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Parmi les destinations les plus atypiques à découvrir en Europe, la Macédoine du Nord figure à coup sûr parmi les exemples du genre !

Coincé entre la Grèce et l’Albanie, ce tout petit territoire grand comme une région française n’est pas franchement l’endroit qui attire les foules de visiteurs alors même que tous ses voisins sont de plus en plus cités.

Peu évocatrice ou simplement peu connue (il suffit de voir le nombre de guides touristiques sur cet endroit), la Macédoine du Nord actuelle possède un charme des Balkans que j’ai adoré retrouver alors même que j’avais un mal fou à me l’imaginer de premier abord malgré quelques connaissances sur Ohrid où j’ai bien failli y débarquer à l’issue de mon voyage en Albanie il y a près de 5 ans !

C’est justement pourquoi il me paraissait essentiel (oui oui allons-y franchement) de découvrir vraiment ce territoire méconnu au cœur des Balkans d’où naquit le glorieux héros Alexandre le Grand qui jadis, mit à bas la moitié du monde connu, jusqu’à l’Indus !

Alors si comme moi vous êtes curieux et vous cherchez une destination loin des foules pour des vacances tout confort à moindre coût, voici mon itinéraire complet et mes conseils pratiques pour mettre vos pas dans ceux du Grand Alexandre.

Suivez le guide !

Table des matières

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Composer son itinéraire en Macédoine du Nord

Avec sa superficie de 25 713 km2, la Macédoine du Nord est presque aussi grande que la Bretagne (27 000 km2). Certes, ici le relief est essentiellement montagneux mais les distances restent suffisamment courtes pour rayonner facilement. La traversée Skopje-Ohrid ne prend ainsi que quelques heures.

Le pays a également la chance de partager des frontières avec 4 autres pays : le Kosovo et la Serbie au nord, la Bulgarie à l’Est et la Grèce au sud avec Thessalonique comme hub.

Combien de temps rester en Macédoine du Nord ?

La Macédoine du Nord est un terrain de jeu idéal pour un voyage d’une semaine ou moins.

3 jours est vraiment le minimum à prévoir si vous souhaitez avoir la chance de découvrir Skopje et Ohrid, les deux villes incontournables du pays. Vous aurez ainsi une journée pour chacune, plus une autre pour le transit (avec ou sans étape au milieu).

Je vous recommande pour ma part de prévoir 5 jours complets pour avoir davantage le temps de découvrir chacune des deux. Vous pourrez ainsi découvrir le Canyon de Matka, à quelques minutes de Skopje et surtout faire une journée complète sur le lac à Ohrid qui vaut largement qu’on s’y attarde.

Une semaine sera enfin très confortable pour profiter des incontournables et faire des arrêts plus conséquents dans les terres ou rayonner dans les Balkans. L’Albanie et le Kosovo ne sont pas très loin après tout !

Mon itinéraire en road trip en Macédoine du Nord

Mon séjour dans le pays a duré 5 jours (dont 4 jours complets) et pour moi c’était une durée idéale pour s’immerger dans le pays. Voici le détail de mes aventures jour par jour.

Jour 1 : Arrivée en fin de journée à Skopje, récupération de la voiture de location, transit et nuit à Skopje

Jour 2 : Route vers Ohrid, visite et déjeuner à Tetovo, escale à Mavrovo, arrivée en début de soirée à Ohrid

Jour 3 : Visite complète de la vieille ville d’Ohrid et balade sur les bords du lac en fin de journée. Nuit à Ohrid 

Jour 4 : Retour vers Skopje, escale au Canyon de Matka avec balade sur le lac, arrivée à Skopje en fin d’après-midi pour rendre la voiture.

Jour 5 : Visite complète de Skopje (vieille ville et ville nouvelle) et nuit à Skopje

Jour 6 : Retour en France le matin

Mes conseils pour bien gérer son temps

  • Prévoyez large pour faire la route entre Skopje et Ohrid : les nombreux travaux allongent le temps de parcours.

  • Les tours de bateau sur le lac d’Ohrid partent en général le matin et prennent presque la journée. Pensez à vous ménager une autre journée si vous souhaitez visiter tranquillement.

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Les incontournables de Macédoine du Nord

Si vous êtes en route pour la région, voici les lieux phares à découvrir :

Skopje, la capitale au style improbable entre Orient...et kitsch

La plus grande ville du pays est un mélange aussi improbable qu’incontournable entre passé ottoman et renouveau architectural parfois un peu osé, voire totalement kitschounet.

D’un côté de la rivière, la Stara Čaršija (la vieille ville) nous plonge directement dans le cœur oriental du pays, tandis que l’autre rive collectionne les immenses statues néoclassiques au style faussement antique. Et à deux pas, le canyon de Matka vient compléter le tableau avec son calme et ses falaises impressionnantes. Une étape bien plus surprenante qu’attendue, pour laquelle deux jours sont largement justifiés.

Ohrid et son lac, l'étape magique

Ohrid est incontestablement l’étape magique du voyage. Son atmosphère suspendue et son lac à perte de vue ne cessent d’émerveiller et deux jours ne seront d’ailleurs certainement pas de trop pour en profiter. Classée à l’UNESCO, la ville accumule les églises byzantines et les ruelles pavées qu’on découvre et redécouvre à l’infini, pourvu qu’on ait encore un peu d’énergie ! Le lac et la vieille ville perchée au-dessus créent quelque chose d’assez difficile à décrire, encore plus époustouflant au lever du soleil quand les touristes roupillent encore.

Tetovo, l'escale authentique à la mosquée rarissime !

Une étape qui ne paye pas de mine au premier regard mais offre une parfaite immersion dans la Macédoine du Nord authentique. 

Elle tombe parfaitement à pic pour une halte d’une demi-journée sur la route entre Skopje et Ohrid et m’a totalement ébloui grâce à son atout exceptionnel : une mosquée peinte, unique en son genre. Ça vaut bien qu’on s’y attarde un peu, non ?

Mavrovo, la reine des étapes montagneuses

Nichée au cœur du parc national du même nom, Mavrovo est ce qui se fait de mieux pour souffler un peu au cœur du relief montagneux du pays. Certes, ce village aux airs de station de ski se mérite — il faut d’abord venir à bout des lacets qui y mènent — mais une fois là-haut, on ne regrette ni les charmants chalets en bois, ni la vue sur le lac artificiel et son église immergée, prétexte tout trouvé pour une balade avant de reprendre la route.

Les points d'intérêts en carte

Retrouvez les points d’intérêts les plus marquants sur cette carte intéractive pour préparer votre voyage en Macédoine du Nord.

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Que faire en Macédoine du Nord ?

Skopje, la capitale du pays

Mi-ottomane, mi-récente, la capitale de la Macédoine du Nord est un étonnant mélange de styles ! Elle se visite agréablement lors d’une longue journée à travers son vieux bazar, sa forteresse et ses différents monuments inspirés de la Grèce antique bien que datant en réalité de… 2014 !

Voici les différents éléments à ajouter à votre tour de Skopje :

La Vieille ville de Skopje

Avec ses ruelles pavées, ses mosquées et sa forteresse, la vieille ville de Skopje, ou Stara Čaršija, est l’un des premiers arrêts que je vous recommande si vous passez à Skopje et qui mérite bien d’y passer une matinée entière pour parcourir ses points d’intérêt majeurs et profiter de son ambiance très orientale. Voici mes recommandations de visites :

Le bazar de la Stara Čaršija

Occupant une large part de la vieille ville, le vieux bazar est le cœur battant et oriental de Skopje et un bel exemple du genre si vous n’en avez jamais arpenté un ! Tracé de grandes allées pavées, c’est un endroit très agréable pour flâner et s’immerger peu à peu dans la culture macédonienne, marquée par plus de 500 ans sous domination ottomane (de 1392 à 1912).

Résultat, ce bazar reste aujourd’hui le plus grand des Balkans après celui d’Istanbul et mérite tout à fait d’y passer quelques heures pour explorer son charme authentique sans se sentir écrasé par la foule – privilège pour un bazar.

Ma rue préférée : rue Salih Ağa, une des artères les plus animées du bazar, avec ses cafés qui s’enchaînent et une petite mosquée qui veille sur le tout.

Les caravansérails Suli An et Kapan An

Pas très loin de cette dernière, et de l’excellent magasin de burek Eski Burek Shop, vous aurez l’occasion de découvrir le Kapan An, qui est le plus vieux caravansérail de la ville (érigé en 1460). Le rez-de-chaussée est désormais occupé par un restaurant mais autrefois, ce sont les bêtes qui s’y trouvaient.

Le caravansérail Suli An, situé près du hammam Cifte, est quant à lui composé de deux étages en brique assez typiques des caravansérails classiques. Tout comme le premier, il date de 1460 mais abrite depuis le XIXe siècle une partie des locaux de la faculté des beaux-arts et un petit musée.

Le Hammam Cifte

Un peu caché derrière les boutiques de souvenirs entre le Suli An et la mosquée Murat Pacha, ce hammam ancien est un exemple typique des constructions ottomanes avec ses douze coupoles et deux dômes en plomb qui fûrent bati fin 15ème siècle. Celui-ci avait aussi la particularité d’être double : on y acceuillait les hommes et les femmes dans deux espaces séparés. Un troisième espace était enfin réservé aux juifs. Un vrai exemple de modernité pour l’époque. Aujourd’hui il n’est plus en activité et abrite des expos, mais vaut quand même le coup d’oeil de l’extérieur.

L'église St Sauveur

Je vous recommande enfin de terminer votre tour du bazar par l’église Saint-Sauveur qui m’a ébloui pour son iconostase absolument remarquable.

Je vous l’accorde, d’extérieur elle ressemble davantage à une tour de garde qu’à une église, ce qui ne m’a pas aidé à la trouver, même avec Google Maps ! Construite vers la fin du XVIIe siècle, son apparence discrète fut en effet pensée pour ne pas attirer l’attention à une époque où l’islam dominait et j’avoue que c’est plutôt réussi.

Quoi qu’il en soit, c’est à l’intérieur que tout se passe puisque, en descendant quelques marches, vous trouverez une iconostase entièrement taillée dans un seul bloc de noyer qui est absolument remarquable !

Comptez un petit pécule pour l’entrée (120 MKD) et sachez que les photos sont interdites, donc vous garderez uniquement ce souvenir pour vous, mais il vaut le coup !

En ressortant, la petite cour est sympa et abrite aussi le tombeau d’un révolutionnaire bulgare.

Mosquée Mustafa-Pacha

Au tour des mosquées désormais ! Le bazar en compte plusieurs un peu partout (mosquée Gazi Isa Bey, mosquée Aladja ou mosquée Murat-Pacha notamment) mais c’est surtout la mosquée Mustafa-Pacha que je vous invite à découvrir.

Bâtie en 1492, c’est la plus grande de Stara Čaršija et aussi l’une des plus imposantes avec son minaret de 47 m et sa situation surélevée sur une petite colline qui domine la vieille ville. L’intérieur est simple dans un pur style ottoman mais la visite est rapide, agréable et gratuite. Vous pourrez ensuite enchaîner facilement vers la citadelle, à deux pas, afin de terminer votre tour de la vieille ville.

La Forteresse de Skopje

Perchée au-dessus de la ville, la forteresse Kale offre une vue à 360° sur Skopje depuis son point culminant à 268m d’altitude. Construite par l’empereur Justinien puis agrandit par les ottomans, elle est libre d’accès et donne une balade plutôt agréable à travers murailles et tours sur toute la portion ouest.

Ne vous attendez pas non plus à un truc de dingue car l’entretien laisse parfois à désirer avec quelques débris par-ci par-là dans les tours, et une statue au style résolument soviétique qui tranche un peu avec le décor. 

J’y étais le jour des jardiniers pour une tonte bien méritée, ce qui dit long sur le niveau de fréquentation touristique. Une étape qui a du charme malgré tout.

La nouvelle ville de Skpoje

Au sortir du bazar, changement d’ambiance. Exit le Skopje oriental et bienvenue à la Macédoine du Nord moderne, bétonnée mais aussi bien attachée à ses racines antiques — quitte à surjouer un peu les statues monumentales, les immeubles néoclassiques et les fontaines gigantesques dans le cadre du projet architectural « Skopje 2014 ». Bref, c’est kitsch, c’est assumé, mais finalement ça a son charme et rend le tout agréable à parcourir. Voici les incontournables :

Place du soulevement de Karpos

Cette importante place située entre le Vieux bazar et le Pont de Pierre est un passage obligé qui ne passe certainement pas inaperçu. Celle-ci met en effet en scène Philippe II de Macédoine debout sur une colonne tel un véritable héros guidant le peuple.

Autour, deux fontaines tout aussi monumentales, garnies de statues, représentent quant à elles d’autres figures de l’histoire macédonienne parmi lesquelles la mère d’Alexandre dans des scènes qui évoquent la natalité. Une sorte de panthéon national revisité façon kitsch moderne, né du fameux projet Skopje 2014 qui tente de rappeler l’Histoire du pays à travers plusieurs statues monumentales et bâtiments faussement antiques.

L'Histoire de Macédoine en bref

Avant Philippe II, le territoire de l’actuelle Macédoine du Nord est un puzzle de petits royaumes aux frontières floues : Illyrie à l’ouest, Dardanie au nord, Péonie au nord-est… En gros, un canevas de territoires pas vraiment unifiés dans une géographie globalement dominée par la Grèce antique au sud.

C’est Philippe II qui change tout au IVe siècle avant J.-C. en unifiant plusieurs entités, se trouvant en partie dans l’actuelle Macédoine du Nord, sous son nom.

Son fils Alexandre prend ensuite le relais et en fait l’un des plus grands empires de l’Antiquité, des portes de la Grèce jusqu’aux confins de l’Inde.

Un héritage colossal mais parfois disputé avec la Grèce voisine et qui explique pourquoi les Macédoniens d’aujourd’hui y sont encore si attachés, statues monumentales à l’appui.

Le Pont de Pierre

Séparant aujourd’hui les deux rives de Skopje, le pont de pierre est le symbole de la capitale. C’est aussi l’un des ouvrages que j’ai préféré lors de mon séjour, avec son aspect à la fois simple mais imposant qui en fait un super sujet photo de jour comme de nuit.

Sa date de construction est en réalité assez floue. Certains prétendent qu’il daterait de l’époque romaine tandis que d’autres évoquent plutôt une construction autour du XVe siècle suite à la conquête ottomane — plus probable, surtout quand on sait qu’un mirhab (fenêtre indiquant la Mecque) s’y trouve dans une petite tour de guet située au milieu du pont. Dans tous les cas, il est bien antérieur aux différentes statues qui l’entourent, rajoutées dans le cadre du projet Skopje 2014 et, malgré de nombreux travaux de rénovation, il a encore bien du cachet !

La Place de Macédoine

L’immense place de Macédoine représente l’épicentre du nouveau Skopje érigé dans le cadre du projet Skopje 2014. Entourée de fontaines aux scènes mythologiques (toujours un peu kitsch), elle met surtout en scène un certain Guerrier à cheval, perché sur une colonne de plus de 14 mètres.

Bon, pas besoin d’être un génie pour reconnaître l’hommage masqué à Alexandre le Grand, qu’il a fallu rebaptiser pour ne pas s’attirer les foudres de la Grèce voisine. Avec ses 18 000 m², la place est à la hauteur du personnage et marque le point de départ de plusieurs rues piétonnes assez sympas à explorer.

Le Musée archéologique national

Installé dans un imposant bâtiment néoclassique aux fausses allures de temple antique, le Musée archéologique national abrite aujourd’hui plusieurs collections d’objets qui retracent l’Histoire de la Macédoine du Nord. Personnellement, je ne l’ai pas fait, mais a priori ce n’est pas forcément une perte car, bien que ce soit l’un des plus grands musées du pays, mosaïques, sculptures, bijoux, etc. ne sont pas toujours bien mis en valeur.

C’est toutefois un endroit qui m’a bien plu pour son emplacement sur le très poétique pont des Civilisations, orné de statues de part et d’autre. Par contre aucune idée de qui est qui, je vous laisse faire le tour des portraits !

La Cathédrale de Skopje

Construite dans les années 1970 après le violent séisme qui a frappé la ville en 1963, la cathédrale de Skopje est particulièrement remarquable pour son architecture moderne. J’espère que vous aimez la géométrie car voilà une église orthodoxe bien originale !

Son intérieur est quant à lui assez sombre et sobre, offrant une atmosphère paisible propice au recueillement. Même si elle ne figure pas parmi les monuments les plus visités de la capitale macédonienne, elle témoigne de la diversité religieuse et culturelle qui caractérise Skopje.

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Que faire en Macédoine du Nord ?

Le Canyon de Matka

Véritable écrin de nature créé en grande partie par l’Homme, le Canyon de Matka est l’un des endroits de la région de Skopje les plus sympas à découvrir !

Situé à une petite quinzaine de kilomètres de la capitale, ce canyon creusé par la rivière Treska offre un cadre naturel superbe avec son lac, sa grotte Vrelo et ses monastères et, l’été, c’est sans aucun doute un must-see !

Et bien que le soleil n’était pas vraiment au beau fixe lors de ma visite (bonjour la pluie), c’est un endroit que j’ai beaucoup aimé, même à moitié trempé !

Bien profiter du canyon de Matka

Le canyon est un endroit génial si vous aimez les activités nautiques.

On peut notamment y pratiquer le canoë-kayak ou tout simplement profiter d’une balade en bateau avec ou sans visite de la grotte de Vrelo, l’une des principales attractions du lac.

Bref, cela reste une belle option et je dois dire que j’ai beaucoup aimé la faire. Le tour dure une heure aller-retour avec une escale de 10 min dans la grotte de Vrelo, qui possède 2-3 salles illuminées avec de jolies stalactites ! Comptez 500 MKD pour 1 h de bateau et la visite de la grotte.

Un lieu idéal à découvrir si vous avez au moins une demi-journée devant vous et que vous aimez la nature. Sur place, vous aurez la possibilité de découvrir le lac de différentes manières selon vos goûts.

Vous pouvez en faire le tour à pied grâce à un sentier qui longe les falaises et donne une belle vue sur les eaux en contrebas.

On peut sinon en profiter à travers plusieurs activités nautiques comme le kayak pour les plus sportifs.

Enfin, vous pourrez embarquer pour une courte excursion en bateau jusqu’à la grotte de Vrelo, l’une des principales attractions du site.

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Que faire en Macédoine du Nord ?

Ohrid, la perle de Macédoine du Nord

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Ohrid est LA destination incontournable de Macédoine du Nord qui vaut autant le détour pour son lac, l’une des plus anciennes étendues d’eau d’Europe, que pour sa ville perchée dont le centre historique est parfaitement bucolique.

Je vous passe le suspense, mais j’ai littéralement adoré cet endroit ! Voici les raisons pour lesquelles vous devez absolument y aller : 

La Vieille ville d'Ohrid

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la vieille ville d’Ohrid est le cœur historique de la cité qui dévoile un dédale de ruelles pavées, d’églises byzantines et de maisons traditionnelles qui témoignent de plus de deux mille ans d’histoire à travers l’Antiquité, l’Empire bulgare, la reprise byzantine et bien sûr la domination ottomane ! 

Une journée complète n’est donc pas de trop pour apprécier tous ses détours, ses points d’intérêts mais aussi faire quelques pauses bien méritées (ça grimpe !). Voici les points d’intérêts à ajouter à votre balade :

La Cathédrale Sainte-Sophie d'Ohrid

Au cœur du centre historique d’Ohrid, la cathédrale Sainte-Sophie est l’un des plus importants monuments religieux de la ville et un véritable témoin de la diversité religieuse qui a perduré au fil des siècles.

Sa construction actuelle remonte au XIe siècle, mais elle a avant cela traversé bien des époques et des règnes différents. Située à l’emplacement d’un ancien temple grec, elle devint d’abord basilique sous l’impulsion des Bulgares (le fameux empereur Samuel) qui firent d’Ohrid leur capitale au IXe siècle. Plus de 100 ans plus tard, c’est désormais aux Byzantins d’y laisser leur marque dans la forme connue actuellement, faisant de l’église un symbole de leur reconquête en lui ajoutant de superbes fresques.

Mais l’histoire ne s’arrête évidemment pas là, puisque la cathédrale passera par la suite sous les mains des Serbes (qui lui ajouteront encore des fresques) et, pour finir, des Ottomans qui la transformeront en mosquée, ajoutant davantage à la particularité de ce bâtiment médiéval. Bref, un beau melting-pot architectural qui vaut vraiment le coup de la visite !

Comptez 120 MKD pour la visiter. Horaires : 8 h 30 – 19 h.

Eglise st Jean de Kaneo

Cette toute petite église est la photo la plus prise de Macédoine du Nord. Et pour cause : son cadre suspendu au-dessus du lac est absolument splendide, surtout quand le site est absolument vide. On a alors vraiment l’impression d’avoir le lac rien que pour soi dans cet écrin de verdure un peu à l’écart de la vieille ville !

Un conseil : venez avant 9 h si vous ne voulez pas de parasites sur vos photos, voire mieux : dès le lever du soleil comme c’était mon (presque) mon cas.

Sinon, l’église aurait été construite aux environs du XIIIe siècle dans un style qui ressemble bougrement à celui des églises que j’ai pu voir en Arménie lors d’un autre road trip. En effet, l’empereur byzantin Basile Ier, d’origine arménienne, aurait a priori laissé sa patte dans la région, notamment dans l’architecture de plusieurs bâtiments religieux.

La forteresse de Samuel

Perchée tout au sommet de la vieille ville, la forteresse de Samuel est à faire dans la continuité de l’église de St Jean de Kaneo moyennant une dizaine de minutes de marche vers les hauteurs à travers les pins.

Elle se mérite un peu (ça grimpe) mais permet d’accéder à un superbe panorama sur le lac depuis ses tours culminant à près de 16 mètres de hauteur pour certaines ! À l’origine, cette place forte remonterait à l’Antiquité et même s’il ne reste plus grand-chose d’origine à l’heure actuelle, ça reste un bel endroit que je vous recommande de découvrir. Attention, jouez bien votre coup pour ne pas finir à la porte comme moi.

Ouverture tous les jours sauf le lundi de 9 h à 20 h.

Théâtre antique d'Ohrid

En redescendant de la forteresse, le théâtre d’Ohrid est une autre étape que je vous recommande, surtout pour son panorama sur le lac et la vieille ville.

Construit à l’époque hellénistique, puis agrandi sous la domination romaine, le théâtre antique d’Ohrid est le seul théâtre antique de Macédoine du Nord encore préservé.

Il accueille aujourd’hui des concerts et des représentations en plein air, notamment lors du Festival d’été d’Ohrid.

Eglise de la Mère de Dieu Perivleptos

Cette petite église au nom compliqué est haut la main la plus belle visite à faire dans la vieille ville. Située un peu en surplomb du théâtre antique, son emplacement offre un superbe balcon sur la ville qui épouse parfaitement son nom grec signifiant « vue de partout ».

Surtout, elle possède un intérieur absolument hors du commun, entièrement décoré à la fin du XIIIe siècle par deux des plus grands artistes des Balkans, laissant du sol au plafond des fresques splendides ! Si toutes sont remarquables (apportez une minerve, vous en aurez besoin), deux d’entre elles sont considérées comme des chefs-d’œuvre dans le chef-d’œuvre : la Déploration du Christ (à gauche) et la Dormition de la Mère de Dieu au-dessus de la porte. Une vraie claque à garder vraiment pour la fin de votre balade et juste pour vos yeux (photos interdites).

Comptez 120 MKD pour la visiter. Horaires : 9 h – 18 h.

Les perles d'Ohrid : le cadeau souvenir typique

Une fois toutes ces belles visites faites, je vous recommande de flâner un peu à travers la vieille ville et pourquoi pas, faire un peu de lèche-vitrine dans la rue St Clement, l’une des plus animées du bas du centre-ville. C’est l’endroit idéal pour manger une glace ou découvrir les différentes curiosités de la région comme les fameuses perles d’Ohrid, le cadeau souvenir typique du coin. Pratiquement tous les magasins vendent des perles sous toutes les formes, mais quelques familles sont réputées comme celle des FIVELI, dont la boutique est fréquemment visitée par les groupes de touristes.

Profiter du lac d'Ohrid

Dernier incontournable qui mérite une journée ou une demi-journée à lui tout seul, le lac d’Ohrid m’a totalement ébloui lors de mon séjour dans la région. Franchement, je regrette presque de ne pas lui avoir consacré suffisamment de temps, donc voici des informations pour que vous en profitiez pleinement.

Un peu d'Histoire : Ohrid, le plus ancien lac des Balkans

À cheval entre la Macédoine du Nord et l’Albanie, le lac d’Ohrid est le plus ancien lac des Balkans et l’un des plus vieux d’Europe. Âgé de plusieurs millions d’années – comme le lac Titicaca, dont il est un lointain cousin –, il abrite un écosystème exceptionnel composé de nombreuses espèces endémiques. Cette richesse naturelle lui a valu, avec la ville d’Ohrid, son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979.

Depuis l’Antiquité, le lac joue un rôle essentiel dans le développement de la région, notamment pour les échanges commerciaux et la pêche. Aujourd’hui, il est devenu le principal atout touristique d’Ohrid et contribue largement au charme de la ville.

Profiter des rives du lac

En été, le lac est un véritable lieu de vie où se retrouvent aussi bien les habitants que les visiteurs. Ses eaux particulièrement claires invitent à la baignade et peuvent atteindre près de 25 °C durant la belle saison.

J’ai personnellement adoré la présence du lac tout au long de mon séjour. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à faire le tri parmi les nombreuses photos prises sous tous les angles ! La promenade aménagée est particulièrement agréable au coucher du soleil, avec ses bars lounge, ses terrasses et les nombreuses petites échelles qui permettent d’accéder facilement à l’eau.

Découvrir le lac en bateau

Pour apprécier pleinement le lac d’Ohrid, je vous recommande également une balade en bateau. C’est une excellente façon d’admirer la vieille ville depuis l’eau et de rejoindre des sites emblématiques comme l’église Saint-Jean de Kaneo ou le monastère de Saint-Naum, situé à une trentaine de kilomètres au sud.

Si cette excursion vous tente, pensez à réserver ou à négocier votre balade la veille. La plupart des bateliers partent tôt le matin et reviennent dans l’après-midi, selon l’itinéraire choisi. Vous pourrez ainsi organiser plus facilement le reste de votre journée.

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Que faire en Macédoine du Nord ?

Tetovo et Mavrovo : deux escales possibles entre Ohrid et Skopje

Bien que Ohrid et Skopje trustent l’essentiel de l’intérêt touristique (à raison), j’ai quand même pu découvrir deux endroits sur la route qui m’ont assez plu et pourraient aussi s’intégrer dans votre road trip si vous êtes de passage dans ce pays : Tetovo, une escale assez authentique qui m’a beaucoup plu pour sa mosquée, et Mavrovo, le poumon vert de la Macédoine du Nord.

Voici ce à quoi vous pouvez vous attendre dans ces deux endroits :

Tetovo, l'escale entre héritage ottoman et culture albanaise

Située à une cinquantaine de kilomètres de Skopje, Tetovo est une petite ville qui ne paie pas de mine mais qui vaut néanmoins le détour pour deux pépites ottomanes : la mosquée colorée et le tekké Arabati-Baba.

La mosquée colorée (Šarena Džamija)

La mosquée colorée est LE monument à voir à tout prix si vous vous rendez à Tetovo. Bâtie le long de l’agréable rivière Pena, cette mosquée se distingue par ses façades entièrement ornées de motifs floraux et géométriques peints à la main. Une absolue rareté dans le monde islamique où on la joue généralement assez sobre à l’extérieur chez les Ottomans. Plutôt modeste, elle possède également un joli intérieur (gratuit), une petite cour fleurie et même un balcon où il est possible de monter depuis l’extérieur de la mosquée.

Seul le minaret est encore d’époque (1495), tandis que le reste de la mosquée aurait été reconstruit au XIXe siècle à l’emplacement d’une autre église colorée. Bref, une halte nécessaire, surtout quand on sait qu’il n’existe que 2 autres exemples de mosquées colorées dans les Balkans, dont la mosquée Et’hem Bey que j’avais découverte lors de mon road trip en Albanie.

Le tekke Arabati Baba

À 15 min à pied de la mosquée, le tekké Arabati Baba permet enfin de prolonger la visite. Il s’agit d’un ancien complexe soufi datant du XVIe siècle et qui servait de lieu de vie et de recueillement pour les derviches bektachis. L’ensemble est assez vaste avec une apparence un peu militaire à l’entrée (pas très bien entretenu d’ailleurs). On progresse ensuite dans le vaste jardin pour découvrir plusieurs bâtiments au style ottoman caractéristiques et ornés de drapeaux albanais, puisque c’est bien le gouverneur albanais qui en est propriétaire ! Au fond, on y trouve enfin une petite mosquée et une jolie petite cour avec quelques sépultures. Pas dingue, dingue comme visite pour être honnête, mais c’est au moins l’occasion d’une balade !

Mon avis sur Tetovo

Globalement, n’attendez pas la lune de Tetovo, hormis sa mosquée colorée qui vaut vraiment le coup d’œil, même rapide. Sinon, le centre-ville possède une architecture essentiellement soviétique où 1 à 2 h sont bien suffisantes. Côté positif, Tetovo ne demande aucun détour sur la route entre Ohrid et Skopje et la rivière Pena offre un cadre très agréable pour déjeuner, notamment au café Mulluri et sa belle terrasse.

Mavrovo, entre montagne et nature préservée

À environ deux heures de route de Skopje, le parc national de Mavrovo offre un tout autre visage de la Macédoine du Nord. Ici, les paysages sont dominés par les montagnes du massif du Šar, les forêts denses et le lac de Mavrovo, particulièrement agréable en été comme en hiver, faisant de ce lieu une destination appréciée lorsqu’on cherche à prendre un bon bol d’air.

Le lac de Mavrovo

Situé au milieu du parc national, le lac de Mavrovo est l’atout n°1 de cette petite région grâce notamment au merveilleux panorama qu’il offre depuis le village. Il est cependant totalement artificiel (depuis 70 ans) et propose aujourd’hui une bonne base pour pratiquer de nombreuses activités nautiques. Bon, moi je me suis contenté de m’y balader, ce qui est déjà pas mal.

En fonction du niveau de l’eau, on peut parfois apercevoir l’église Saint-Nicolas partiellement immergée, vestige de l’ancien village de Mavrovo.

L'église engloutie Saint-Nicolas

Je me suis surtout permis une halte pour découvrir l’église englouti de Saint Nicolas, une ancienne église orthodoxe abandonnée qui se trouve à la limite des eaux du lacs et fini parfois….engloutie par les eaux, ce qui en fait un très bon spot pour les instagrameurs de tous poils.

L’intérieur est globalement en ruine et parachève admirablement ce charme romantique !

Si vous utilisez le GPS, attention à ne pas aller par erreur dans la nouvelle église Saint Nicolas située plusieurs centaines de mètres avant celle-ci, mais en surplomb du lac cette fois !

Mon avis sur Mavrovo

Si la déco station de ski de Mavrovo est rafraîchissante, j’ai été globalement assez déçu par le village qui n’a finalement pas grand-chose à proposer pour les gens de passage comme moi, hormis un petit café les yeux dans les yeux avec le lac et la nature environnante. Cela dit, c’est presque sur la route, ce qui est l’occasion de voir un peu du pays avant de rejoindre Ohrid. Si vous kiffez les randos en revanche, c’est certainement un spot à garder en tête !

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Arriver en Macédoine du Nord

Voici quelques infos pratiques pour préparer votre séjour en Macédoine du Nord.

Vols vers la Macédoine du Nord

Soyons honnête : la Macédoine du Nord est assez mal reliée à la France et cela explique peut-être son statut encore confidentiel. Il n’existe que quelques vols par semaine, donc mieux vaut éviter d’arriver en retard à l’aéroport.

Si vous êtes sur Paris, seul l’aéroport de Beauvais et la compagnie Wizz Air assurent des liaisons avec le pays vers Skopje pour des tarifs autour de 150 € A/R en moyenne qui varient peu. 

J’ai ainsi payé 163 € mon vol en l’achetant 3 jours avant.

Alternativement, il est également possible de se rendre dans le pays en passant par ses voisins. Thessalonique en Grèce n’est située qu’à 3h de Skopje, tout comme Tirana en Albanie.

Aucun visa n’est nécéssaire si vous êtes ressortissants européens. Le passeport reste quand même préférable.

Roaming : attention au hors forfait

Attention, la Macédoine du Nord n’est pas couverte par le roaming de votre forfait en Europe.

Pensez à prendre une carte SIM locale à l’arrivée ou à prévoir une eSIM avec Holafly et consorts pour éviter le hors-forfait.

Moi, je vous conseille de prendre directement une carte SIM locale à votre arrivée à l’aéroport. Les principaux opérateurs occupent des kiosques et proposent des forfaits à prix rikikis pour les touristes à partir de 2 € pour 500 Mo.

J’ai payé 750 MKD (= 12,4 €) pour une SIM prépayée avec 15 Go, mais il y a vraiment plein d’options.

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Monnaie, coût de la vie et langue

Monnaie et coût de la vie

La monnaie officielle du pays est le denar macédonien (MKD). Pour se faire une idée rapide, comptez environ 60 denars pour 1 euro.

Le coût de la vie est 40 à 50 % moins élevé qu’en France, ce qui fait de la Macédoine du Nord une destination très abordable : vous allez pouvoir vous faire plaisir sur les restaurants et les hébergements, très qualitatifs à bas prix.

Bonne nouvelle également : les paiements par carte sont largement acceptés partout et pour tout. Seuls les taxis ou les établissements du bazar de Skopje ne prennent que le liquide, ce qui est une excellente nouvelle.

Néanmoins, il reste utile d’avoir un peu de liquide sur soi au cas où, en denars ou en euros. J’étais surpris de voir que les deux devises sont généralement acceptées, même si la conversion affichée est plutôt à l’avantage des denars.

Beaucoup de distributeurs sont présents un peu partout, donc inutile de trop anticiper.

Langues parlées

La langue officielle est le macédonien, une langue slave du Sud qui utilise l’alphabet cyrillique. Elle est assez proche du bulgare et partage également des similitudes avec le serbe, le croate et le bosnien, ce qui permet souvent aux habitants de la région de se comprendre partiellement.

Toutefois, comme une importante minorité albanaise est également présente dans le pays (dans l’ouest notamment), on y parle beaucoup l’albanais aussi.

Bref, comme souvent dans les Balkans, on y parle de nombreuses langues.

Cela dit, l’anglais est aussi extrêmement bien maîtrisé de manière générale, même par les générations plus âgées, ce qui rend la communication très facile.

Je vous recommande malgré tout d’apprendre 2-3 mots de base comme bonjour (dobroden) ou merci (hvala). Les Macédoniens adoreront ce petit effort !

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Se déplacer en Macédoine du Nord

Le meilleur moyen de se déplacer en Macédoine du Nord est la voiture !

Malheureusement, les transports restent peu développés, avec un réseau ferré quasi inexistant et des bus qui ne couvrent que les liaisons entre les villes les plus importantes.

Comptez seulement 8 bus par jour entre Skopje et Ohrid ! Pour un séjour court, c’est suffisant, mais au-delà, je vous recommande d’opter pour la location de voiture qui vous donnera plus de flexibilité pour sortir des sentiers battus.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe plein de loueurs différents et que le prix de la location est vraiment abordable.

Bien choisir son loueur de voiture

La Macédoine du Nord compte beaucoup de loueurs locaux que vous ne trouverez que dans ce pays, mais rassurez-vous : ils sont tout aussi fiables que les grandes enseignes.

Si vous ne voulez prendre aucun risque et avoir des tarifs intéressants, vous pouvez aussi simplement passer par un comparateur comme DiscoverCars, que j’utilise pour tous mes voyages.

Ils possèdent aussi leur propre système de couverture en cas de dommage sur la voiture, que j’étais bien content d’avoir pour une fois puisque j’ai tapé ma voiture comme un benêt en sortant d’un parking à Ohrid (c’est plutôt étroit dans le coin). Résultat, ils m’ont permis d’être intégralement remboursé des dommages prélevés sur ma caution avant même de monter dans le vol retour.

Prix total : 75 € pour 4 jours de location, dont 25 € de couverture complète (bien rentabilisée !).

Sur place, mon loueur était Autounion, que j’ai trouvé très pro et très arrangeant pour faire les papiers pour l’assurance. Seul bémol : leur bureau n’est pas directement à l’aéroport, donc un peu embêtant de devoir compter sur la navette.

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Se loger en Macédoine

Budget et conseils pour se loger

Vous trouverez plein d’options pour dormir à Skopje ou Ohrid sans vous ruiner. Et franchement, avec un peu de flair, vous pouvez même viser les meilleurs coins sans exploser le budget et en réservant du jour au lendemain.

Un conseil si vous êtes en voiture : cherchez un hébergement avec parking gratuit. Ça paraît anodin, mais à Skopje ou Ohrid, ça vous évite pas mal de stress.

Globalement, sinon, comptez 25 à 40 € la chambre double.

Se loger à Skopje

Pour Skopje, je vous conseille de viser les environs du bazar ou de la place de Macédoine. Autre option si vous aimez sortir, le quartier bohémien est très animé le soir et s’avérera également une bonne option !

J’ai testé deux adresses dans la capitale :

  • Hotel Old Alisa : Un hôtel sans prétention, pas cher et situé en plein coeur du bazar. Il a une place de parking, ce qui n’est pas rien. 50€ les 2 nuits en chambre simple.
 
  • Hostel 42 :  Situé à 5 min du quartier bohème, cette auberge de jeunesse était un point du chute idéal pour mon arrivée tardive du premier jour. Les gérants étaient assez sympas et m’ont aidé aussi à trouver une place de parking gratuite. Comptez 20€ la chambre double avec sdb commune.

Se loger à Ohrid

A Ohrid j’ai eu un vrai coup de cœur pour un magnifique appart trouvé sur Airbnb le jour même,. Ce dernier était situé à 5-10 min de la vieille ville et possédait un parking gratuit et un très joli balcon avec vue sur le château et la nouvelle ville. Prix : 51€ pour 2 nuits donc vraiment cool !

Si vous restez plus longtemps, vous pouvez aussi viser un appart dans la vieille ville. Petit bémol : les ruelles sont super étroites et c’est une zone à trafic réglementé, donc pas hyper confortable comme situation avec la voiture, j’ai préféré m’éloigner un poil.

Attention même si Ohrid est un airbnb à ciel ouvert, pensez à réserver en avance lors de la saison estivale car la destination est prise d’assaut !

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Gastronomie et spécialités du pays

La Macédoine m’a agréablement surpris par sa gastronomie, que je n’attendais pas aussi riche !

On y retrouve ce mélange typique des Balkans : des spécialités simples et généreuses entre Orient et Occident, et toujours à des prix très agréables !

Spécialités salées

  • La sopska salata : C’est vraiment LA salade locale avec tomates, concombres, poivrons et oignons, le tout généreusement recouvert de fromage blanc râpé jusqu’à ce qu’on ne voit plus que ça ! On la retrouve sur quasiment toutes les tables.

  • Le ćevapi : Encore elles : ces petites saucisses de viande hachée grillées sont l’incontournable des Balkans, que l’on retrouve également à la carte des restaurants macédoniens.

  • La truite du lac d’Ohrid Régalade en perspective si vous avez l’occasion de goûter la fameuse truite d’Ohrid, de préférence sur les bords même du lac ! Indéniablement la meilleure truite que j’ai mangée de ma vie !

  • Le selsko mesoParmi les plats réconfortants et classiques, le selsko meso (littéralement « la viande du village ») est un ragoût à base de plusieurs viandes (souvent porc et veau) avec des champignons et une sauce crémeuse relevée au paprika.

  • Le tavče gravčeToujours parmi les mijotés, le tavče gravče, ce sont en réalité des haricots blancs, qui fait également figure de plat national. Vous ne verrez que ça dans le bazar !

  • Le burekAutre incontournable des Balkans, cette pâte filo feuilletée fourrée à la viande, au fromage ou aux épinards se trouve à tous les coins de rue.

Les spécialités sucrées

Sans trop de surprise, la partie sucrée est largement représentée par les pâtisseries orientales héritées de l’Empire ottoman. Parmi les boss, le baklava est bien sûr largement représenté (mon péché mignon), mais aussi le tulumba, un petit beignet de pâte frite trempé dans un sirop sucré qui ressemble à un churro.

Enfin, vous pourrez aussi tomber sur le revani, un gâteau à base de semoule imbibé de sirop (bah oui, sinon ce ne serait pas aussi bon !) et souvent parfumé à la vanille ou au citron.

Quelques adresses que j'ai aimées

A Skopje

  • Eski Burek Shop : Une adresse très connue dans le coeur du bazar pour ses excellents bureks ! A manger sur place ou à emporter pour une bouchée de pain. Addition : 2€ le burek + le thé
 
  • Skopski Merak : Cette taverne traditionnelle en plein coeur du quartier bohème m’a beaucoup plu. L’ambiance autour est très animée et la carte entièrement dédiées aux spécialités macédoniennes. Addition : 15€ pour un ragoût + 2 bières.
 

A Ohrid

  • Restaurant Kaneo : C’est le restaurant le plus réputé du coin si vous cherchez à déguster les fameuses truites d’Ohrid avec en plus un magnifique vue sur les eaux du lac. J’ai adoré mes plats, dont la superbe truite qu’on m’a servie (bien dodue). Addition : 31 € pour entrée + truite + dessert + verre de vin.
 
  • Restaurant Cun: Un bon resto de terroir juste un brin fancy pour goûter aux spécialités en portions généreuses et profiter de la vue à l’entrée de la vieille ville. Addition : 21€ entrée + plat + dessert + verre de vin
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Mon budget en Macédoine du Nord

Mon budget total pour 5 jours en Macédoine du Nord était d’un peu moins de 600 € en incluant tout les dépenses. Voici le détail:

  • Vol = 160 €
  • Hébergement (4 nuits) = 120 €
  • Location de voiture = 75 €
  • Essence et péage = 35€
  • Restaurants, verres, goûter = 130 €
  • Visites et activités = 20 € (assez peu de visites payantes hormis quelques petites entrées dans des églises)
  • Divers = 35 €

Bien sur cela peut varier selon les activités et le niveau de confort recherché mais ça reste un pays très abordable où on a pas besoin de regarder le compteur en permanence ! Si vous ne mangez pas au restaurant tous les jours comme moi, il y a même de la marge !

Le baroudomètre de la Macédoine du Nord

Pour barouder et me faire plaisir en voyage j’aime particulièrement aller dans une destination :

Intense, avec beaucoup d’activités et de visites possibles

Flexible, pour pouvoir en profiter en toute autonomie et sans prévoir

Accessible pour en profiter facilement et sans débourser des sommes folles

Voici ce que j’ai pensé de l’Emilie-Romagne :

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Intensité
Noté 3.5 sur 5

Rien à dire pour Ohrid et Skopje qui permettent de bien remplir ses journées entre visites, balades et pauses natures. Au délà de ces deux pôles en revanche, c’est un peu plus restreint !

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Flexibilité
Noté 4.5 sur 5

La Macédoine est loin du surtourisme et garde donc pas mal de lattitude pour s’y rendre à l’improviste. Je n’ai jamais eu de mal à trouver des options pour me loger ou manger lors de mon passage et c’est tant mieux ! 

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Accessibilité
Noté 2 sur 5

La Macédoine n’est certes pas chère du tout mais par hyper accessible pour autant. En cause : la rareté des vols pour commencer mais aussi une grosse dépendance à la voiture une fois dans le pays. Cela changera sans doute vite mais en attendant c’est à éviter quand on a pas le permis ou qu’on a un planning peu flexible.

La Macédoine du Nord pour moi restera

Parmi les nombreux pays des Balkans dans lesquels j’ai voyagé, la Macédoine du Nord est certainement l’un des plus confidentiels. Ce territoire mal compris, coincé entre Grèce, Albanie, Kosovo, Serbie et Bulgarie, a beau faire face à une concurrence rude, il possède un côté brut, sincère et sans chichi qui fait son charme et mérite largement le détour.

Soyons honnêtes : c’est un pays à deux vitesses. Ohrid et son lac magnifique classé à l’UNESCO jouent dans une catégorie à part, tandis que le reste du pays — Skopje en tête — reste plus inégal et peine encore parfois à accrocher totalement. Les infrastructures touristiques et les connexions aériennes sont encore limitées, mais c’est justement ce qui préserve l’authenticité du coin. Et ce ne sera pas la première destination des Balkans à connaître une belle trajectoire dans les années à venir.

Bref, la Macédoine du Nord n’est pas la destination la plus spectaculaire de la région, mais c’est une escale de choix pour qui cherche l’authenticité, les petits prix et une région encore épargnée par le tourisme de masse.

Mon souvenir de Macédoine du Nord c’est

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Le canyon de Matka

Même si je l’ai visité dans de mauvaises conditions, ça reste clairement le meilleur plan aux alentours de Skopje surtout si vous aimez la nature. À une petite demi-heure de route, ce canyon offre un dépaysement total avec ses falaises abruptes qui plongent dans une eau turquoise, un vrai bol d’air après le kitsch de la capitale.

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Ohrid et son lac

Franchement, Ohrid c’est du lourd, du très lourd même ! Rien que le lac c’est déjà un énorme coup de coeur mais si vous ajoutez à ça la vieille ville qui grimpe sur la colline, le château qui surplombe le tout, on est totalement foutu comme c’est beau !

C’est clairement le genre d’endroit où on prévoit deux jours et où on finit par en rester quatre.

icone pouce en bas frenchbaroudeur.com
La dépendance à la route

Vu le manque quasi total de transports en commun, louer une voiture devient presque obligatoire pour visiter le pays. Sauf que le road trip en lui-même n’a rien de renversant, et pour ne rien arranger, la route entre Skopje et Ohrid est truffée de travaux. Un vrai copié-collé du côté contraignant du voyage, sans le plaisir de la route qui va généralement avec. Dommage.

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