Petit pays perché au cœur du Caucase, l’Arménie est un lieu que les gens peu curieux ne semblent pas connaître. Difficile pourtant de ne voir dans ce pays que le sourire de Charles Aznavour ou son terrible génocide, même si c’est bien souvent le cas de prime abord — et le mien également avant de venir.
Car l’Arménie, c’est beaucoup plus que cela ! C’est un territoire millénaire, qui dévoile des paysages bluffants et des monastères séculaires perchés sur ses hauts plateaux. C’est aussi une cuisine délicieuse, chargée d’histoire (spoiler : vaut mieux aimer la coriandre), et une hospitalité qu’on a plaisir à savourer à chaque rencontre, peu importe la langue parlée.
Cet été, j’ai eu l’occasion de découvrir ses routes sinueuses lors d’un road trip de 12 jours, et c’est un endroit qui m’a marqué par la beauté de ses paysages montagneux, sa culture discrète et sa chaleureuse simplicité.
Table des matières
Mon itinéraire
Mon itinéraire pour ce voyage se déroule en 11 jours complets sur place, dont 8 passés en road trip sur ses routes sinueuses (1200km en 8 jours de voyage). Compte tenu du temps réduit que j’avais dans cette destination, la voiture m’a permis énormément de flexibilité pour me rendre dans les différents points d’intérêts et d’éviter les temps de latence. Néanmoins aucune des visites n’est impossible sans véhicule, il faudra simplement prévoir plus de temps !
Itinéraire détaillé jour par jour :
Jour 1 : Arrivée tardive à Yerevan
Jour 2 : Récupération de la voiture à 12h // Route vers Areni/Yeghenazdor (2h) => Visite monastère de Khor Virap (1h) + Grotte Areni-1 (15min) + Grotte Magellan (30min) + Coucher de soleil au Monastère de Novarank (1h) // Nuit a Yeghenazdor
Jour 3 : Randonnée Monastère Tsaghtshar + Forteresse Smbataberd (4h) // Route vers Goris (2h30) // Nuit à Goris
Jour 4 : Monastère Tatev par téléphérique (2h en tout) // Ville souterraine (old) Khndzoresk (2h) + Goris Old city souterraine (30min) // Nuit à Goris
Jour 5 : Route vers Sevan (4h) => Arrêt visite Cascade Jermuk (45min) // Monastère Hayravank à Sevan (45min) // Nuit à Sevan
Jour 6 : Monastère Sevanavank (45min) + Route vers Dilijan (1h) // Monastère Gochavank (45min) + Monastère Hagharstin (45min) + Lac Parz (2h avec balade+chill) // Nuit à Dilijan
Jour 7 : Balade Dilijan – Drunken Forest (2h30 AR) // Route vers Alaverdi (2h) => Monastère de Kobayr (1h30) + Eglise Odzun (30min) + Sunset au Monastère Sanahin (1h) // Nuit à Alaverdi/Sanahin
Jour 8 : Monastère Sanahin (rebelotte) (30min) + Monastère Haghpat (1h) // Balade forteresse Kayan Berd (1h30 AR) + Monastère Akhtala (1h) + Route vers Vanazdor (1h30) // Nuit a Vanazdor
Jour 9 : Route vers Etchmiadzine (2h) => Monastère de Sagmosavank (30min) + Etcmiazdine (2h) // Route vers Garni (1h30) => Monastère de Gueguard (1h30) + Sunset au Temple de Garni (1h) // Nuit à Garni
Jour 10 : Symphonie des pierres Garni (1h) + Route Yerevan pour rendre la voiture (45min) // balade hypercentre (2h) // Nuit à Yerevan
Jour 11 : Mémorial Génocide (1h30) + Mosquée Bleue (1h) // Balade Marché Vernissage // Nuit Yerevan
Jour 12 : Visite Musée d’Histoire (1h30) // Balade dans l’hypercentre // Retour avion en soirée
Ma route en résumé
8 grandes étapes : Erevan > Areni > Goris/Tatev > Sevan > Dilijan > Alaverdi > Garni > Erevan et alentours
Fidèle à mon habitude j’ai gardé la visite de la capitale pour la fin avec 2 jours et demi à Yerevan. La ville n’est pas grande et se fait assez facilement en moins de 3 jours sans se presser.
La voiture m’a permis de destructurer les étapes et en rajouter certaines (Jermuk, Etmiadzine etc) tout en gardant un format compact
A noter que j’ai composé l’intégralité de mon itinéraire au fil de l’eau, aidé du très bon blog de Sarah, google et ce bon vieux Lonely planet (pas super par contre)
La carte
Retrouvez mon itinéraire complet sur cette carte de l’Arménie avec :
– Les grandes étapes traversées
– Les différents points d’intérêts
– Les infos pratiques (restaurants, hôtels)
N’hésitez pas à utiliser les calques pour plus de clarté !
Les grandes étapes
Retrouvez les grandes étapes de mon itinéraire
Areni et Yeghenadzor
2 à 3 jours pour découvrir le Sud Arménien où se trouve l’essentiel de la production du vin local. Areni c’est l‘occasion d’aller visiter les petits producteurs, explorer des grottes naturelles dans ses falaises poreuses (celle d’Areni-1 ou la récemment ouverte Magellan) avant de finir la journée en voyant le monastère de Novarank s’enflammer au coucher du soleil. Vers la coquête Yeghegnadzor, la vallée de l’Eghis tend les bras aux sportifs en quête de sommets. Une bonne raison de randonner à la recherche du monastères de Tsaghtshar et Tanahat avant de toiser la vallée depuis la forteresse de Smbataberd
Goris et Tatev
2 jours pour apprécier l’extrême orient arménien avec ses hauts plateaux vertigineux et ses cités troglodytes qui donnent envie de chausser le chapeau d’Indiana Jones ! L’occasion aussi de passer un peu de temps à Goris le long de ses jolies maisons en pierre, flaner dans son centre agréable et voir….la tour eiffel ! (oui oui). Et enfin le clou du spectacle : visiter le monastère perché de Tatev en empruntant le plus long téléphérique suspendu du monde !
Sevan
1 jour pour profiter de l’un des plus grand lac de montagne au monde à moins de 1h30 de Yerevan et 30min de Dilijan. L’occasion d’aller tremper les doigts de pieds entre deux restaurants au bord de lac ou profiter de ses activités nautiques. Les fans de cultures y retrouveront bien sur quelques monastères, celui de Sevanavank évidemment ou le moins connu Hayravank qui offre tout comme le premier un panorama exceptionnel sur des eaux turquoises qui semblent ne jamais finir ! Certainement la destination la plus sous cotée du pays !
Dilijan
2 jours pour profiter d’un écrin de nature verdoyante dans la Suisse Arménienne où les chalets en bois rappellent les douceurs des Alpes (françaises ou suisses c’est selon). Outre les monastères de Gochavank et Hagaharstin perdus dans les sommets alentours, Dilijan demeure un camp de base idéal pour les randonneurs de tous poils qui souhaitent s’emplir les poumons de son air pur sur ses chemins et forêts, ou simplement faire une pause détente sur le familial Lac Parz.
Alaverdi
2 jours pour découvrir les incroyables gorges creusée par la rivière Debed. Sur ses sommets, encore flanqués de friches industrielles à l’abandon se trouve parmi les plus beaux edifices religieux du pays : le monastère de Sanahin et d’Hagphat tous deux classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Moins touristiques mais coup de coeur les monastères d’Akhtala aux splendides peintures murales et celui de Kobayr, haut perché, valent également le détour !
Garni
1 à 2 jours pour visiter le très beau monastère de Gueghard situé a moins de 40km de la capitale arménienne dont l’intérieur sculpté dans la roche attire de nombreux touristes (on comprend pourquoi). Sans oublier de faire un saut dans la lointaine Rome en visitant le temple de Garni ouvert de jour comme de nuit. A ses pieds, la symphonie des pierres offre un spectacle géologique extraordinaire à ne pas manquer.
Yerevan
2,5 jours dans la capitale Arménienne et ses pierres roses qui impriment sur la ville un parfum de dolce vita. Qu’on le veuille ou non, Yerevan est un passage obligatoire qui tranche particulièrement avec le reste du pays. Difficile de se lasser des balades dans l’hypercentre, aéré et vert où fleurissent les terrasses de café très parisiennes. On profite de son séjour pour découvrir l’excellent Musée du Génocide, gravir l’immense monument « Cascade » et flaner dans les étales du marché aux puces de Vernissage, énième clin d’oeil à l’amitié franco-arménienne. Le soir, la ville découvre encore un nouveau visage, animé et familial. On profite de ses restaurants et bars animés et des lumières chattoyantes dont se couvrent les places et les fontaines pour notre plus grand bonheur.
Arriver en Arménie
Il existe quelques vols directs depuis Paris autour des 300 euros en période normale.
En revanche si vous partez d’autre part en France il faudra faire une escale. J’ai pour ma part fait une escale en Italie avec mon vol au départ de Lyon payé 270 euros AR sans bagage enregistré pour le mois d’Aout (Pas trop mal pour un vol de 4h30-5h).
Pour le choix des compagnies c’est pas le Perou car j’ai du prendre WizzAir, qui n’est ni ponctuelle ni avantageuse sur les tarifs des bagages (même le bagage cabine est monnayé à prix d’or)
L’Arménie n’est évidemment pas dans l’UE mais pour les français un passeport en règle permet l’entrée et sortie gratuitement pendant 30 jours.
Pour communiquer pas de roaming mais l’achat d’une SIM est hyper simple et peu couteux : Les boutiques de l’aéroports sont ouvertes H24 et les forfaits data illimités pendant 30 jours coutent moins 15 euros
Un investissement rentable pour rejoindre ensuite la ville à l’aide d’un Yandex (appli VTC locale) et ne pas se faire arnaquer par les faux taxis !! Vous pourrez ainsi rejoindre le centre pour seulement 5 euros (environ 2000-2500 AMD, 45min de course)
Monnaie et langue
La monnaie locale est la Dram (arménienne)
1 euro = 420 Dram lors de mon voyage (que j’arrondissais à 500 pour calculer facilement)
Concrètement on est plutôt à l’aise niveau pouvoir d’achat lorsqu’on est français. Dans la capitale la carte est presque acceptée partout mais c’est loin d’être le cas dans le reste du pays, prévoyez toujours du liquide (si possible en petite coupure). Heureusement on trouve des distributeurs assez facilement.
Attention à ne pas confondre les billets. Ceux de 1000 AMD (=2,5 euros) existent en vert et en violet ne soyez pas surpris !
Coté langue j’espère que vous êtes à l’aise avec vos mains : l’anglais est loin d’être parlé partout ! Il faut souvent composer comme on peut. Les plus vieux parleront peut etre français (car c’était une langue apprise à l’école) et les très jeunes l’anglais. Pour le reste de la population la valeur sûre c’est bien sur le russe que tout arménien parle forcément (URSS oblige). Pensez à télécharger google traduction avant de partir 😉
L’arménien est une langue unique au pays qui bénéficie de son propre alphabet, bonne chance pour le lire !
Se déplacer en Arménie
Pour voyager en Arménie il faut prendre connaissance de quelques éléments comme l’état de la route, le traffic mais aussi le budget de votre voyage et les endroits que vous souhaitez voir.
La voiture : Le choix pratique si on veut bénéficier du maximum de liberté et de flexibilité au niveau des visites. Si vous aimez le road trip et la montagne vous êtes au bon endroit d’autant que certains endroits (monastères isolés) restent malgré tout mal desservis autrement ! Pensez toutefois que la route est parfois…surprenante ! J’en parle juste en dessous
Les transports en commun : Beaucoup de bus pour aller un peu partout pour pas cher et relier les villes les unes aux autres : ce sont les fameux marchroutki. Attention néanmoins a bien anticiper si votre planning est serré ou que vous souhaitez absolument aller dans certains endroits plus reculés. Il faudra probablement utiliser un taxi pour certains trajets.
Les taxis : On ne les remarque pas forcément beaucoup sur la route mais ils savent assurement se placer aux endroits stratégiques . J’en ai vus à tous les endroits touristiques que ce soit à la sortie d’un monastère ou tout simplement au début d’un chemin de randonnée ! C’est rassurant !
Le stop : C’est une pratique très répandue en Arménie qu’on soit touriste ou local. J’ai moi-même eux l’occasion de prendre plusieurs auto stoppeurs a différents endroits (Dilijan, Jermuk…). Comme nombreux pays de l’ancien bloc soviétiques où la voiture est relativement nouvelle c’est plutot ancré dans les moeurs et sans risque. Pratique si on ne trouve vraiment pas de taxi ou qu’on ne veut pas attendre : les arméniens s’arrêtent facilement !
Conduire en Arménie
Pour ce voyage j’ai fait le choix de louer une voiture pendant 8 jours avec Discovercars
L’avantage c’est que j’ai pu ainsi en profiter à fond pour visiter des monastères isolés.
Je ne regrette absolument pas ce choix car cela m’a permis beaucoup de flexibilité pour visiter des monastères isolés, accéder à des chemins de randonnées ou faire des détours pour aller immortaliser un coucher de soleil.
Les points d’intérêts se trouvent souvent à plusieurs kilomètres des villes. Les visites sont souvent courtes (1 à 2h pour un monastère).
Enfin tous les points d’intérêts majeurs ne sont pas reliés en transports en commun et nécéssite un taxi (Athkala, Khndzoresk, Tatev etc.)
C’est donc pour moi un choix à privilégier si votre budget le permet. Néanmoins, voila quelques éléments à avoir en tête pour prendre votre décision concernant l’état des routes ou le traffic.
Loueur local ou grande marque ?
En général j’aime bien prendre des loueurs locaux mais j’ai finalement opté pour une location Hertz trouvé sur le comparateur DiscoverCars. J’ai payé un excellent prix (200 euros pour 8 jours) et tout s’est passé comme sur des roulettes (200 euros, 8 jours).
En bonus ils sont présent sur pratiquement le monde entier et sont partenaires du blog (disclaimer : le lien n’offre pas de discount pour vous, juste une commission pour le développement de frenchbaroudeur.com)
Ce qu'il faut retenir :
– Les routes ne sont pas toujours impeccables. On roule parfois sur la terre à cause de travaux et on peut aussi tomber sur des tronçons où la route n’est pas très plane (ça bouge dans le cockpit). Avec un peu de prudence cela ne pose aucun problème même si on a pas de 4×4.
– Le traffic est globalement fluide et à part à Yerevan il y a peu d’embouteillages. Les arméniens respectent plutôt bien le code de la route (nombreux radars de vitesse) même si cela arrive souvent d’être doublé « au milieu » car les routes larges le permette.
– Gardez en tête que la majorité des routes sont des routes de montagne. Si vous n’êtes pas à l’aise dans les lacets ce n’est donc peut être pas pour vous…
– Les voitures de location sont en grande majorité automatiques ce qui est pratique pour les reprises en montagne.
En résumé, la route est bien moins terrible qu’on vous fait souvent croire, surtout si vous avez déjà eu une expérience dans un pays ou c’est un peu sportif (Liban, Albanie…).
De plus c’est un choix assez économique. Voici mon budget total pour la voiture : 200 euros de location (Hertz) + 130 euros d’essence au total (pour 1250 km parcourus) + 7 euros de lavage (compris dans la location, pas besoin de le faire soi-même). Le permis français m’a suffit pour la location mais si vous avez l’international cela est encore mieux !
Enfin il existe une bonne appli GPS local : YandexNavi qui est assez précis et indique la majorité des radars. En plus elle identifie aussi les tronçons ou il n’y a pas de goudron donc on se s’aventure pas eu hasard.
La sécurité en Arménie
Je n’ai jamais eu à craindre pour ma sécurité dans ce pays qui est assez touriste friendly.
Que ce soit dans les magasins ou avec des taxis on est même rarement pris a parti sans l’avoir demandé au préalable (exclusion faite des taxis a l’aéroport comme partout dans le monde). En fait les arméniens sont assez timides et vous laissent vivre tranquillement sans même (trop) vous dévisager.
Si vous marchez de nuit pensez a garder un flash car les rues sont peu ou mal éclairées ce qui peut paraitre un peu déroutant au début mais ne pose aucun problème. D’ailleurs elles sont souvent « animées » car les supermarchés veillent jusqu’a tard (minuit ou plus parfois).
Niveau vol c’est aussi très safe : il n’est pas rare de voir des voitures garées les fenêtres grandes ouvertes ou des gens sortir fumer devant le bar en laissant toute leur vie sur la table.
Notez qu’il y a quelques chiens errants mais ils sont globalement adorables (et identifiés). Prenez garde a vos assiettes ils aiment tater le terrain sur les terrasses de resto 😉
L’Arménie est actuellement en conflit avec l’Azerbaijan mais je n’ai rencontré aucune situation dangereuse. On croise de nombreux militaires et caserne un peu partout mais ce n’est pas du tout oppressant ou intimidant, ils s’en foutent des touristes. Naturellement je vous déconseille d’aller vous frotter aux zones conflictuelles (logique 😉
Se loger en Arménie
L’Arménie n’est pas un pays très touristique ce qui rend l’offre d’hébergement assez modérée. Il y a assez peu d’hotels ou auberges classiques, surtout quand on s’éloigne un peu des endroits très touristiques.
En revanche l’Arménie compte un grand nombre de B&B ou guest house où l’on est logé directement chez l’habitant. En général dans une dépendance a la maison ou à l’étage.
J’ai eu l’occasion d’en faire plusieurs (en fait quasiment à chaque fois).
Le + : Elles sont souvent confortables et qualitatives pour un prix modéré (15 à 20 euros la chambre privée). En bonus on vous donne quasiment systématiquement une serviette et du shampoing, le luxe. Le breakfast est souvent copieux et très bon mais en option (demandez le les arméniens sont timides !)
Le – : La liberté de mouvement si vous souhaitez rentrer très tard ou partir très tôt par exemple, même si en général la porte n’est jamais fermée et on a vite fait de s’arranger.
Regardez bien les différentes options avant de faire votre choix par rapport à ce que vous chercher (sdb privée, cuisine accessible, petit déjeuner) : on y trouve de tout.
Manger en Arménie
Nourriture
Lors de mon séjour j’ai eu l’ocacsion de gouter à plusieurs plats Arméniens et originaire du Caucase et c’est une cuisine que j’ai particulièrement aimée pour son coté frais, varié et fleuri.
Voici quelques plats que j’ai aimé et recommande :
– La soupe Spas (soupe crèmeuse à la coriandre et au blé)
– Le Chakhokbili (cassolette de viande mijotée au petits légumes et coriandre)
– Le Ojakhuri (cassolette de viande grillée, patates et coriandre)
– Le poulet tabaka (poule coupée en deux, à l’ail et persil)
– le Khatchapouri (Chausson en forme de gondole garni de fromage avec un oeuf)
– Le Lahmajoun (pizza fine à la viande hachée – a manger avec les doigts !)
– Le soudjouk ou « Tchourtchkhela » (chapelet de noix trempé dans du jus de fruit épaissi)
– Les Kinkali (Gros ravioli à la viande)
– Les tolmas (Feuilles de vignes)
– Le Moutabal (Caviar d’aubergine fumée et paprika)
…
Il en existe évidemment beaucoup d’autres ! Beaucoup de ces plats sont partagés par d’autres pays de la zone (Georgie, Turquie, Russie voire Liban) ce qui donne une grande diversité de saveurs !
Bref, si vous ne venez pas pour les paysages vous aurez au moins de quoi vous régaler !
Niveau budget, la majorité des plats coutent entre 3 et 7 euros surtout en dehors de la capitale. On peut donc faire de (très) bons repas à moins de 20 euros : tout dépend des ingrédients (viande ou poissons font grimper les prix). Le pain est à prendre à part et coûte quelques centimes la panière (200-300 AMD)
Boissons
Le vin : Les arméniens m’ont paru petits buveurs mais ils sont néanmoins des grands producteurs de vin (dans la région d’Areni notamment). Pour en avoir gouté plusieurs fois le vin est effectivement très bon qu’on le préfère rouge ou blanc. Les prix sont très raisonnables.
Le café local c’est bien sur le café arménien (que nous appelons nous le café turc). Il est servi avec le mar de café et plus ou moins sucré (encore une fois bien préciser les arméniens sont timides !). Si vous voulez du café comme en France il faudra justement demander un café « parisien »
Fun Facts
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- Sur le bord de la route les stocks des vendeurs ambulants varient selon les régions que l’on traverse. A chacun sa spécialité : carottes (Dilijan), miel (Goris), abricots (Areni), framboise (Alaverdi). Ce n’est bien sur pas exclusif !
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- L’église Arménienne est unique au monde : il s’agit de l’Eglise Apostolique Armenienne, avec son propre chef, le Patriarche Suprême (catholicos) qui réside à Etchmiazdine.
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- Saint-Grégoire l’Illuminateur est l’un des saints les plus importants considéré comme l’un de ses apôtres. L’église autonome arménienne porte en son honneur toujours le qualificatif de gregorienne.
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- On raconte que Grégoire aurait été enfermé plus de 12 ans dans une fosse par le roi païen Tiridate III pour le punir. Au monastère de Khor Virap, on peut descendre dans la fosse ou le saint a été enfermé avec une échelle. Après la libération de Grégoire, la cruauté du roi Tiridate l’aurait changé en sanglier !
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- Traditionnellement les arméniens sortent face à l’autel dans les églises arméniennes et les femmes arméniennes se couvrent la tête. Il est enfin de coutume de prier en allumant des bougies de prière.
- La tradition arménienne associe les tapis à l’Eglise. Tout comme les mosquées de nos jours, des tapis servaient a couvrir le sol des églises arméniennes
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- La proximité franco-arménienne est très présente dans tout le pays : Il existe beaucoup de cafés « à la française », quelques emblèmes (ex : tour eiffel à Goris), t-shirt en français ou même nom d’enseignes (ex : le marché aux puces Vernissage) sont souvent présents.
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- Les panneaux explicatifs sont souvent écrits en français mais aussi russe (bien sur), anglais et italien. En revanche vous ne trouverez quasiment jamais d’écriteaux en espagnol.
Le baroudomètre de l'Arménie
Pour barouder et me faire plaisir en voyage j’aime particulièrement aller dans une destination :
Intense, avec beaucoup d’activités et de visites possibles
Flexible, pour pouvoir en profiter en toute autonomie et sans prévoir
Accessible pour en profiter facilement et sans débourser des sommes folles
Voici ce que j’ai pensé de l’Arménie
Intensité
Au delà des monastères l’Arménie permet d’accomplir plusieurs activités variées : visite de grottes, randonnées, forteresses., cascades et bien sûr des monastères. Sur cette durée on ne s’ennuie pas mais cela reste avant tout très nature.
Flexibilité
Une vraie destination de routard malgré tout un peu inégale sur l’offre d’hébergement : attention en sortant des sentiers battus. Les arméniens ont l’hospitalité facile, pratique pour arriver à l’improviste.
Mesurez bien les distances, des sauts de puces peuvent parfois prendre plus de temps que prévu…
Accessibilité
Contrairement a ce que j’avais lu il est plutôt facile de circuler même si la route est parfois surprenante (gondolée, caillouteuse.). Heureusement des bonnes application comme YandexNavi sont de bonnes aides pour l’appréhender.
Niveau pouvoir d’achat c’est un régal d’autant que la pluparts des activités sont gratuites
L'Arménie pour moi restera
Une beauté montagneuse qui réjouira les randonneurs de tous poils et les afficionados de panorama à toute heure de la journée. C’est aussi une cuisine qui séduira les gourmets qui apprécient les plats frais et fleuris qui rappellent le Moyen Orient.
L’Arménie reste aussi pour moi un souvenir d’hospitalité et la preuve que la communication ne passe pas que par la langue. C’est un geste à l’entrée d’un magasin, un sourire dans la rue, des fruits offerts dans un parking…Rencontrer l’Arménie c’est comme revoir un ami lointain.
Cette destination séduira les routards curieux en recherche de nature et sensibles à son histoire spirituelle.
Il est parfaitement adapté pour road trip seul ou accompagné
Mon souvenir de l’Arménie c’est
Erevan, la capitale
Complètement différente du reste du pays, la capitale m’a étonné par son parfum de dolce vita, ses cafés, son animation nocturne qui donnent plaisir à arpenter ses rues aérées, propres et vertes. Erevan est une respiration bien méritée après avoir battue la campagne.
Sa nature changeante
Cayons, steppes et forêts dans un mouchoir de poche. L’Arménie est une toile de nature avec toute une palette d’inspirations et de couleurs. On en oublie la route, tant le paysage vaut à lui seul la balade. Cet écrin montagneux et changeant est époustouflant et mérite d’être exploré !
La vie nocturne
Hormis à Everan, la vie nocturne arménienne est plutôt décevante. Trouver un bar n’est pas simple et que dire d’une discothèque….Les arméniens leur préfèrent les cafés et les salles de jeux vidéos. Qu’à cela ne tienne.