quelques plats que j’ai aimés et que je recommande :
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La soupe hrira (bouillon avec des pois, lentilles et des légumes à la coriandre)
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Le tajine (aux légumes, agneau et fruits secs ou citron et olives)
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Le couscous (aux légumes, viande rouge ou poulet)
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La rfissa (plat berbère à l’œuf, poulet ou viande avec des restes de galettes et des légumes mijotés)
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La pastilla (galette sucrée-salée à la viande)
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La salade marocaine (salade de concombre et tomates)
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etc.
Il existe évidemment plein d’autres plats et autant de variations que l’on retrouve dans d’autres pays du Maghreb ! On ne risque pas de mourir de faim !
Au restaurant, comptez une moyenne de 7 euros pour un plat, avec des formules qui culminent rarement au-delà de 15 euros pour ajouter entrée, dessert et un thé à la menthe.
Boissons
Le thé à la menthe : véritable boisson nationale (adoptée tardivement pourtant), on le sert sucré ou non partout dans le pays. C’est délicieux pour moins de 15 dirhams. Si vous osez, prenez-le dans les cafés typiques marocains.
Le café berbère : ce café noir avec des épices sent super bon (la cannelle surtout) mais est servi plus rarement. Demandez-le dans un café ou votre riad pour vous faire une idée.
L’eau : en général non potable en ville, préférez donc les bouteilles d’eau. Heureusement, on en trouve à chaque coin de rue et presque à toute heure.
Voyager au Maroc pendant le ramadan
« Tu pars au Maroc pendant le ramadan ? Mais tu ne pourras rien faire ! »
FAUX !
Si vous hésitez à vous rendre au Maroc pendant cette période, rassurez-vous : vous ne mourrez pas de faim !
Étant moi-même parti pendant le mois de ramadan, je n’ai eu aucun mal à trouver restaurants et cafés pour déjeuner, dîner ou faire une petite pause. Certains restaurants pourront en revanche proposer des cartes raccourcies « spécial ramadan » pendant cette période, comme je l’ai vu à Rabat ou Chefchaouen par exemple.
Le ramadan qu'est ce que ça change ?
Pendant le ramadan, le rythme de vie est décalé pour laisser une plus grande place à la nuit, lorsque les privations sont terminées : les commerces ouvrent donc plus tard que d’habitude (en général en fin de matinée) mais continuent jusqu’à très tard dans la nuit (facilement jusqu’à minuit).
Les musées ferment en général un peu plus tôt aussi (vers 16h) pour permettre aux gens de se retrouver en famille pour « le petit déjeuner » à la tombée de la nuit.
Enfin, ne soyez pas surpris de voir « tout fermé » l’heure qui suit la rupture du jeûne. Les Marocains ont en effet pour habitude de fermer le rideau pour se retrouver en famille avant de rouvrir (restaurants, commerces…) une à deux heures plus tard, une aubaine pour profiter de la médina vide rien que pour vous !
Dernier point : l’alcool étant interdit pendant le mois de ramadan, il sera plus difficile de profiter d’une bière en terrasse pendant cette période. Les vols, hôtels et locations seront par contre bien moins chers 😉
Bref, aller au Maroc pendant le ramadan ne gâchera pas votre découverte du pays. Au contraire, c’est l’occasion d’être au plus proche des traditions de son peuple. Le ramadan est une période propice à l’hospitalité, et vous aurez ainsi peut-être la chance, comme moi, d’être invité à rompre le jeûne avec des locaux lors d’un moment très convivial !
Le baroudomètre du Maroc
Pour barouder et me faire plaisir en voyage j’aime particulièrement aller dans une destination :
Intense, avec beaucoup d’activités et de visites possibles
Flexible, pour pouvoir en profiter en toute autonomie et sans prévoir
Accessible pour en profiter facilement et sans débourser des sommes folles
Voici ce que j’ai pensé du Nord du Maroc
Intensité
Le Nord du Maroc possède un grand intérêt touristique mais propose curieusement peu de visites à proprement parler. Hormis quelques madrasa et un ou deux palais, on se retrouve rapidement à arpenter la médina et à faire du lèche-vitrine.
Flexibilité
Une vraie destination de routard grâce à un pays rompu au tourisme. Les Marocains sont tourist friendly.
Prévoyez un peu de temps en plus sur les routes : c’est souvent plus lent qu’annoncé sur le GPS
Accessibilité
La route est bonne, la voiture peu chère et le logement abondant. Que demander de plus ?
On débourse peu sur place, mais les bakshish, parfois un peu pénibles, alourdissent la note. On a parfois un peu trop l’impression d’être traité comme un portefeuille sur pattes…
Le Maroc pour moi restera
Un pays étonnant et pluriel que l’on découvre à travers des dédales de ruelles colorées et millénaires. Attachant, éclectique et aussi clivant par moments, le Maroc m’a plu pour son étonnante variété d’atmosphères, qu’il doit en partie à son héritage cosmopolite mais aussi à ses propres traditions régionales.
Bref, j’ai adoré me fondre dans le fourmillement incessant de ses médinas, comprendre son héritage cosmopolite et ses traditions chevillées à l’Islam.
Sa cuisine, son hospitalité et son éclectisme urbain séduiront les citadins en quête d’un dépaysement facile d’accès.
La qualité des infrastructures routières et touristiques fait de cette destination un endroit parfaitement adapté pour un road trip, seul ou accompagné.
Mon souvenir du Maroc c’est
La cuisine marocaine
Bien qu’elle fût loin de m’être inconnue, la cuisine marocaine m’a enchantée par sa générosité et son côté réconfortant. Salée, sucrée et même sucrée-salée (coucou la pastilla), la cuisine marocaine est une valeur sûre, toujours servie avec le sourire et l’envie de faire plaisir.
La diversité des atmosphères urbaines
Cosmopolites par excellence, les villes du Nord du Maroc m’ont étonnée par leur grande diversité d’ambiance et de couleurs. Montagneuse puis côtière, majestueuse ou confidentielle, colorée puis immaculée… chaque médina est si différente de la précédente qu’il est impossible de choisir entre elles ! Une seule possibilité donc : toutes les faire.
Touriste = consommateur
Le Maroc a beau être rompu au tourisme de masse, le soin apporté à l’expérience client est loin d’être maîtrisé de bout en bout. Disons-le carrément : le shopping n’est pas toujours une partie de plaisir. En cause : des méthodes de vente un peu brutales, une tarification volontairement opaque et des bakshish dans tous les sens. Dommage, car prendre les touristes pour des portefeuilles ambulants conduit rarement à faire plus d’affaires, bien au contraire.