Souvent délaissée par les touristes au profit de Dilijan, la ville de Sevan a pourtant des arguments de poids !
Son immense lac situé à 1 900 mètres au-dessus du niveau de la mer est le plus grand du Caucase. Véritable mer intérieure, cette étendue d’eau brille magnifiquement au pied des montagnes et se couvre de teintes azur, particulièrement belles au coucher du soleil.
On peut y pratiquer tout type d’activité nautique et se profiter de ses berges où l’on déguste les poissons pêchés dans ses eaux.
Sevan constitue aussi un bon point de départ pour visiter le monastère de Sevanavank, qui domine le lac.
J’y ai passé une petite journée, d’abord hésitant à m’y arrêter. Finalement, le lac à lui seul justifie le détour, surtout sur la route vers le nord (Dilijan ou Alaverdi).
Si vous souhaitez planifier votre séjour sur place, voici quelques idées et conseils pour en profiter au maximum !
Suivez le guide !
Table des matières
La carte des points d'intérêts
Pour se repérer facilement à Sevan avec les incontournables.
Il serait trop long de lister les restaurants de poissons tant il y en a. La majorité se trouve sur le front de mer.
Le monastère de Hayravank n’est pas facile à trouver avec les GPS.
Visiter le monastère de Sevan
Temps indicatif : 1h
Situé juste au-dessus du lac, sur une colline à laquelle on accède par un escalier couvert de vendeurs de rue, se trouve le monastère de Sevanavank. Le site est constitué de deux petites églises construites au IXᵉ siècle, qui surplombent les eaux turquoise.
L’intérieur des églises, souvent bondé de touristes, n’a pas grand intérêt, mais comporte quelques jolis khatchkars.
À l’extérieur, en revanche, le site propose un beau panorama avec l’eau à ses pieds. Une marche de quelques minutes, un peu plus haut, permet d’embrasser presque la totalité du lac, qui s’étend des deux côtés du monastère.
En redescendant, ne manquez pas de voir les quelques ruines et tombes autour des églises. L’entrée du site est gratuite.
Découvrir le monastère de Hayravank
Temps indicatif : 30min
En arrivant vers Sevan depuis la M10, j’ai fait une curieuse surprise. C’est ici que se trouve le monastère de Hayravank, construit sur un piton rocheux au bord du lac Sevan. Construit entre le IXᵉ et le Xᵉ siècle, Hayravank ne se compose que d’une seule église, autour de laquelle sont disposées quelques tombes façonnées dans la roche.
Le site n’est pas très connu et est même assez difficile à trouver sur les GPS. La visite est courte mais agréable, particulièrement au coucher du soleil pour bénéficier d’une belle lumière rasante.
Si vous passez à proximité, n’hésitez pas à y faire une courte pause (le site est gratuit).
Où dormir, ou manger ?
La ville de Sevan est charmante mais assez peu développée pour les touristes. Il existe cependant quelques restaurants et de nombreuses solutions d’hébergement, souvent en B&B.
Pour aller et venir, de nombreux bus font chaque jour la jonction avec Erevan.
Où loger ?
Pour mon unique nuit à Sevan, j’ai posé mon sac à dos dans une Guest House non loin du centre-ville.
La chambre était peu chère et plutôt pas mal, bien qu’elle ne soit pas de première fraîcheur. Le proprio a été hyper réactif et m’a appelé 1 min après ma réservation, puis m’a fait faire un tour de la maison (c’est à l’étage, comme souvent).
Pratique et peu cher si vous êtes de passage.
Coût de la nuit : 4 000 AMD
Où manger ?
Pour dîner, vous trouverez dans le centre quelques cafés agréables. Parmi eux, le Barev Cafe & Restaurant propose une cuisine typique servie sur une jolie terrasse en îlots.
Addition : 4100 AMD
Mon avis sur Sevan
L’intérêt de Sevan, c’est son lac : immense, coloré, mystique… C’est indéniablement un point d’intérêt que l’on a envie de cocher sur sa liste, et la récompense est à la hauteur de l’effort.
Sevan est à tort une destination sur laquelle faire l’impasse, surtout si l’on se dirige vers Dilijan à bord d’une voiture. Le passage au monastère est vite fait et la beauté du lac est captivante.
Cette étape séduira ceux qui en veulent plus et souhaitent varier un peu en s’arrêtant au plus grand lac du Caucase. Une journée est largement suffisante.
Pour moi, cette région restera
L’immensité
Le lac de Sevan est si grand qu’il engloutit l’horizon dans ses eaux azur. La ville, bien que modeste, remplit son rôle et ouvre sur cet azur que l’on dévore du regard depuis le bord de la route.
Mon souvenir de la région c’est
La bonne surprise
D’abord rayée de ma liste, puis remise de manière opportuniste, Sevan m’a finalement bien plu. Certes, elle n’a pas grand-chose pour séduire a priori, mais sa simplicité au bord de l’eau donne envie de rester plus longtemps.
Le lac de Sevan
Cette énorme étendue d’eau a finalement su me cueillir d’entrée avec ses eaux turquoises. Il n’en fallait pas plus pour me séduire : ce bleu sans fin semble engloutir les montagnes. Pour moi, un spot à voir, c’est grandiose !
Les attrape-touristes
C’est vrai, je ne suis pas resté longtemps et je n’ai même pas mangé dans l’un des fameux restos de poisson. C’est justement le problème : il y en a tant et tous hors de prix qu’il est difficile de choisir le bon… Peut-être que je n’ai pas assez persévéré.