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Vous l’avez sans doute remarqué : les pays des Balkans attirent de plus en plus de voyageurs.

Mais si la Croatie ou le Monténégro sont déjà bien installés sur la carte touristique, au moins un pays résiste encore et toujours à l’envahisseur : la Bosnie-Herzégovine !

Et bien que les touristes se contentent souvent de la traverser pour rejoindre la Croatie, c’est un pays qui a énormément à offrir : paysages de montagnes, villes au charme ottoman et spécialités culinaires particulièrement généreuses.

Bref, un vrai mélange de cultures complètement inédit à découvrir pour un budget deux fois moins élevé qu’en France.

J’y ai passé une semaine à l’été 2025, le temps de découvrir quelques-unes de ses pépites comme Mostar ou Sarajevo et j’ai adoré sa singularité, son histoire romanesque et sa douceur de vivre !

Alors si vous cherchez l’inspiration pour préparer votre voyage en Bosnie-Herzégovine, voici mon itinéraire et mes conseils pratiques pour découvrir ce beau pays hors des sentiers battus.

Suivez le guide !

Table des matières

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Mon itinéraire en Bosnie-Herzégovine

pour une semaine sans voiture

Mon voyage a duré 7 jours au total.

Arrivé en avion à Sarajevo, j’ai ensuite utilisé uniquement les transports en commun pour la suite du voyage, en complétant avec des excursions ciblées pour être totalement flexible.

Itinéraire jour par jour

Jour 1 : Arrivée à Sarajevo et déjeuner // Balade dans le centre historique + coucher de soleil // soirée dans le centre-ville

Jour 2 : Petit déjeuner à Baščaršija + visite des mosquées et églises majeures // montée en téléphérique + balade sur l’ancienne piste de bobsleigh olympique des JO de 84

Jour 3 : Train vers Mostar + déjeuner // visite des mosquées et balade dans le centre-ville // soirée dans la vieille ville

Jour 4 : Visite des maisons traditionnelles de Mostar // déjeuner et piscine cachée // balade dans la vieille ville et coucher de soleil au bord de la rivière

Jour 5 : Excursion à la journée : Blagaj – Počitelj – chutes de Kravica // soirée à Mostar

Jour 6 : Excursion demi-journée : kayak et barbecue le long de l’eau // balade sur les hauteurs de Mostar // dîner dans le centre historique

Jour 7 : Dernière journée chill à Mostar à la piscine cachée // déjeuner dans le centre-ville // train vers Sarajevo avant le retour en France

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Les grandes étapes de mon voyage

Voici les lieux phares que j’ai arpenté durant ma découverte du pays :

Sarajevo

La capitale du pays est un véritable carrefour des cultures au cœur des Balkans. Ici se croisent mosquées, églises catholiques et orthodoxes à quelques pas les unes des autres, dans un décor aux accents orientaux qui dépeint bien l’histoire singulière, moderne et ancienne, de la ville et du pays.

Au-delà d’être une bonne tranche d’histoire à elle seule, j’ai adoré flâner dans Baščaršija, découvrir son vieux bazar ottoman plein de ruelles pavées et faire la rencontre de son iconique Pont Latin !

Ajoutez à ça les montagnes qui encerclent la ville et offrent une vue panoramique au coucher du soleil, ainsi que des escapades agréables au vert sur le site des anciens JO de 1984 ! Bref, une capitale à taille humaine, marquée par son passé mais incroyablement vivante et chaleureuse.

Mostar

Mostar, c’est LA carte postale de l’Herzégovine, avec son mythique Vieux Pont qui enjambe la Neretva et sert de plongeoir aux plus téméraires des Mostari.

Autour, l’ancien quartier ottoman, ponctué de mosquées, offre un véritable voyage dans le temps où j’ai adoré flâner encore et encore.

Entre ruelles pavées bordées de boutiques colorées, petits restos qui embaument la viande grillée et maisons traditionnelles ottomanes, chaque recoin a son charme et mérite le détour !

En bref, Mostar est une étape historique et photogénique à souhait, impossible à manquer lors d’un passage en Bosnie-Herzégovine.

Blagaj

Installé au pied d’une falaise impressionnante, le petit village de Blagaj attire pour son charmant tekke derviche du XVIᵉ siècle posé au bord de la rivière Buna.

Le cadre est absolument adorable, avec eau turquoise, nature verdoyante et architecture ottomane qui se fond dans le décor montagneux.

On peut enfin y admirer la forteresse médiévale de Blagaj qui surplombe le village depuis les hauteurs.

Bref, une étape rafraîchissante, bucolique et historique à quelques pas de Mostar.

Počitelj

Počitelj est un vrai bijou médiéval accroché à flanc de colline qui donne l’impression de remonter le temps dès qu’on franchit ses remparts.
Pratiquement dépeuplée, cette ancienne forteresse ottomane est un des endroits que j’ai préférés lors de mon séjour pour son dédale de ruelles pavées, de maisons en pierre et de coupoles qui dominent la vallée de la Neretva.

Le tout avec un magnifique panorama depuis la tour de guet et le bastion où profiter pleinement des toits argentés du village.

Les Chutes de Kravica

En Herzégovine, il fait chaud. TRÈS chaud. Heureusement, quand le mercure perd la tête, les chutes de Kravica sont idéales pour se rafraîchir et en prendre plein la vue !

Ces cascades en arc de cercle entourées de verdure sont absolument magnifiques et l’un des spots les plus prisés par les touristes qui viennent depuis la Croatie pour s’y détendre ! Certains regretteront l’introduction du béton, des restaurants et des buvettes, mais pour ma part j’ai beaucoup aimé m’y rafraîchir et en prendre plein la vue durant quelques heures !

Mon itinéraire en carte

Retrouvez les différents points d’intérêt que j’ai découverts durant mon voyage en Bosnie-Herzégovine, de Sarajevo à Mostar :

– Les lieux incontournables

– Les restaurants que j’ai préférés

– Les cafés où faire une pause

Etc.

Je détaille chaque étape à la suite de l’article.

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Que faire en Bosnie-Herzégovine ?

Découvrir Sarajevo, la capitale du pays

Sarajevo, c’est un petit morceau d’Orient au cœur de l’Occident ! La capitale du pays est une ville singulière façonnée par ses influences ottomanes, austro-hongroises et slaves, qui donne bien le ton pour la suite du voyage.

Si historiquement Sarajevo est complexe, elle est aussi hyper agréable à explorer en passant d’un point d’intérêt à un autre pour ressentir l’ambiance de la ville et comprendre peu à peu son identité et celle du pays.

Aujourd’hui, elle est coupée entre une partie moderne et la partie historique autour de laquelle se trouve l’essentiel des points d’intérêt.

Voici les incontournables :

Baščaršija, coeur de l'ancien bazar ottoman

Pour commencer votre découverte, rendez-vous dans l’hypercentre historique appelé Baščaršija et qui désigne l‘ancien bazar ottoman. Concrètement, on y trouve des centaines d’échoppes, cafés traditionnels et restaurants de ćevapi qui ravissent les touristes et résument bien les 400 ans de domination ottomane qui ont marqué le pays.

Tout autour, on peut faire des sauts de puce pour admirer plusieurs bâtiments emblématiques du XVᵉ siècle dont je parle juste en dessous :

la Fontaine Sebilj

Plantée au cœur de Baščaršija, la fontaine Sebilj est l’un des symboles de la ville et de son passé oriental. Construite en 1753 durant l’ère ottomane, elle est aujourd’hui la dernière dans le style à Sarajevo parmi les plus de 300 qui auraient existé.

Bon, en réalité même celle-ci n’est plus vraiment d’origine, tour à tour endommagée par les différentes guerres. Elle garde néanmoins un cachet inimitable grâce à sa colonne octogonale en bois sculpté, qui en fait une attraction supplémentaire à voir sur la fameuse place Sebilj, qui sent bon les grillades et le café turc.

Une histoire de pigeons et de retour aux sources

Si la place Sebilj est fréquemment pleine de touristes, elle est aussi très appréciée par… les pigeons. Un peu normal quand on voit la quantité industrielle de restaurants de ćevapi et de pâtisseries dans le coin. D’ailleurs, on la surnomme parfois la place des pigeons.

Et pour savoir si vous reviendrez un jour à Sarajevo et sur cette fameuse place, la légende raconte qu’il suffit de boire à la fontaine Sebilj.

Le marché couvert Gazi Husrev-Bey

Pour se cacher du soleil et retrouver (un peu) l’authenticité qui devait régner à l’ère ottomane, rendez-vous tout d’abord au marché couvert Gazi Husrev Bey.

Construit en 1555 par des artisans croates, ce bâtiment de 109 mètres de long constituait auparavant un bezistan, un lieu où s’échangeaient les textiles précieux. Aujourd’hui, il n’y a plus grand-chose de précieux et on y trouve surtout de la contrefaçon ou des breloques en tout genre.

Malgré tout, le lieu a été joliment rénové et propose une belle balade animée qui met dans l’ambiance.

Horaires : 8 h – 22 h tous les jours.

Le caravansérail Morica

Construit en 1551, l’ancien Morica Han est l’un des caravanserails les mieux conservés de la vieille ville et un endroit que j’ai trouvé très attachant malgré un coup d’œil rapide. Aujourd’hui transformé en café et abritant un magasin de tapis, il servait à l’origine à abriter les marchands (à l’étage) et à accueillir leurs bêtes (au rez-de-chaussée). Bref, un lieu de halte où trouver le gîte et le couvert à l’abri des dangers. Ces lieux-là étaient donc assez fréquents sur les routes marchandes.

Le Hammam Gazi Husrev-Bey

Face à la mosquée Gazi Husrev-Bey, ce hammam construit au XVIᵉ siècle est le plus grand et le mieux conservé des établissements de bain datant de la période ottomane. C’est aussi un exemple de longévité et de modernité puisqu’il avait la spécificité d’être double (hommes et femmes dans des parties distinctes) et de fonctionner jusqu’en 1916 tout de même ! Aujourd’hui, il abrite des collections et dispose d’une entrée payante (3 KM à priori), mais de l’extérieur, ses coupoles en plomb sont déjà très belles !

Les mosquées ottomane de Bascarsija

Quartier ottoman oblige, Baščaršija compte plusieurs mosquées caractéristiques de l’architecture ottomane du XVIᵉ siècle dans ses alentours : coupole en plomb, murs blancs teintés à la chaux et minaret effilé : le classique stambouliote si j’ose dire !

Voici celles que vous croiserez sans doute au fil de votre visite :

  • La mosquée de Baščaršija
  • La mosquée de Čekrekčija
  • La mosquée de Ferhad-Bey
  • La mosquée de l’Empereur de Sarajevo (de l’autre côté du pont)
  • La mosquée Gazi Husrev-Bey
 

Normalement, elles sont toutes gratuites mais une tenue correcte est néanmoins exigée ! Mesdames, pensez à prendre un foulard dans votre valise et pour ces messieurs, privilégiez le pantalon (le short, c’est limite limite).

Personnellement, je suis rentré dans toutes (sauf Gazi Husrev-Bey, uniquement ouverte en visite guidée) mais ce n’est pas indispensable. L’intérieur est souvent très, très sobre du sol au plafond, donc pas de pression.

Le pont Latin

Parmi tous les ponts que compte Sarajevo, le plus célèbre est évidemment le pont Latin ! C’est en effet juste en face que le Serbe Gavrilo Princip assassina l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand (et son épouse) le 28 juin 1914, précipitant ainsi le monde dans la Première Guerre mondiale.

Bref, plus que le pont, c’est surtout un lieu d’histoire que l’on vient « découvrir » ici, marqué par une stèle et une reproduction de la voiture où s’est effondré l’archiduc.

Pour revenir au pont, il est loin d’être aussi vieux que son nom laisse penser, mais fut construit au XVIIIᵉ siècle, époque à laquelle il desservait le quartier latin.

Assassin ou héros ?

Le saviez-vous ? Le pont Latin n’a pas toujours porté ce nom. Il fut en effet rebaptisé pont Gavrilo-Princip durant près de 60 ans en l’honneur de l’assassin de l’archiduc d’Autriche.

Les Yougoslaves, qui prirent le pouvoir jusqu’en 1992 à la suite de l’Empire austro-hongrois, voyaient en Gavrilo Princip un libérateur plutôt qu’un assassin, d’où cet hommage. Question de point de vue, finalement !

Le pont a toutefois retrouvé son nom originel depuis !

L'église des archanges Michel-et-Gabriel

Sarajevo est un cocktail de religions et c’est justement ce que nous rappelle cette église orthodoxe serbe. 

Connue comme la « vieille église orthodoxe », l’église des archanges possède un magnifique iconostase du XVIIIᵉ siècle auquel je ne m’attendais pas du tout ! La visite coûte 5 KM et comprend l’accès à une petite galerie. Comptez 30 min max.

Le marché couvert Markale

Si, comme moi, vous adorez les marchés, je vous recommande de faire un petit tour au marché couvert de Markale qui allie le pittoresque à l’historique. Animé tous les jours de 6 h à 17 h environ, on y trouve principalement des marchands de légumes aux stands plutôt modestes mais très colorés pour prendre des photos. 

Le marché Markale est également tristement célèbre pour avoir été la cible de deux attaques particulièrement meurtrières durant la guerre de Bosnie entre 1994 et 1995 (105 morts en tout…). C’est d’ailleurs la seconde attaque qui décida (enfin !) l’ONU à intervenir pour mettre fin à la guerre.

La Cathédrale du Sacré-Coeur de Sarajevo

Au tour des catholiques désormais avec la visite de la cathédrale du Sacré-Cœur, qui vous rappellera peut-être celle de Prague dont elle est inspirée. 

Datée à l’origine de la fin du XIXᵉ siècle, cette cathédrale paraîtrait presque neuve tant elle a été endommagée puis reconstruite. Elle a en revanche accueilli du beau monde puisque les papes Jean-Paul II (dont on aperçoit la statue sur le parvis) et François y ont déjà célébré des messes. L’entrée est gratuite !

Prendre de la hauteur avec le téléphérique

Lors d’un deuxième jour je vous conseille également de prendre un peu de hauteur pour bénéficier du cadre montagneux de Sarajevo. Pour cela, inutile de s’embêter avec une voiture : un simple trajet en téléphérique vous emmènera directement au coeur de la montagne sur le Mont Trebevic !

La station de téléphérique est à 10min à pied de Bascarsija et offre un panorama de fou sur la ville donc aucune excuse même si vous comptez seulement faire un aller-retour.

Prix de l’aller-retour : 30 BAM

Photographier la piste de bobsleigh des JO

Ville d’accueil pour les JO d’hiver de 1984, Sarajevo a gardé quelques vestiges pittoresques de cette période comme la piste de bobsleigh.

Elle est aujourd’hui toute délabrée et taguée de la tête aux pieds, d’où un certain charme et surtout un immense potentiel photogénique !

Je me suis absolument régalé à immortaliser les différents virages que l’on rejoint en une dizaine de minutes de marche depuis l’arrivée du téléphérique (en descendant).

Bref, une balade que je vous conseille absolument, à combiner pourquoi pas avec une pause casse-croûte sur l’une des nombreuses tables de pique-nique présentes un peu partout !

Alternative : monter au bar panoramique ou prendre un hot-dog au food truck qui attend au sommet.

La montagne au coeur des combats

Paisible aujourd’hui, le mont Trebević était pourtant une zone intense de combat entre les défenseurs et les troupes bosno-serbes qui bombardaient la ville et harcelaient les habitants pour forcer la capitulation. La piste de bobsleigh était d’ailleurs un endroit que les snipers aimaient particulièrement utiliser comme planque : essayez donc de retrouver les trous creusés dans le béton pour s’y nicher.

Monter au Bastion Jaune pour le coucher du soleil

Véritable secret de polichinelle, la montée au bastion jaune est littéralement le spot le plus visité des touristes au coucher du soleil. Ce promontoire situé en surplomb d’un cimetière est absolument parfait pour profiter des dernières lueurs et faire exploser Instagram. Pensez à prendre une boisson ou même une pizza pour en profiter un maximum et vous remettre de vos émotions après le petit effort à prévoir pour vous y rendre (environ 15 min depuis la place Sebilj).

Bilan de mon séjour à Sarajevo

Au final, Sarajevo est une ville que j’ai trouvée très agréable pour une première immersion en Bosnie-Herzégovine ! Le centre-ville est en grande partie piéton et se découvre sans pression en quelques heures si l’on souhaite la vivre le nez en l’air. Pas contraignante donc, mais sacrément dépaysante avec son ambiance mi-occidentale, mi-orientale !

Idéalement, je vous recommande d’y passer au moins une journée complète pour avoir le temps de bien profiter du centre historique et de son animation constante, mais n’hésitez pas à y séjourner une journée de plus pour profiter de son écrin de nature à portée de main, sur les traces des JO de 84 ou lors d’une visite plus approfondie de sa ville moderne !

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Que faire en Bosnie-Herzégovine ?

S'ébahir devant Mostar

Après la capitale, changement de décor : je vous donne rendez-vous en Herzégovine, qui abrite la splendide ville de Mostar.

C’est la capitale historique de l’Herzégovine et aussi l’endroit le plus visité du pays. On vient de loin pour son iconique Vieux-Pont, qui motive à lui seul la découverte du pays et rassemble les touristes qui viennent à la journée depuis la Croatie voisine. 

Mostar ou comment vivre la multiculturalité

Historiquement, Mostar doit beaucoup aux occupants ottomans. Pourtant, la ville se retrouve aujourd’hui littéralement à cheval entre des influences religieuses opposées : une moitié des habitants est catholique (Bosnio-Croates), l’autre moitié musulmane (Bosniaques), et une petite minorité est orthodoxe (Bosnio-Serbes).

Cette diversité crée une certaine complexité, qui se ressent même géographiquement : selon les confessions, chacun a plutôt tendance à vivre d’un côté ou de l’autre de la rivière.

Et ils n’ont pas tort car le cadre mostari est grandiose et propose une nature généreuse qui en fait un superbe point de chute pour s’attarder en ville et découvrir les alentours

Voici les endroits que j’ai découvert et que je vous conseille : 

Le Vieux-Pont de Mostar

L’atout n°1 de Mostar, c’est d’abord son Vieux-Pont. Iconique et photogénique à toute heure du jour, c’est un ouvrage typique de la période ottomane qui enjambe la rivière Neretva depuis 1566 pour permettre aux deux rives de Mostar de se rejoindre.

Historiquement, il a toujours été un passage stratégique qui permettait aux marchands croates de remonter vers la Bosnie, payant à chaque passage une petite taxe aux gardiens du pont, ou « mostari », qui donnèrent leur nom à la ville.

Aujourd’hui, le pont est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005 et offre une vue imprenable sur le quartier de Stari Grad, « la vieille ville » de Mostar.

Les plongeurs du Vieux-Pont

Plus que du folklore, plonger depuis le Vieux Pont de Mostar est une tradition pour les garçons de Mostar qui, depuis plus de 4 siècles, se jettent dans l’eau glacée de la Neretva pour prouver leur courage. Mais ce « coup de sangle » ressenti en pénétrant dans l’eau depuis la hauteur du pont (21 à 29 mètres selon le niveau de l’eau) est désormais une tradition accessible à tous. Il existe pour cela un Club Mostari (sur le pont) qui aide les courageux à sauter le pas grâce à une préparation bien rodée visant à éviter tout accident. De temps en temps, ils sautent aussi pour montrer l’exemple et rappeler que c’est vraiment un truc de courageux.

La préparation, quasi obligatoire si vous voulez sauter, coûte 50 €, sinon les mostari sauteront d’eux-mêmes quand ils auront amassé assez de pourboires parmi la foule (en général 20 €).

La Tour Tara / le Musée du Vieux-Pont

Gardant fièrement la rive orientale du pont, la tour Tara abrite depuis 2006 un musée qui retrace l’histoire du pont et de sa reconstruction. C’est aussi un stop qui peut s’avérer intéressant si vous chercher à en apprendre plus sur le Vieux-Pont (si vous n’avez pas de guide par exemple) ou simplement prendre un peu de hauteur sur le pont en l’observant depuis l’une des petites fenêtres de la tour. Bref, sympa mais pas indispensable. Entrée 6 KM

Se balader dans Stari Grad, le Vieux quartier ottoman

Outre le Vieux-Pont, c’est tout le quartier ottoman qui mérite une bonne balade tant il concentre l’essence de Mostar avec ses ruelles pavées. J’ai adoré m’y perdre malgré une foule omniprésente qui peut vite devenir un peu pénible. Venez tôt le matin si vous souhaitez l’éviter (avant 10h).

Parmi les points notables, la rue Kujundziluk, bordée de petites échoppes de souvenirs, offre l’une des plus belles perspectives sur le pont. On raconte d’ailleurs qu’elle n’a pratiquement pas changé depuis le XVIᵉ siècle.

Le pont recourbé

Faire un plouf à la piscine cachée

Si vous avez réussi à vous frayer un chemin de l’autre côté du pont, pensez à prendre votre maillot. Une piscine cachée en libre-service proche du hammam… n’attend que vous ! Découverte grâce au splendide blog d’Adélaïde, cette piscine située au centre de l’ancien quartier des tanneurs est totalement méconnue mais belle et bien gratuite et libre d’accès.

Alimentée directement par l’eau de la rivière, elle n’est quasiment fréquentée que par quelques habitants du coin qui y plongent par intermittence quand il fait trop chaud. L’eau a beau être fraîche, j’ai adoré m’y plonger à plusieurs reprises. Merci Adélaïde pour cette trouvaille !

NB : pas besoin d’être client des bars et restos autour pour s’y baigner mais on peut quand même commander un verre pour être plus confort 😉

Attendre le coucher du soleil au pied du Stari Most

Toujours depuis la partie occidentale du pont, vous aurez la possibilité de descendre directement au bord de la Neretva pour admirer le pont vu d’en dessous sur la plage ou depuis une des deux cafés qui s’y trouvent.

Attention car pas mal de monde aime s’y rendre et on peut vite avoir l’impression d’être à disneyland entre la foule et le concierto de bateaux à moteurs qui font des allers retours sous le Stari Most (je vous le déconseille fortement : 10€ par personne pour un aller retour sous le pont très vite expédié).

Alternative : pour se baigner dans la rivière, je vous conseille plutôt cette plage près de la mosquée Sinan Pasha : C’est le spot des locaux !

La Mosquée Koski Mehmed-Pacha et son minaret

Si vous n’avez qu’une seule mosquée à visiter à Mostar je vous recommande de découvrir la Mosquée Koski Mehmed-Pacha à laquelle on accède via une charmante arche voûtée.

L’intérieur n’a pas grand-chose d’extraordinaire mais la visite est surtout à faire pour son minaret qu’il est possible de gravir jusqu’au sommet. La vue est vraiment incroyable mais l’ascension un peu technique quand il s’agit de se croiser (évitez les sacs à dos)

En redescendant on peut profiter du cadre charmant : un petit café donne sur la rivière et le Vieux Pont une belle fontaine jouxte ce qui autrefois était une ancienne medersa. L’entrée de la mosquée avec la montée au minaret coûte 15 KM.

Visiter les maisons bosniaques

Deux superbes maisons ottomanes sont absolument à voir si vous passez à Mostar:

  • La Maison Biscevic dominant la rivière Neretva est composée d’une charmante courette et d’un bel interieur ottoman reconstitué à l’étage. Assez rapide à voir elle fût construite au XVIIème siècle et doit sa particularité à sa superbe verranda soutenue par 2 imposants pilliers en cèdre de plus de 12mètres de haut. Entrée 4km.
 
  • Plus impressionante encore, La Maison Kajtaz est l’une des maison traditionnelle les plus ancienne du pays, datant du XVIème siècle et habitée jusqu’en….2006 ! C’est d’ailleurs la petite-fille Kajtaz qui la fait aujourd’hui visiter en dévoilant au passage plusieurs anecdotes assez sympa sur le lieu et le mobilier toujours en place. Bref, une belle visite authentique je vous conseille vivement. Entrée 5km.

Cathédrale de la Sainte Trinité et l'église de la Nativité

Si il vous reste du temps et de l’énergie pour prendre un peu de hauteur, vous pouvez enfin passer une tête dans la nouvelle Cathédrale de la Sainte-Trinité qui rappelle le caractère cosmopolite de la ville. Encore nue au moment de mon passage, on y trouve tout de même une belle vue et juste derrière une petite curiosité qui vaut davantage le coup d’œil : l’église de la Nativité de la Mère de Dieu, une petite église orthodoxe en pierre datant du XVIᵉ siècle et qui possède un bel iconostase !

Mon avis sur Mostar

Mostar n’a certainement pas volé son statut de plus belle ville de Bosnie-Herzégovine ! J’ai adoré m’y balader de jour comme de nuit et ni la chaleur ni la foule n’ont réussi à gâcher son pittoresque. 

En bref, une visite que je ne regrette absolument pas et que je vous recommande chaudement. Deux à trois jours sont largement suffisants pour la découvrir sans pression et garder une journée pour découvrir ses alentours lors d’une excursion.

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Que faire en Bosnie-Herzégovine ?

Buller autour de Mostar : Blagaj, Pocitelj et Kravice

Si Mostar est en soi une étape incontournable à voir en Bosnie-Herzégovine, c’est aussi un pied-à-terre idéal pour découvrir quelques joyaux disséminés non loin et que je vous conseille fortement d’ajouter à votre wishlist !

Je parle évidemment de Blagaj, Počitelj et les magnifiques chutes de Kravice, situées à moins de 2 h de route de la ville.

D’ailleurs, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir une voiture pour les rejoindre et de nombreuses expéditions à la journée sont possibles depuis Mostar pour les découvrir une journée seulement !

Voici ce que vous pouvez espérer y trouver :

Visiter Blagaj : l'escale entre nature et patrimoine

Traversé par la rivière Buna, le petit village de Blagaj est une première escale toute trouvée si vous désirez sortir de Mostar pour quelques heures. Ses arguments ? Un cadre paisible pour flâner mais aussi chargé d’Histoire !

Découvrir le Tekke de Blagaj

Ce charmant village de montagne, aujourd’hui habité par moins de 3000 habitants, possède la particularité d’être l’un des berceaux du soufisme, une branche mystique et ésotérique de l’islam.

C’est en effet ici que les moines soufis, les fameux derviches, décidèrent en 1650 d’installer leur culte dans un magnifique Tekké.

Il est plutôt rapide à visiter (30 min suffisent) mais particulièrement photogénique, le Tekké est adossé à la falaise et propose un cadre très paisible au bord de l’eau. L’accès au Tekké (5 €) est également agréable avec quelques belles pièces (la véranda notamment).

Une fois la visite terminée, je vous conseille de traverser la rivière pour l’immortaliser avec la falaise.

La forteresse de Blagaj

Dominant le village depuis la colline de Hum (310 m), la forteresse de Blagaj fut autrefois la capitale de l’Herzégovine au temps où la région devait se prémunir contre l’Ogre byzantin. Plusieurs fois agrandie et fortifiée, elle fut notamment occupée au XVᵉ siècle par le grand duc Stefan Vukčić qui laissa à la région son nom si particulier en prenant le titre de Herceg (ovina étant le suffixe pour « terre de »). Pas mal non ?

Pour les courageux, on peut y accéder moyennant une belle marche de 45 min sous le soleil (attention aux serpents l’été), sinon d’en bas c’est très sympa aussi !

Pocitejl : un village médiéval à croquer !

Entièrement construit en pierre à quelques encablures de la Neretva, Pocitelj est incontestablement l’un de mes coups de cœur en Herzégovine sur lequel il était hors de question de faire l’impasse !

Et pour cause : ce village aujourd’hui quasiment abandonné est un véritable musée à ciel ouvert qui présente rue après rue une architecture ottomane parfaitement préservée telle qu’elle était au Moyen Âge. Ruelles pavées, maisons en pierre aux toits d’ardoise, hammam, mosquée et citadelle dominant la colline… Pocitelj est une VRAIE remontée dans le temps qu’on ne peut qu’apprécier en flânant d’un bout à l’autre. À la clé, une sacrée dose d’authenticité et des panoramas fantastiques à capturer depuis la tour de l’horloge et le bastion (moyennant une petite grimpette). Prévoyez une bonne heure pour faire le tour au minimum.

Les Chutes de Kravice

Dernière escale à faire surtout durant la saison estivale : les Chutes de Kravice constituent l’un des plus beaux sites naturels de l’Herzégovine mais aussi l’un des plus polémiques ! Véritable amphithéâtre de chutes d’eau couleur turquoise, c’est absolument splendide et j’avoue que j’ai bien su en profiter pour me rafraîchir des 45°C ambiants (oui il fait chaud en Herzégovine).

Malgré tout, les chutes ne plairont pas à tout le monde : cela fait belle lurette que le spot est investi à la fois par la foule et les infrastructures touristiques (bars, restaurants, tours de bateau). Bref, ce n’est pas aussi authentique que ce qu’on rêverait de trouver mais cela reste pour moi un endroit agréable où passer quelques heures pour une trempette rafraîchissante. Entrée 10 €.

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Monnaie, coût de la vie et langue

Formalités et téléphonie

La monnaie officielle du pays est le Mark Convertible de Bosnie-Herzégovine (écrit BAM ou KM) avec une parité assez facile à retenir :  1€ = 2 KM

A Mostar toutefois l’Euro est très largement accepté en raison de la proximité avec la Croatie 

Le pouvoir d’achat est 50% moins cher qu’en France sur à peu près tout et ça c’est vraiment top. Pour payer les commerçants préfèrent souvent le liquide donc calculer bien les retraits à effectuer car souvent les frais sont élevés (essayez les distributeurs jaunes Raiffeisen bank, les frais sont moins importants)

Langues parlées

Ici on parle le bosnien mais c’est en réalité quasiment la même langue que le Croate ou le Serbe à quelques mots près donc tout le monde se comprend et heureusement puisque c’est un vrai pays multiculturel !

De manière globale l’anglais est bien maîtrisé.

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Se déplacer en Bosnie-Herzégovine

Voici quelques infos à savoir et retour d’expérience pour choisir le mode de transport le plus adapté à votre périple.

Location de voiture : une option courante mais pas indispensable

Louer une voiture est un choix assez courant en Bosnie-Herzégovine. De ce que je sais du pays les routes sont bonnes et la location très abordable (environ 20€ par jour sur Discover Cars). Toutefois avoir une voiture n’est pas toujours indispensable surtout si vous visez en priorité les grandes métropoles (Sarajevo, Mostar) ou les alentours très balisés (Blagaj, Kravice). Si c’est le cas, mieux vaut limiter la location pour les journées spécifiques où vous cherchez à sortir des sentiers battus.

Le train : autant une attraction qu'un moyen de transport

Pour se déplacer entre Mostar et Sarajevo je n’ai qu’une seule recommandation : le train !

Non seulement le trajet est confortable, très peu cher et plus rapide que la voiture (2h30) mais c’est aussi la garantie de profiter d’un trajet SPECTACULAIRE à travers les montagnes ! On dit d’ailleurs que c’est l’un des plus beaux trajets en train d’Europe ! Malgré tout, il faudra compter sur quelques contre-parties :

  • Il n’existe que deux trajets par jour dans les 2 sens :  un le matin et un le soir (07h15 et 16h46 vers Mostar, et 06h33 et 17h33 vers Sarajevo
  • Il n’y a pas de siège attribué : n’arrivez pas 5min avant !
  • La ponctualité n’est pas 100% garantie au départ de Mostar (il y a des arrêts avant d’où des décalages possibles)
  • Il n’est pas toujours possible d’acheter les billets en ligne (pour ma part j’ai dû aller à la gare car le site marchait pas, chose récurrente à priori)
 

Personnellement je me suis absolument régalé à l’aller et au retour à regarder le paysage et c’est donc une option que je vous sur-recommande ! En plus le prix est très modique : 14,10 BAM l’aller (moins cher en A/R).

Petit conseil placement : Pour avoir la meilleure vue, asseyez-vous à gauche dans le sens Sarajevo>Mostar et à droite dans le sens inverse !

Tram et bus

En ville, comme à Sarajevo, le tramway est un moyen pratique et très pittoresque de se déplacer : le billet coûte 2,2 BAM et s’achète directement auprès du conducteur, à l’ancienne.

Quelques bus pourront aussi s’avérer utiles si vous cherchez à atteindre des endroits plus excentrés comme Blagaj (bus n°10 depuis la gare de Mostar toutes les 2h). Pour Pocitelj, en revanche, que dalle !

Je vous recommande donc de viser les excursions/ transports privés qui sont assez pratiques pour faire une boucle sur les sites intéressants. Plusieurs options sont généralement dispos sur place (Mostar notamment) ou via Getyourguide par exemple (testé et approuvé pour celle-ci).

Transports privés et excursions

Dernière possibilité : les taxis ou les excursions et autres transfert privés que j’ai par exemple utiliser pour me rendre à l’aéroport ou faire des excursions là il n’y a pas de transports publics (Pocitelj, Kravice)

Pour les taxis c’est à l’ancienne ou avec l’appli locale Moj’Taxi (Uber ne fonctionne pas). Heureusement les chauffeurs sont gentils et n’ont pas l’air trop en mode arnaque !

On trouve enfin de nombreuses solutions d’excursions/ transports privés qui sont assez pratiques pour faire une boucle sur les sites intéressants. J’en ai notamment pris une sur GetYourGuide pour faire Blagaj – Pocitelj – Kravice testée et approuvée ! Sur place (à Mostar) pas mal de solutions aussi directement sur place.

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Trouver un logement en Bosnie-Herzégovine

Trouver un hébergement dans le pays est à la fois très facile et globalement assez abordable !

Voici ceux que j’ai pris à Sarajevo puis Mostar :

  • Appartement Begonia à Sarajevo (95 € pour 2 nuits). Un endroit cosy et tout équipé situé à une quinzaine de minutes à pied du centre-historique que j’ai beaucoup aimé. Mufida la propriétaire est super accueillante.
 
  • Appartement Old Stone à Mostar (213 € pour 4 nuits). Un appartement proche de la gare et du centre qui propose un bel espace pour un excellent rapport qualité-prix.
 

A considérer pour vous si vous cherchez votre bonheur !

Petite spécificité bosnienne : Si vous choisissez un appartement, sachez que l’entrée dans les lieux se fait en général en personne, pensez à bien indiquer quand vous arrivez à l’hôte pour qu’il s’organise au mieux (pour moi ils ont toujours été super arrangeants peu importe l’horaire).

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La cuisine en Bosnie-Herzégovine

Considéré souvent comme la meilleure cuisine des Balkans, la cuisine de Bosnie-Herzégovine est particulièrement généreuse, très abordable mais aussi variée finalement !

Si elle reste marquée par des incontournables issus de la tradition ottomane, ici, on mange local, on mange bien, et surtout on mange beaucoup. Amis végétariens, disons-le franchement, ce pays n’est pas fait pour vous tant les grillades et autres pièces de viandes sont omniprésentes et plébiscitées même si on retrouve quand même des légumes mijotés et les fameux bureks !

Quelques spécialités salées à tester

  • Les ćevapi : Le plat star du pays ! Ces petites saucisses de viande hachée grillées au charbon sont servies dans une pita moelleuse et toujours accompagnées d’oignons crus. C’est très réconfortant et très apprécié des locaux ! A tester au moins une fois !
 
  • La pljeskavica  : Si les ćevapi vous bottent, c’est le moment d’essayer le « hamburger des Balkans » : un grand steak haché bien relevé et juteux, souvent farci au fromage et servi avec des oignons et du pain tout juste sorti du four. Un plat pour les vrais viandards !
 
  • Le burek  : Ce feuilleté de pâte philo garni traditionnellement de viande hachée, même si on trouve aussi des variantes au fromage, aux épinards ou aux pommes. On le mange à toute heure et on en trouve partout pour trois fois rien partout dans les balkans.
 
  • L’ajvar : Cette purée de poivrons rouges et d’aubergines légèrement relevée est ma découverte culinaire préférée en Bosnie ! C’est le condiment idéal en entrée à manger sur du pain où avec des grillades.
 
  • Les dolma : Le principe du dolma est simple : des légumes farcis (poivrons, feuilles de vigne ou oignons en général) avec un mélange de riz, d’herbes et parfois de viande. Un plat très sympa à prendre au restaurant !

Les spécialités sucrées

  • Les baklavas : Ces incontournables des Balkans règnent en maître sur la carte des desserts et tant mieux car j’adore ça ! Miam
 
  • Les hurmašice : Plus atypiques, les hurmašice sont des petits gâteaux moelleux trempés dans un sirop parfumé, généralement à la vanille ou au citron que l’on mange beaucoup durant les fêtes.
 
  • Le smokvara : Ce gâteau traditionnel d’Herzégovine est une douceur emblématique de Mostar au bout gôut de figues. Si vous êtes dans le coin, commandez le vite il est très apprécié !

Les boissons locales

  • La rakija : L’alcool national. Cette eau-de-vie maison est décliné avec différents fruits de la prune (le plus populaire) jusqu’à l’abricot ou le coing…c’est délicieux si vous êtes amateur mais c’est très fort ! (40° minimum)

  • La bière locale : En bosnie on apprécie aussi beaucoup la bière, souvent brassée localement : la Sarajevsko dans la capitale et la Mostarsko pivo à Mostar. 

  • Le café turc : Héritage ottoman omniprésent dans la culture bosnienne, c’est la boisson parfaite pour faire une pause en terrasse avec un petit loukoum

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Mes adresses préférées

Je vous mets également quelques adresses que j’ai particulièrement aimées lors de mon séjour !

A Sarajevo

  • Sedef :  Une adresse sûre au coeur de Sarajevo pour faire la connaissance des spécialités bosniennes comme les généreux cevapi en terrasse au calme ou à l’intérieur.
 
  • Dveri : J’ai absolument adoré cette adresse qui est très en vue dans le quartier du bazar. L’intérieur est charmant et un poil intimiste et la carte spectaculaire de bout en bout ! J’ai adoré leur ajvar et leur délicieux Pogaca (pain rond) maison ! 

A Mostar

  • Lagero : Non seulement c’est bon mais c’est aussi l’un des meilleurs points de vue sur le Vieux-Pont de Mostar. Service rapide, carte courte et plutôt maîtrisée sans déraper sur les prix, on aime.
 
  • Hindi Han : C’est l’adresse que j’ai préféré à Mostar et que même les locaux fréquentent ! Il y a donc parfois un peu de queue mais cela vaut le coup d’attendre pour sa carte très viandarde mais très peu chère et particulièrement généreuse. En plus la déco en bois et nappe à carreaux à beaucoup de charme. 

Le baroudomètre de la Bosnie-Herzégovine

Pour barouder et me faire plaisir en voyage j’aime particulièrement aller dans une destination :

Intense, avec beaucoup d’activités et de visites possibles

Flexible, pour pouvoir en profiter en toute autonomie et sans prévoir

Accessible pour en profiter facilement et sans débourser des sommes folles

Voici ce que j’ai pensé de la Bosnie-Herzégovine :

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Intensité
Noté 3 sur 5

Le pays offre un mélange assez équilibré entre balades le nez en l’air, véritables visites et expéditions nature ce qui en fait un lieu assez dépaysant pour une semaine à la cool.

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Flexibilité
Noté 5 sur 5

Ce territoire est encore relativement confidentiel mais bien fourni en solutions d’hébergements qualitatives et très faciles à trouver du jour au lendemain, quel plaisir ! S’y déplacer est tout aussi simple à l’improviste (et cela semble presque la seule norme en vigueur). Mieux vaut quand même ne pas être pressé.

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Accessibilité
Noté 4 sur 5

Grand avantage du pays : il est très peu couteux avec un coût de la vie 50% moins cher qu’en France ce qui est un atout indéniable. On y voyage de manière fluide peu importe le transport choisi mais revers de la médaille, il faut parfois la jouer un peu plus baroude pour obtenir des infos et anticiper.

La Bosnie-Herzégovine pour moi restera

Un territoire méconnu mais terriblement surprenant.

Dire que la Bosnie-Herzégovine m’a surpris est un euphémisme ! J’ai l’impression d’avoir passé une semaine entière à m’étonner de son identité morcelée, son histoire vaste (et parfois difficile) ou son patrimoine particulièrement éclectique.

Je garderai longtemps en mémoire la beauté si singulière de la Bosnie et de l’Herzégovine, la beauté des villages ottomans qui font aujourd’hui une grande part de sa richesse historique. 

Entre vieilles mosquées, ponts classés à l’UNESCO et vestiges austro-hongrois, chaque ville raconte un morceau d’Europe et révèle un charme unique. Sarajevo et Mostar, notamment, offrent un condensé d’Histoire et d’émotions que j’ai particulièrement apprécié.

Bref, une destination dépaysante, encore méconnue, parfaite pour les voyageurs en quête d’authenticité et de nature. à visiter sans pression et de manière fluide que ce soit en train, en voiture ou à pied. 

Mon souvenir de la Bosnie-Herzégovine c’est

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Le train Mostar-Sarajevo

Véritable étape en soi, le trajet en train de Mostar à Sarajevo offre des paysages succulents qui m’ont gardé le visage collé à la vitre pendant les 2h du trajet. 

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Mostar

Pas de doute, Mostar est une ville absolument magnifique et ça se sait. Chaque recoin est une traversée du temps dont on profiterait en boucle des jours durant. Ne loupez pas cette étape.

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RAS

Pas facile de trouver un point noir à ce pays qui vaille vraiment la peine d’être souligné : Un nourriture trop copieuse ? La foule permanente à Mostar ? L’impossibilité d’acheter ses billets de train en ligne ? Au final, cela ajoute au charme du lieu et rend ce pays rout’s d’autant plus agréable 😉

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