Si comme moi vous aimez la bonne chère, alors la région de Bologne est un endroit qui vous plaira à coup sûr !
La région d’Émilie-Romagne est en effet l’un des épicentres italiens les plus courus en matière culinaire. Presque tous les produits emblématiques viennent de là, à commencer par la magnifique mortadelle et les tagliatelles al ragù (ne dites pas bolognaise, oh malheur) ou encore le jambon et le parmesan du côté de Parme… bref un sacré cocktail que la Grasse, comme on la surnomme parfois, a su mettre en avant au moins autant que ses multiples arcades, son histoire médiévale et son atmosphère particulière, animée et étudiante, où jadis naquit la première université européenne.
C’est simple : Bologne et sa région recèlent des richesses particulièrement insoupçonnées qui m’ont énormément plu ! Mon seul regret ? Ne pas avoir eu plus de temps pour m’attarder dans ses alentours, malgré quelques jours passés à Ferrare et Parme — deux villes que je vous emmène également découvrir dans cet article.
Voici donc mon itinéraire complet pour 2, 3, 4 ou 5 jours en Émilie-Romagne : les grandes étapes, les incontournables de chaque ville, mais aussi tous les conseils pratiques pour savoir comment se déplacer, où dormir, quoi manger et combien prévoir. Bref, tout ce qu’il faut pour que vous puissiez vous régaler autant que moi, au propre comme au figuré !
Suivez le guide !
Table des matières
Les incontournables de l'Emilie-Romagne
Si vous êtes en route pour la région, voici les lieux phares à découvrir :
Bologne, son centre médiéval, ses arcades et sa gastronomie !
Avec ses tours jumelles qui côtoient les nuages, Bologne est une étape évidemment obligatoire ! La ville cumule les atouts entre histoire, gastronomie et sens de la fête sans pour autant être chargée en visites : son superbe réseau d’arcades et son centre médiéval offrent une balade toute trouvée le nez en l’air. Elle est donc idéale pour y consacrer 2 jours et profiter pleinement de son effervescence !
Parme, la reine des étapes gastronomiques
Parme est un condensé de charme mais aussi et surtout ce que vous trouverez de mieux pour profiter des spécialités culinaires d’Émilie-Romagne. J’ai personnellement adoré son calme et ses petites rues qui sentent bon la dolce vita. Son éblouissant baptistère vaut à lui seul de découvrir cette ville. Une seule journée sur place est parfaitement suffisante pour la découvrir.
Ferrare, la fresque historique au mythique château
N’y voyez pas de lien avec la mythique voiture au cheval qui cabre : Ferrare est avant tout un lieu atypique qui réécrit l’Histoire au rythme de ses rues entre architecture médiévale d’un côté et Renaissance de l’autre. Et au milieu : un château massif qui offre une vision bien différente de l’Italie qu’on connaît. Bref, une étape assez atypique pour laquelle une grosse journée sur place permettra d’en prendre la mesure !
Composer son itinéraire en Émilie-Romagne
en 2, 3, 4 ou 5 jours
Vous comptez vous rendre en Émilie-Romagne pour 2, 3, 4 ou 5 jours ?
Retrouvez ci-dessous comment j’ai organisé mon voyage et quels sont mes conseils pour créer votre programme de visite selon le temps disponible.
Mon itinéraire dans la région en 5 jours
Jour 1 : Arrivée à Bologne, visite du centre-ville autour de la Piazza Maggiore et des Due Torri
Jour 2 : Deuxième journée à Bologne – balade dans le quartier universitaire, rue Moline, retour vers le centre-ville
Jour 3 : Visite de Ferrare – château et balade au centre-ville médiéval et renaissance
Jour 4 : Visite de Parme – baptistère et duomo, déjeuner local, après-midi tranquille et retour vers Ferrare
Jour 5 : Dernière journée à Bologne – shopping, retour à Paris le soir
Mon Emilie-Romagne idéale en 2, 3, 4 ou 5 jours
Si ce voyage était à refaire, voici comment j’organiserais mon temps selon la durée de votre séjour.
En 2 jours, consacrez-vous entièrement à Bologne : Piazza Maggiore et le sanctuaire San Luca, puis la rue Moline et le quartier universitaire le lendemain pour avoir le temps de repasser là ou vous sentirez le mieux.
En 3 jours, ajoutez une journée d’excursion au départ de Bologne. Si vous voulez lever le pied, avez peu de temps ou que vous souhaitez profiter de bonnes tablées, Parme est une belle option. Ferrare sera en revanche parfaite si vous aimez davantage explorer et que vous avez la journée devant vous pour apprécier son atmosphère historique.
En 4 jours, combinez les deux : après Bologne, une journée complète à Ferrare (château, centre-ville et remparts) puis une demi-journée à Parme.
En 5 jours, le programme idéal : Bologne en deux jours, puis une demi-journée à Parme, une demi-journée à Modène, et enfin une journée complète à Ferrare pour terminer en beauté.
Mes conseils pour bien gérer son temps
- Parme et Modène sont situées juste à côté, il est donc totalement possible d’envisager de les enchaîner la même journée (après avoir déjeuné à Parme), d’autant que cette dernière ne prend pas beaucoup de temps à explorer.
- Ferrare est petite mais a l’avantage de se trouver à seulement 30-45 min de Bologne, ce qui donne une bonne raison d’y faire escale au moins à la journée. Cela dit, une fois les touristes partis, l’atmosphère paisible qui y règne vaut bien qu’on s’y attarde une nuit.
Les points d'intérêts en carte
Pour naviguer facilement dans la région et ne manquer aucun lieu qui vaut le détour, retrouvez tous les points d’intérêts sur ma carte interactive.
J’y ai mis les visites emblématiques de Bologne, Parme et Ferrare ainsi que mes adresses préférées où déguster la délicieuse cuisine d’Émilie-Romagne.
Je détaille chaque étape à la suite de l’article, incluant leur propre carte.
Que faire en Emilie-Romagne ?
Découvrir Bologne, la "Grassa et Dotta"
Bologne, c’est un peu le poumon de l’Émilie-Romagne qui rayonne particulièrement au niveau économique, universitaire et bien sûr gastronomique. D’ailleurs, je suis prêt à parier que vous avez forcément goûté à l’un de ses produits emblématiques sans même le savoir (sauf à être fâché avec le bonheur évidemment !).
Pourquoi aller à Bologne ?
Rare ville d’Italie qui reste peu touristique à ce jour (tant mieux), Bologne n’en reste pas moins une ville magnifique, facile à parcourir et généreuse en couleurs chaudes qui lui ont valu le surnom affectueux de « la Rossa ».
Ses ruelles médiévales et ses interminables arcades en font un terrain de promenade idéal, loin de l’agitation des grandes destinations italiennes. De plus, la ville est à taille humaine et s’apprécie aisément lors d’un week-end sans courir partout. On peut enfin en profiter autant en hiver (beaucoup de terrasses chauffées) qu’en été. En bref, une belle déconnexion en perspective, mais aussi plusieurs sites d’intérêt historique qui raviront les baroudeurs.
J’ai écrit un article complet si vous souhaitez en profiter pleinement. En attendant, voici les incontournables à ne pas manquer.
A ne pas râter à Bologne
La Piazza Maggiore : c’est le cœur battant de la ville, centre historique où se trouvent la belle fontaine de Neptune, la basilique San Petronio, le Palazzo Comunale, le Palazzo Podestà…. Une belle tranche de plaisir !
Les Due Torri : toutes deux forment le symbole de la ville et de son glorieux passé qui nous tord le cou encore aujourd’hui pour les admirer de toute leur hauteur vertigineuse.
Le quartier universitaire : autant un lieu d’effervescence que d’Histoire, l’université est le sel de Bologne qui fut la première ville européenne à l’accueillir – d’où son nom de Savante.
Que faire en Emilie-Romagne ?
S'émerveiller devant Ferrare, la ville des Este
Bien moins connue que sa voisine rougeoyante, Ferrare est un peu la belle oubliée de l’Émilie-Romagne. Personne n’y pense de prime abord — et pourtant quel charme ! Son château, son centre-ville mi-médiéval mi-Renaissance sont déjà bien plus de promesses que ce que son nom semble annoncer. Et je suis prêt à parier que vous n’avez jamais goûté à ses spécialités locales… ce qui est finalement une excellente raison de plus pour y faire escale !
Pourquoi aller à Ferrare ?
Surmontée de son superbe château aux allures de forteresse, Ferrare est une ville atypique comme on en voit finalement peu en Italie. Car la « ville des Este », du nom de la famille qui l’a façonnée, dégage une atmosphère particulière, à cheval entre deux époques. D’un côté, il y a le Moyen Âge avec comme emblème son imposant château et son lacis de ruelles biscornues. De l’autre, son visage Renaissance remarquablement préservé (ce qui lui a d’ailleurs valu les honneurs de l’UNESCO).
Bref, Ferrare se lit littéralement comme un livre d’Histoire, au rythme tranquille de la balade. Le vélo ou la marche sont d’ailleurs les deux meilleures façons d’en prendre le pouls, au fil des pavés et de faire connaissance avec quelques-unes de ses gourmandises uniques en leur genre.
J’en parle un peu plus dans mon article dédié sur la ville.
A ne pas manquer à Ferrare
Le Château d’Este : une forteresse pleine de charme qui permet d’apprécier toute l’Histoire de la ville. Promis, il n’y a pas que l’extérieur qui vaut le détour : certaines de ses salles valent aussi leur pesant d’or !
La balade dans le centre-ville médiéval et Renaissance : façades, églises, palais, remparts et ruelles sont autant de points d’intérêt qui méritent qu’on s’y attarde ! Tout y est charmant !
Que faire en Emilie-Romagne ?
Flâner à Parme, capitale de la gastronomie italienne
Ce qui est sympa avec Parme, c’est que la ville évoque toujours quelque chose avant même d’y mettre les pieds. Le jambon, le parmesan, l’opéra, les belles années football (oui, je ne suis plus tout jeune)… Bref, Parme, c’est un nom qui claque et qui en réalité claque aussi pas mal sur place, que ce soit pour votre palais ou vos yeux. Le genre d’endroit qui vous donne l’impression d’avoir bon goût, et ce n’est pas qu’une question de gastronomie.
Pourquoi aller à Parme ?
Bon, on ne va pas se mentir, on ne vient pas à Parme avec des envies de cultiver son summer body ! La capitale officieuse de la gastronomie italienne est de loin le meilleur endroit de la région pour s’attabler !
Mais au-delà de ça (oui, au bout d’un moment, il faut quand même sortir du resto), Parme est une ville élégante, prospère et fière de l’être. De plus, son centro storico rose et ocre possède un magnifique baptistère roman et sa cathédrale aux fresques du Corrège en font bien plus qu’un simple arrêt gourmand. Si vous aimez la musique, c’est aussi l’occasion d’une petite halte pour en profiter : elle est ici fameuse !
Je vous raconte tout dans mon article sur Parme.
A ne pas manquer à Parme
La BOUFFE, LA BOUFFE, LA BOUFFE : la gastronomie de Parme joue clairement dans une autre catégorie et on vient même de Bologne pour y déjeuner ou dîner. Pour être sûr d’en profiter, je vous conseille fortement de réserver.
Le baptistère roman : cet édifice en forme de polygone est l’un des plus vieux baptistères encore en activité et sa visite est de loin l’une des plus marquantes que j’ai faites dans la région. C’est un must do !
Arriver et se déplacer en Emilie-Romagne
Voici quelques infos à savoir et retour d’expérience pour choisir le mode de transport le plus adapté à votre périple.
Arriver en Emilie-Romagne
La région a la chance d’être assez bien desservie depuis la France grâce à l’aéroport de Bologne (BLQ), situé à quelques minutes du centre-ville.
On trouve de nombreux vols directs au départ de Paris (CDG/BVA), Marseille, Lyon, Toulouse ou Nice avec Ryanair, Volotea ou Transavia, pour des prix autour de 150 € en moyenne selon Algofly.
La région est aussi parfaitement connectée au réseau ferroviaire, ce qui est idéal pour circuler entre les villes ou faire la liaison depuis des hubs importants comme Milan et son aéroport (les prix sur Omio sont à 30 € de Milan-Malpensa à Bologne en moyenne).
Le train : meilleur moyen pour naviguer dans la région
Pour ma part, je suis arrivé en avion à Bologne avant de me déplacer en train entre les trois villes. C’est pour moi la solution la plus simple et la plus économique que je vous recommande.
Les liaisons sont très fréquentes et les trajets courts et super confort. Voici une idée des prix et temps de trajet :
- Bologne <> Ferrare : comptez 30 à 45 minutes de trajet et 7 € par billet.
- Bologne <> Parme : le trajet dure 1 h environ et vous coûtera 10 €.
- Ferrare <> Parme (avec correspondance à Bologne) : 15 à 20 € par billet et un temps total de 2 h à 2 h 15.
Pour acheter vos billets directement sur votre téléphone, je vous recommande l’application Omio. Elle est très utilisée ici et permet de recevoir directement les billets sans passer par un site tiers (ce qui n’est pas le cas de Trainline par exemple, donc autant éviter).
Sinon, des distributeurs automatiques sont disposés dans toutes les gares !
Mes conseils pour se loger dans la région
Bologne est pour moi le pied-à-terre idéal si vous souhaitez découvrir les villes alentours à la journée et n’avez pas peur de vous lever un peu de bonne heure pour bien profiter ! On y trouve de très nombreux choix d’hébergements (même en last minute). J’y ai pour ma part séjourné pendant 2 nuits dans l’appartement Attico di Via d’Azeglio, un appartement que je vous recommande chaudement pour ses magnifiques prestations (lit king size) et sa proximité avec la Piazza Maggiore. Budget pour 2 nuits : 170 €.
Beaucoup plus petite que Bologne, l’atmosphère de Ferrare est vraiment agréable dès la fin d’après-midi et le soir et mérite elle aussi une halte d’une nuit, surtout si vous cherchez la sérénité et l’ambiance détendue des petites villes italiennes.
Personnellement, j’y suis resté 2 nuits dans le beau bed & breakfast Il Bagattino, qui est à deux pas du château. La chambre était super, mais 2 nuits, c’est presque un peu trop long quand même.
Budget : 137 €.
Je n’ai en revanche pas eu l’occasion de séjourner à Parme où je ne suis resté qu’une petite journée. La ville est très calme et plutôt petite, donc aucun regret à ce niveau-là. Mieux vaut pour moi y rester que si vous comptez la visiter dans l’après-midi, dîner ou y voir un opéra.
Gastronomie et spécialités régionales
Une chose est sûre : un voyage en Émilie-Romagne est un voyage gourmand !
C’est dans cette région que l’on trouve le plus de spécialités AOP, bien mises à l’honneur dans les différents restaurants et trattorias que vous croiserez sur votre chemin.
La cuisine italienne étant une cuisine régionale, je vous conseille donc de viser en priorité ces plats-là pour garantir la meilleure expérience dans l’assiette. Voici quelques incontournables.
Spécialités salées
Les tagliatelle al ragù : plat phare de la ville de Bologne en particulier, les tagliatelle al ragù sont archi réconfortantes grâce à la fameuse sauce à la viande qui est mijotée pendant des heures. Un conseil, attendez d’être de nouveau en France pour appeler ça des bolognaises, ici ils n’aiment pas trop.
La mortadelle : encore un emblème de Bologne, au point que les Italiens surnomment affectueusement les Bolonais « les mangeurs de mortadelle ». Si comme moi vous êtes un fan de l’apéro, vous allez être servis !
Le jambon de Parme (Prosciutto di Parma) : affiné minimum 12 mois dans les collines autour de Parme, il est d’une finesse et d’un fondant qui est clairement un cran au-dessus. À déguster tel quel, sans chichi mais de préférence à Parme où il sera TOUJOURS meilleur.
Le Parmigiano Reggiano : le roi des fromages italiens est produit exclusivement dans la région. En copeaux sur des pâtes, en morceaux avec un verre de Lambrusco ou glissé dans un risotto, il est partout et c’est tant mieux.
Les tortellini : ces petits anneaux de pâtes farcis à la main sont une autre spécialité incontournable de Bologne (on les trouve même en magnet). J’ai particulièrement aimé ceux servis in brodo, c’est-à-dire dans un bouillon de volaille. C’est fleuri, c’est réconfortant, j’aime.
Le pasticcio di maccheroni : cette tourte de macaroni qui fait la fierté de Ferrare est un nouvel exemple du visage atypique de cette ville aux saveurs sucrées et salées. Bref, une recette mi-plat, mi-dessert tout à fait inclassable que je vous invite à goûter.
Les spécialités sucrées
Même si j’étais trop accaparé par le jambon et la mortadelle pour prendre un dessert, voici également quelques spécialités sucrées à tester si vous voyagez en Émilie-Romagne (et qu’il vous reste de la place).
- La torta di riso : ce gâteau de riz parfumé au citron et à l’amaretto est LA pâtisserie bolonaise par excellence. Une belle façon de finir un repas sans tomber dans l’excès… ce qui est rare dans cette région.
- La zuppa inglese : malgré son nom anglais, ce dessert est bien italien et fièrement émilien ! Il est confectionné avec des biscuits imbibés d’alchermes (une liqueur rouge et épicée) et de la crème pâtissière.
Les boissons locales
Hormis le fameux spritz, souvent mis à l’honneur à l’heure de l’aperitivo et qui n’est pas franchement local, vous trouverez quand même deux boissons emblématiques à déguster (avec modération).
- Le Lambrusco : Le lambrusco est un vin rouge pétillant et fruité typique de la région qui est souvent mal connu en France. Heureusement ici il est succulent et se décline en de nombreuses versions : sec, vif, légèrement tannique qui accompagnent à merveille la planche apéro !
- L’Albana : Si vous aimez le vin blanc, c’est l’Albana qu’il faut goûter en priorité. Ce petit secret viticole de l’Émilie-Romagne aux notes de miel et de fleurs blanches a été le premier vin blanc italien à décrocher le prestigieux label DOCG.
Quel budget pour visiter la région ?
Concernant l’épineuse question du budget à prévoir, elle tient évidemment compte du nombre de jours passés sur place et de vos activités (sorties, restaurants, visites) et enfin du niveau de confort recherché.
Pour 5 jours et 4 nuits sur place, le coût du voyage s’est élevé à moins de 1000 € pour 2 personnes en se faisant vraiment plaisir et en mangeant au restaurant à quasiment à tous les repas. Voici le détail :
- Hébergement (4 nuits) = 310 €
- Transports (Trains + transport aéroport) = 120 €
- Restaurants (x7) = 320 €
- Boissons, cafés, apéro divers = 80 €
- Visites = 60 €
- Shopping = 50 €
Le baroudomètre de l'Emilie-Romagne
Pour barouder et me faire plaisir en voyage j’aime particulièrement aller dans une destination :
Intense, avec beaucoup d’activités et de visites possibles
Flexible, pour pouvoir en profiter en toute autonomie et sans prévoir
Accessible pour en profiter facilement et sans débourser des sommes folles
Voici ce que j’ai pensé de l’Emilie-Romagne :
Intensité
Les lieux d’intérêt de la région proposent des ambiances urbaines assez variées entre petite et grande ville avec un volume de visites plutôt modéré au bout du compte. Sauf à s’attarder véritablement dans les nombreux musées, on en profite surtout le nez en l’air et lors des nombreuses balades.
Flexibilité
Très développée, cette partie de l’Italie est particulièrement solide concernant les infrastructures en place, qu’il s’agisse de solutions d’hébergement — même à l’improviste — ou de moyens de transport pris en dernière minute. Les seules réservations conseillées sont les restaurants voire les bars qui sont souvent petits (attention si vous êtes nombreux) mais heureusement fort nombreux !
Accessibilité
La région est fidèle au reste du pays concernant le niveau des prix. En revanche, elle a cet avantage d’être très bien organisée d’un point de vue ferroviaire, ce qui rend la navigation entre Parme, Ferrare et Bologne hyper facile et très bon marché !
L'Emilie-Romagne pour moi restera
L’Italie efficace et vivante, dépaysante sans vouloir l’être.
Soyons honnêtes, on ne se réveille pas un matin en mourant d’envie de découvrir cette partie de l’Italie. Pourtant, cette région plus industrielle et moins glamour que les éternelles Toscane, Sicile et autres a un côté plus réaliste qui m’a profondément plu. Vivante, efficace et sûre d’elle et de ses atouts culturels et gastronomiques, l’Émilie-Romagne a ce don de nous faire oublier qu’on est touriste mais partie prenante de cette effervescence qui flotte dans l’air. Oubliez l’Italie de carte postale que l’on regarde à travers les vitres d’un aquarium : celle-ci n’est pas forcément la plus instagrammable avec des monuments clinquants mais elle a un sacré caractère qui vous donnera sans doute envie d’y revenir !
Bref, la région d’Émilie-Romagne propose une atmosphère bien vivante où le touriste n’est qu’un habitant parmi les autres. Elle est donc parfaite à découvrir pour les voyageurs en quête d’une respiration urbaine et sans prise de tête pour s’attabler et s’attarder.
Mon souvenir de l’Emilie-Romagne c’est
Circuler dans la région
Cela mérite d’être souligné : l’Émilie-Romagne est un véritable paradis des transports où tout fonctionne à merveille. Le réseau ferroviaire est particulièrement efficace, confortable et peu cher, ce qui est un vrai plus pour circuler. Même pour arriver à l’aéroport, le monorail est d’une praticité déconcertante.
La gastronomie régionale
Pas de doute, l’Émilie-Romagne arrive loin devant concernant les spécialités locales que l’on dévore à pleines dents du début jusqu’à la fin du séjour. Laissez tomber les craintes de l’attrape-touriste, ici la bouffe c’est du sérieux et il n’y a pas de tricheurs. Mention spéciale pour Parme qui surnage dans ce game-là.
Urbanisation, urbanisation
Si vous aimez la nature, la région risque de bien vous décevoir car non seulement elle ne brille pas tellement pour ça mais en plus les villes qui la composent sont également plutôt avares en parcs et jardins. Je n’ai pas le souvenir d’avoir croisé beaucoup de verdure hormis un carré de pelouse à Parme.