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Plan large de la mosquée bleue au coucher du soleil

À cheval entre l’Asie et l’Europe, Istanbul est une métropole incontournable pour tout voyageur curieux de découvrir, étalés sous ses yeux, des siècles d’histoire et de conquêtes qui ont contribué à façonner notre monde moderne.

Cette ville à la fois bouillonnante de monde et si paisible à vivre est un monument culturel à elle seule, où se mêlent harmonieusement l’héritage ottoman et byzantin, offrant un spectacle visuel et historique à chaque coin de rue.

Rien que d’en parler, j’en ai des frissons tant ses somptueux palais, ses bazars colorés et ses mosquées délicates m’ont transporté à travers le temps.

Du palais de Topkapi à l’intemporelle Sainte-Sophie, Istanbul dévoile une richesse patrimoniale impressionnante que j’ai eu la chance d’explorer lors de mon séjour de quelques jours sur place.

Alors si vous aussi vous souhaitez vous rendre sur les traces de Constantinople et vivre votre propre aventure à Istanbul, je vous dévoile mes incontournables et adresses préférées ainsi que mes conseils pour organiser votre voyage. Suivez le guide !

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Mon itinéraire

Ma découverte d’Istanbul a durée 4 jours complets après un petit tour en Cappadoce au préalable. 

Voici mon itinéraire en bref :

Jour 1 :  Sainte Sophie + Mosquée Bleue // Palais de Topkapi // Soirée à Galata

Jour 2 : Citerne Basilique + Mosquée Neuve // Bazar Egyptien + Mosquée de Soliman le Magnifique // Soirée à Galata

Jour 3 :  Balade en bateau sur le Bosphore // Petite Sainte Sophie + Mosquée Sokollu Mehmet Pasa + Ruines du port de Boucoléon et balade sur la grève // Soirée à Sultanahmet

Jour 4 : Eglise Saint Sauveur in Chora + Mosquée de Selim Ier + Balade le long des remparts et porte du Canon + Mosquée Fatih + Eglise du Christ Pantocrator // Acqueduc de Valens + Mosquée de Sehzade + Mosquée de Kalender + Mosquée de Beyazit + Mosquée de Rustem Pacha + Colonne de Constantin // Soirée à Sultanahmet

La carte

Retrouvez sur cette carte intéractive les incontournables à visiter à Istanbul pour organiser votre séjour.

La liste n’est évidemment pas exhaustive, surtout si vous avez plus de temps devant vous !

En bonus, vous y trouverez quelques adresses pour découvrir la gastronomie locale entre deux visites.

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Que faire à Istanbul ?

Mes incontournables

Pour 2 jours sur place

Si vous n’avez que deux jours à consacrer à la découverte d’Istanbul, voici une liste des monuments emblématiques à ne surtout pas manquer. Voici mes recommandations :

Visiter la Basilique Sainte-Sophie

La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est pour moi le monument le plus emblématique de la ville pour son histoire incroyable, symbole de la Turquie et de son passé tortueux entre chrétienté, islam et laïcité.

Plan large de Sainte Sophie au coucher du soleil

Construite en 537 par les Byzantins dans leur nouvel empire, elle demeure jusqu’en 1453 l’un des plus grands édifices de la chrétienté grâce à son dôme imposant de 32 m de diamètre et culminant à 57 mètres de hauteur.

Son extérieur massif aux allures de forteresse contraste avec un intérieur délicat fait de mosaïques chrétiennes et de symboles à la gloire de l’Islam.

Intérieur de la basilique Sainte Sophie à Istanbul

Plus que tout, c’est son histoire que l’on apprécie : tour à tour église byzantine (537-1453), mosquée (suite à la prise de Constantinople par Mehmet le Conquérant), puis musée laïc à l’arrivée au pouvoir d’Atatürk en 1934. Elle est finalement consacrée de nouveau en mosquée par Erdogan en 2020. Quel parcours pour une si vieille dame !

La visite est gratuite et l’accès ouvert 24h/24 (sauf pendant la prière). Pour les femmes, il sera nécessaire de vous couvrir la tête pour entrer (mosquée oblige).

Comme il peut vite y avoir la queue, je vous recommande de la visiter de nuit où les touristes sont plus rares. Comptez 30 min pour vous extasier devant ses plafonds magnifiques et explorer les différentes galeries sur les côtés.

Notez que depuis sa consécration en mosquée, les anciennes mosaïques byzantines de la nef sont désormais voilées et les galeries supérieures interdites d’accès, snif.

Contempler la mosquée bleue

Juste en face de Hagia Sophia se trouve également la mythique mosquée Bleue, qui est l’une des plus connues d’Istanbul.

Commandée par le sultan Ahmet Ier, elle fut achevée en 1616 après 6 années de travaux monumentaux ayant pour but de la faire surpasser sa voisine.

mosquée bleue d'Istanbul vue depuis un jardin

En réalité, la mosquée Bleue s’appelle Sultanahmet Camii mais hérita du surnom de mosquée bleue en raison de ses 21 000 carreaux de mosaïques bleues qui en tapissent l’intérieur et font d’elle un chef-d’œuvre de l’art musulman.

Tout comme sa voisine, elle se visite gratuitement et 24h/24, sauf aux horaires de prière. Le tour est cependant très rapide à faire et dure moins de 30 min.

A proximité, l'hippodrome romain et le Mausolée d'Ahmet 1er

En ressortant de la mosquée Bleue, vous arriverez sur une vaste place où se trouvait autrefois l’ancien hippodrome romain dont la taille monumentale le plaçait juste derrière le cirque Maximus de Rome. Il n’en reste malheureusement plus grand-chose, hormis l’obélisque de Théodose (vieux de 3 500 ans), un obélisque muré et surtout une superbe colonne serpentine rapportée du temple d’Apollon à Delphes.

Proche de l’entrée à droite, vous pourrez également entrer dans le mausolée d’Ahmet Ier (gratuit), où se trouvent les cercueils du sultan, de ses différentes épouses et de ses enfants. En 30 min, on a largement fait le tour de ces deux endroits.

Visiter le palais de Topkapi

Ce palais gigantesque fut la résidence principale des sultans du 15ᵉ siècle au 19ᵉ siècle suite à la prise de la ville par Mehmet II.

Dominant le Bosphore et offrant une magnifique vue sur la rive asiatique, Topkapi se compose d’une multitude de pavillons, d’une bibliothèque, d’une mosquée, d’un hammam et d’un harem qui furent embellis au fil des siècles (26 sultans s’y sont succédé tout de même).

Sa visite est chargée d’histoire, je vous la recommande vivement malgré un prix excessif (1500 ₺ pour la totalité du palais, soit près de 45 euros !!!).

Vous y trouverez des trésors d’une richesse inouïe ayant appartenu aux sultans (j’ai rarement vu autant d’or et de pierres précieuses au cm²), une succession de jardins et de pavillons ainsi qu’une partie réservée à des reliques sacrées de l’Islam.

Le clou de la visite réside toutefois dans le harem du palais, qui est d’une magnifique délicatesse.

Afin d’éviter la foule, n’hésitez pas à vous y glisser la dernière heure avant la fermeture (16h30-17h). J’ai eu la chance de l’avoir pour moi tout seul à cette heure-ci et j’ai vraiment adoré !

Comptez au moins 2 à 3h si vous souhaitez visiter l’intégralité du lieu.

Descendre dans la Citerne basilique

Toujours à proximité de Sainte-Sophie, je vous invite enfin à découvrir la mystérieuse citerne Basilique, une immense citerne byzantine (enterrée) de plus de 8 m de hauteur.

Utilisée pour stocker l’eau, la citerne fut construite par l’empereur Justinien en 542 à l’emplacement d’une ancienne basilique.

La salle, partiellement immergée par les eaux, est parsemée de 336 colonnes, éclairée par des faisceaux colorés qui lui donnent une atmosphère vraiment magique.

Intérieur de la citerne basilique avec colonnes et éclairage orangé

Aujourd’hui, on peut circuler et en faire le tour à pied pour observer les différentes colonnes.

Bref, c’est un endroit que j’ai trouvé vraiment atypique et magique. Dommage qu’il ne soit aujourd’hui plus possible d’en faire le tour en bateau comme c’était le cas dans le temps.

Si vous souhaitez prendre votre temps, 30 à 45 min sont suffisantes et l’entrée coûte 190 TL. En général, il y a un peu de queue mais cela va vite. Méfiez-vous des rabatteurs qui proposent des coupe-file.

Grimper vers la Mosquée de Soliman le Magnifique

Perchée sur le point le plus haut d’Istanbul, la mosquée de Soliman le Magnifique (1520 – 1566) est l’une des plus belles mosquées de la capitale.

Ses proportions gigantesques font d’elle la 2ᵉ mosquée de la ville après la mosquée Bleue et traduisent parfaitement la grandeur du sultan, connu pour son appétit de conquête.

On peut y voir une coupole de 47 m de hauteur et 4 minarets à balcon signés par l’architecte Mimar Sinan, véritable rockstar de l’architecture musulmane. Je parle de lui dans ma section Fun Facts.

Au-delà de sa taille impressionnante et de la délicatesse de son intérieur, la mosquée offre un panorama absolument fabuleux sur la Corne d’Or et le quartier de Galata.

La mosquée de Soliman est au final celle que j’ai préféré visiter durant mon séjour. Ne la manquez pas, d’autant qu’elle est gratuite.

Pénétrer dans le Bazar Egyptien

Le bazar égyptien est l’un des plus grands marchés couverts d’Orient et s’impose comme une visite incontournable lors d’un séjour à Istanbul.

Contrairement à ce que laisse penser son nom, ce marché n’est pas du tout égyptien mais fut bâti en 1660 grâce aux impôts levés en Égypte.

Comme dans de nombreux bazars, l’expérience sensorielle est bien sûr au rendez-vous entre les différentes échoppes qui croulent sous les épices, gâteaux orientaux et autres victuailles exotiques.

Voute et intérieur du bazar egyptien d'Istanbul

Bon, on va être honnête : si ce n’est pas ici que vous trouverez l’ambiance la plus authentique qui soit, l’architecture du lieu et son histoire valent bien d’y faire un petit tour d’une trentaine de minutes. Vous pourrez ensuite prolonger votre découverte vers le Grand Bazar.

Entrer dans Mosquée Neuve (Yeni Camii)

Juste en face du bazar Égyptien (et formant d’ailleurs un seul et même ensemble dans le passé), la petite mosquée Yeni Camii est la dernière grande mosquée d’Istanbul qui fut édifiée dans les normes traditionnelles en 1660.

Pont de Galata et Mosquée Neuve à Istanbul

Elle n’est donc pas du tout aussi neuve que son nom l’indique, propose un intérieur vraiment délicat et dispose d’une place privilégiée au bord du Bosphore face au quartier de Galata. À voir donc !

Découvrir la Petite Sainte-Sophie

Je vous recommande enfin de visiter la « Petite Sainte-Sophie » (église Saint-Serge-et-Bacchus), une église byzantine du 6ᵉ siècle qui fut reconvertie en mosquée au 16ᵉ siècle.

Petite et intimiste, la Petite Sainte-Sophie est un bon exemple de fusion réussie entre culture byzantine et art musulman. On y trouve des colonnades charmantes et une géométrie réadaptée selon les besoins de l’islam (mihrab décalé). Bref, une visite sympa, gratuite et courte où l’on trouve en sortant un joli jardin où boire un thé.

Plan large de la Petite Sainte Sophie à Istanbul

Faire un tour de bateau sur Bosphore

Pour observer la ville d’Istanbul autrement, il est possible de réaliser une croisière sur le détroit du Bosphore.

La solution la plus simple et la moins coûteuse est de prendre un ferry au départ du pont de Galata, qui propose des balades de 2 h pour 150 TL environ (à acheter directement sur l’embarcadère, un ferry par heure).

Vous profiterez ainsi des beautés des rives asiatiques et européennes de la ville, découvrant villas luxueuses, palais anciens et mosquées lors d’une balade très agréable.

Le ferry navigue généralement jusqu’au passage le plus étroit du Bosphore (mesurant 700 mètres de largeur seulement), où se trouve la forteresse de Rumeli Hisarı construite par le sultan Mehmet II en prévision de la conquête de Constantinople !

Bon à savoir : la montée se fait en général du côté de Galata et la descente de l’autre côté, face à la mosquée Neuve.

Ferry touristique de face voguant dans le detroit du Bosphore
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Que faire à Istanbul ?

Quelques idées pour rester plus longtemps

3 à 4 jours sur place

Vous l’avez compris : la ville d’Istanbul est vaste et possède de nombreux points d’intérêt.

Parmi ceux-ci, on trouve notamment de nombreuses mosquées du 16ᵉ siècle et des églises byzantines que je vous recommande de découvrir à l’occasion d’un troisième ou quatrième jour dans la capitale turque.

Voici mes recommandations :

A proximité du centre touristique (Sultanahmet)

Pecheurs alignés sur la grève du port d'Istanbul au coucher du soleil

Un peu plus loin loin du centre

Eglise byzantine Saint Sauveur in Chora (risque de travaux)

Mosquée de Selim Ier

Mosquée Fatih (Mehmet le Conquérant)

Eglise byzantine du Christ Pantocrator (Fethiye Camii )

– Porte du Canon et remparts de Constantinople

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Arriver en Turquie

Depuis la France, on trouve de nombreux vols pour Istanbul autour des 200 euros (Pegasus / Turkish). J’ai pour ma part payé 175 euros avec bagage en soute au départ de Lyon en réservant un à deux mois avant.

L’entrée en Turquie est gratuite (pas de visa) mais nécessite d’avoir un passeport à jour (notez qu’il y a quand même des accords pour que la carte d’identité suffise, mais autant rester safe).

Istanbul compte deux aéroports : Sabiha (sur la rive asiatique, en général réservé aux vols low-cost) et Istanbul Airport (sur la rive européenne pour les autres compagnies).

Il existe des navettes pour les deux, mais le plus pratique reste le taxi. Le trajet (pour l’un comme pour l’autre) dure environ 1 h et coûte 15 à 20 euros.

Pour vous déplacer en ville, je vous recommande de télécharger l’appli de VTC locale BiTaksi afin d’éviter de négocier.

Fun fact : il existe plusieurs couleurs de taxi qui indiquent le niveau de confort et le prix est payé au kilomètre.

Concernant la téléphonie, attention au surcoût : il n’y a pas de roaming européen et le Mo coûte une fortune !

Heureusement, on peut facilement acheter une SIM en ville ou à l’aéroport (pas donné : 30 euros les 5 Go).

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Monnaie et langue

La monnaie locale turque est la lire turque.

1 euro = 29 Turkish lira au moment de mon voyage, mais il faut savoir qu’elle n’est pas particulièrement stable. En cas de doute, n’hésitez pas à vérifier les cours en ligne.

La vie est dans tous les cas bien moins chère qu’en France et la carte bleue est très souvent acceptée.

Tourisme oblige, les Turcs parlent plutôt bien l’anglais et même le français parfois, ce qui est bien commode pour communiquer (à défaut de parler le turc).

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La sécurité en Turquie

S’il faut retenir une chose, c’est que les Turcs sont de véritables crèmes. Ni embrouille ni danger quelconque ne m’a inquiété durant toute la durée de mon séjour, de jour comme de nuit.

Au contraire, j’ai rencontré des gens avenants et toujours prêts à vous donner un coup de main (pour prendre les transports en commun par exemple). Plusieurs d’entre eux étaient aussi ravis de se faire tirer le portrait !

Jeune homme posant devant un magasin de fruits secs à Istanbul
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Se loger à Istanbul

Afin de rester au plus proche des points d’intérêt essentiels de la capitale, je vous recommande de chercher un logement de préférence sur la rive européenne afin d’éviter de longs transports.

Le quartier de Sultanahmet (centre touristique) est l’endroit idéal pour rester au plus proche des sites touristiques. Le prix sera évidemment un peu plus cher qu’ailleurs.

Sinon le quartier de Galata est aussi un excellent choix pour profiter de sa vie de quartier animée. On y trouve de nombreuses adresses pour sortir et il vous suffira de traverser le pont pour retrouver le centre touristique. 

Pour ma part j’ai eu une petite préférence pour Galata grâce à son ambiance survoltée où j’ai loué un airbnb quelques jours avant de terminer mon séjour à Sultanahmet.

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Manger et boire un coup à Istanbul

La Gastronomie turque

Véritable clou du spectacle après une journée de visite, j’ai trouvé la cuisine turque variée et très bonne. On trouve ainsi de nombreuses spécialités à tester et autant de variations régionales (voir les spécialités en Cappadoce).

Côté salé, la cuisine turque reste toutefois plutôt viandarde. Voici quelques plats notables :

  • Le fameux kebab (« viande grillée » en turc) que l’on décline de toutes les façons : döner (viande cuite à la broche verticalement), Adana kebab (brochette de viande hachée et épicée), Iskender kebab (agrémenté de sauce tomate), etc.

  • Les pide (sorte de pizza sans sauce tomate et en forme de petite barque) et le lahmacun (sorte de pizza à la viande hachée que l’on voit aussi en Arménie).

  • Différentes soupes (souvent au boulgour ou aux lentilles) et enfin les fameux mezze, souvent plus végé !

Côté sucré, vous pourrez goûter à tout un panel de pâtisseries orientales parmi lesquelles les incontournables loukoums ! On en vend quasiment partout (au poids) et à tous les parfums.

Pour varier un peu, n’hésitez pas à vous laisser tenter par des profiteroles, une spécialité bien turque (j’en parle justement dans mes fun facts), ou bien un simit acheté sur le pouce ! On en vend partout dans la rue (nature ou fourré) pour quelques centimes seulement !

Boissons turques

Ne manquez pas de goûter enfin à quelques boissons typiques de la gastronomie turque :

  • L’ayran : une boisson typique salée à base de yaourt qui s’associe assez bien avec les plats à base de viande !

  • Le raki : c’est l’équivalent de notre pastis ou de l’ouzo grec (45°). Il possède un goût anisé et se boit avec de l’eau.

  • Le café turc : boisson emblématique du pays, le café turc est servi sucré ou non avec un fond de marc de café. On peut sinon lui préférer le bon vieux thé (çay) aromatisé ou nature introduit par Atatürk auprès de la population turque (voir les Fun facts).

  • L’eau… en bouteille : pour les locaux comme les touristes, l’eau n’est malheureusement pas potable. Ne faites pas l’erreur de la boire !

Mes adresses préférées à Istanbul

Voici quelques adresses que j’ai particulièrement aimé lors de mon séjour :

  • Caferaga Madrasa : Ce café propose une cuisine typique sans prétention et pas chère du tout. Mais plus que tout c’est le cadre exceptionnel que j’ai adoré puisque le café occupe l’enceinte d’une madrasa (école coranique) construite par Sinan en 1559. Idéale pour poursuivre ensuite vers Topkapi.
 
  • Adella Restaurant : Ce restaurant propose un cadre soigné au coeur de Sultanahmet. J’ai surtout adoré son magnifique rooftop au dessus de la mosquée neuve et du Bosphore pour des prix franchement normaux.
  
  • Seven Hills : C’est probablement le rooftop le plus connu d’Istanbul grâce à une position privilégiée entre Sainte Sophie et la mosquée bleue. Forcément c’est hors de prix donc je vous recommande d’y aller uniquement prendre un verre (et une photo). Si ça vous amuse on peut aussi donner une frite à une mouette à l’aide d’une fourchette…
 
  • Bilice Kebap : Une super adresse typique à Galata pour manger des grillades et des mezze que l’on vous apporte sur des grands plateaux en fer. Tout est top la bas, l’ambiance, le patron, la déco et évidemment la nourriture ! C’est clairement un 9/10 mais uniquement car ils n’acceptent pas la CB.
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Fun Facts

  • Avant la construction de la mosquée Bleue, seule la mosquée sacrée de La Mecque possédait 6 minarets. Pour conserver la hiérarchie et surtout éviter un incident diplomatique dans le monde musulman, le sultan turc en offrit donc un 7ᵉ à la ville sainte.
 
  • Selon la légende, le sultan Ahmet Ier, qui commanda la construction de la mosquée Bleue, était tellement impatient de la voir achevée qu’il venait lui-même travailler avec les ouvriers tous les vendredis.
 
  • Les profiteroles sont très populaires en Turquie et pour cause : on raconte qu’elles auraient été inventées par un Albanais dans le quartier de Péra à Istanbul. Bref, turques ou pas, on en reprend volontiers !
 
  • Le mode de vie des sultans était aux antipodes de celui des monarques européens. Si les premiers se donnaient sans cesse en représentation (cérémonies pour le coucher, le dîner, etc.), le sultan vivait au contraire dans une solitude quasi permanente (pour prier, manger, se coucher, etc.).
 
  • Considéré parfois comme le Michel-Ange musulman, l’architecte Mimar Sinan fut l’auteur de plusieurs mosquées majeures de l’empire au 16ᵉ siècle. Parmi ses réalisations, on trouve la mosquée de Soliman le Magnifique, la mosquée de Şehzade ou encore la mosquée d’Edirne (capitale ottomane avant la chute de Constantinople).
 
  • Si le thé est si populaire aujourd’hui en Turquie, c’est en partie grâce à Atatürk. Bien que le café fût préféré par la population, ce dernier était coûteux à importer après la Première Guerre mondiale et sa culture est incompatible avec les sols turcs. Le « Petit père des Turcs » lança alors une vaste campagne pour présenter le thé comme une alternative, favoriser sa production et ainsi préserver l’autonomie de sa jeune République.

Le baroudomètre d'Istanbul

Pour barouder et me faire plaisir en voyage j’aime particulièrement aller dans une destination :

Intense, avec beaucoup d’activités et de visites possibles

Flexible, pour pouvoir en profiter en toute autonomie et sans prévoir

Accessible pour en profiter facilement et sans débourser des sommes folles

Voici ce que j’ai pensé de la capitale Turque

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Intensité
Noté 5 sur 5

La vaste métropole d’Istanbul offre un terrain de jeu idéal pour les passionnés d’histoire, avec plus de points d’intérêt que l’on a de doigts sur les mains. C’est vrai : ce sont avant tout des édifices religieux, mais on peut heureusement compter sur une variété d’atmosphères différentes en naviguant de rive en rive et de quartier en quartier afin de garnir notre emploi du temps sans jamais s’ennuyer.

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Flexibilité
Noté 4.5 sur 5

Avec ses nombreux vols quotidiens, ses transports bien faits et un très large choix d’hébergements (la ville est immense !), la Turquie est une destination vraiment sans prise de tête pour s’y rendre à l’improviste. De plus, les Stambouliotes sont super peace (pour une capitale, c’est même digne d’un Oscar) et n’hésiteront pas à vous venir en aide s’ils vous voient galérer. Une belle surprise !

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Accessibilité
Noté 4 sur 5

Plutôt abordable pour les touristes français, la Turquie a également l’avantage de proposer beaucoup de visites gratuites (édifices religieux), ce qui n’est pas négligeable au bout du compte.

Seuls petits bémols : les sorties ne sont pas aussi bon marché qu’on pourrait le penser (les bars ne sont pas donnés, j’ai trouvé) et les prix sont imprévisibles à cause d’un taux de change qui fait le yoyo d’une année/d’un mois à l’autre.

Istanbul pour moi restera

L’éternelle Constantinople !

Facile d’accès, accueillante et bien sûr chargée d’une histoire incroyable, Istanbul est une ville dans laquelle tout passionné d’histoire devrait un jour mettre les pieds pour y traverser les siècles et les civilisations.

Que dire de plus sinon que cette métropole possède tous les atouts dans ses manches pour y vivre un séjour de rêve. Entre sa gastronomie généreuse, son accessibilité (niveau transport et monétaire) et bien sûr l’hospitalité des Turcs… je reste sans voix.

La Turquie est donc une destination que je recommande à n’importe qui pour sa beauté, la gentillesse des locaux et son histoire millénaire !

Mon souvenir d’Istanbul c’est

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La gastronomie et l'acceuil

Tout comme pour la Cappadoce, j’ai adoré l’accueil que m’ont réservé les Turcs, que j’ai trouvés très bienveillants et pas du tout pot de colle. Ajoutez à cela les centaines d’adresses typiques pour boire un verre et manger un morceau et vous voilà parti pour un séjour réussi !

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La sérenité de la ville

L’un de mes gros coups de cœur à Istanbul fut d’y constater le calme ambiant. Vu l’immensité de la ville, j’étais très surpris de la voir comme un peu au ralenti, sans prise de tête et toujours avec le sourire. Ça tranche par rapport à nos capitales à nous, qui sont dans la frénésie perpétuelle. Un vrai bonheur pour visiter et s’attarder.

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Le prix de Topkapi

Bien qu’il serait dommage de ne pas le visiter, le prix d’entrée est très excessif ! OK, c’est beau, mais de là à valoir 50 balles, franchement la pilule passe mal. On est d’autant plus choqué que c’est quasi la seule visite payante (mais quel gap !) et que seuls les étrangers doivent payer (c’est gratuit pour les Turcs…). Bon, c’est le jeu, mais on ne jouera qu’une fois, dommage.

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